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Communiqué de presse : Vers une « génération vélo » ? La FUB se réjouit de la tenue d’une promesse électorale.

Le comité interministériel sécurité routière réuni le 9 Janvier 2018 prévoit un apprentissage systématique du vélo à l’école primaire. C’est une satisfaction pour la FUB, qui avait obtenu cet engagement de la part du candidat Emmanuel Macron, de même que de 92% des candidats aux législatives ¹.

Donner toute sa place au vélo, dès l’école primaire

Le gouvernement entend « généraliser le « savoir rouler », (…) afin que les jeunes puissent acquérir une réelle autonomie à vélo pour l’entrée au collège. »²

Les collégiens sont la population la plus touchée par les ravages de la sédentarité, aujourd’hui largement sous-estimés. Leur donner le goût et leur faire découvrir la pratique du vélo dès l’école primaire est le moyen le plus efficace pour qu’émerge une « génération vélo », qui utilisera la bicyclette naturellement durant toute sa vie pour ses déplacements quotidiens. Par ailleurs, cette mesure vertueuse incitera les parents à se questionner sur leurs propres déplacements.

Olivier Schneider, président de la FUB : « C’est une bonne surprise. Cette annonce de la mise en oeuvre d’une mesure phare que nous demandions depuis des années intervient avant même le lancement officiel du plan vélo par la ministre des Transports prévu pour février. » Former au vélo une génération entière : le défi est de taille, mais essentiel : le coût de la sédentarité – en constante augmentation – est en passe de dépasser celui du tabagisme.

Des moyens pour développer la pratique du vélo : la FUB prête à participer

Gare aux solutions de facilité : il ne faudra pas se contenter de théorie ou de parcours dans la cour d’école. L’« autonomie à vélo » s’acquiert grâce à une formation qui donne les moyens aux nouveaux cyclistes de se déplacer seuls et en circulation. A terme, elle se traduit par l’usage effectif du vélo lors des déplacements quotidiens et en particulier vers le collège. Pour ce faire, il faut que l’apprentissage soit complet et de qualité, que les parents soient assurés de la capacité de leurs enfants à se rendre au collège à vélo, et que ces collégiens bénéficient d’infrastructures cyclables de qualité, y compris pour le stationnement des vélos.

La FUB encourage donc le gouvernement à allouer des moyens à la hauteur de l’enjeu ; elle propose son expertise et celle de ses associations locales pour accompagner l’élaboration des contenus pédagogiques. Avec un réseau d’une centaine de vélo-écoles en 2018 (70 en 2016), la FUB est devenue l’acteur majeur de l’apprentissage de la mobilité vélo auprès des adultes et des enfants.

Aussi, elle prendra toute sa part dans la réussite de ce projet ambitieux, qui constitue le pré-acte du plan national vélo à venir. Comme l’explique Olivier Schneider : « Cette première mesure forte sera efficace, à condition que le gouvernement l’intègre au sein d’un véritable plan vélo : sincère, assumé et financé. »

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1 Dans le cadre de sa campagne « Parlons-vélo ». Voir https://www.parlons-velo.fr/elections-presidentielles

2 Voir le dossier CISR https://goo.gl/RR9yU2

Communiqué de presse: la FUB demande des mesures plus pertinentes que le casque obligatoire

Communiqué de presse de la FUB :

La FUB attend de réelles avancées pour la sécurité des cyclistes : baisse des vitesses et apprentissage de la mobilité à vélo

La FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) demande depuis de nombreuses années que deux mesures soient adoptées pour améliorer la sécurité des personnes circulant en ville à vélo : généralisation de la ville à 30 km/h (à l’exception des grands axes pouvant rester à 50 km/h à condition d’être dotés d’aménagements cyclables de qualité) et apprentissage systématique du vélo à l’école avant l’entrée au collège. Ces mesures s’attaqueraient aux causes des accidents, alors que le casque ne peut qu’en limiter les conséquences, à condition d’être parfaitement ajusté. Le choix de porter ou non un casque, surtout en ville, doit rester libre.

S’attaquer aux causes des accidents en ville, sans en pénaliser la pratique

La FUB reconnaît qu’il y a des domaines de pertinence du casque – qui devient, pour rappel, obligatoire à compter du 22 mars pour les cyclistes de moins de 12 ans – mais en fonction de l’usage et du contexte et non d’une limite arbitraire d’âge. En effet, l’usage d’un casque est indispensable quel que soit l’âge dans trois situations : au stade de l’apprentissage, en compétition ou encore en pratique sportive à risque. La FUB souligne cependant que son obligation, outre le fait qu’elle ne s’attaque nullement aux causes des accidents (vitesse des voitures, défaut de maîtrise du cycliste), peut induire des comportements à risque chez des jeunes qui se croient ainsi à l’abri de tout choc. A l’inverse, cette obligation transmet aussi aux parents un message qui est faux : le vélo serait dangereux.

La FUB rappelle par ailleurs que dans les pays européens où la pratique quotidienne du vélo est beaucoup plus répandue (Allemagne, Pays-Bas, Danemark), il n’existe pas de mesure similaire à celle que vient de prendre la France.

Même si elle reste limitée aux moins de 12 ans, le message que sous-entends cette obligation aura inévitablement un effet dissuasif sur l’utilisation du vélo en ville, alors que sa pratique quotidienne donne une solution concrète pour remplir les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé d’une activité physique quotidienne pour prévenir les problèmes de santé liés aux modes de vie actuels et notamment à la pandémie de sédentarité. L’entrée au collège se faisant vers 11 ans, cette dissuasion arrive au mauvais moment dans l’évolution de l’enfant vers son autonomie, et pour son ouverture à une mobilité responsable non polluante.

La pratique du vélo : un enjeu majeur de santé publique

Le vélo n’est pas dangereux en soi si on sait en maîtriser les risques. C’est de ne pas en faire qui est dangereux en termes de santé publique, alors que progressent non seulement surpoids et obésité, mais plus généralement toutes les affections longue durée, plombant les comptes de la sécurité sociale. Ainsi les jeunes ont perdu pas moins de 25% de capacité cardiovasculaire par rapport à leurs prédécesseurs d’il y a à peine 40 ans : une véritable bombe à retardement. L’urgence est donc de faire marcher et pédaler une génération en addiction aux écrans, qui n’a jamais pris goût à l’activité physique quotidienne.

Pour permettre l’essor de cette pratique salvatrice pour la santé, la FUB appelle fortement la Sécurité routière et la collectivité nationale à s’attaquer aux causes des accidents à vélo en ville, sans pénaliser sa pratique.

CONTACT

Olivier SCHNEIDER président
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