La Ville à Vélo vient d’organiser un concours en mars dernier sur Twitter: les GCUM d’or 🏅 (GCUM est un mot-clé viral sur les réseaux sociaux qui signifie “Garé Comme Une Merde”).


Il s’agit de la première édition de ce concours, pour lequel les internautes élisent leur photo ou vidéo préférée de véhicules garés sur une infrastructure cyclable de la métropole de Lyon.


Ce concours a rencontré un véritable succès – plus de 100 photos collectées en quelques jours– , sur internet et dans les médias, avec plusieurs articles dans Le Progrès (ici et ici), France 3, Lyon Capitale (ici et ici), Ouest France, L’Humanité, Lyon Mag (ici et ici) ou BFM TV (ici et ici), ce qui souligne qu’il s’agit d’une préoccupation majeure des cyclistes de la métropole de Lyon.

Derrière une apparence ludique, l’objectif était de sensibiliser public et élus à la dangerosité des stationnements sur les aménagements cyclables, très fréquents et pourtant passibles d’une amende de 135 euros (stationnement très gênant – contravention de 4ème classe). 


Peu de chiffres de verbalisations de ces infractions par les polices nationales et municipales sont communiqués. Ils sont en tout état de cause trop faibles pour juguler le phénomène.

Plusieurs communes de la métropole, dont Lyon, Villeurbanne, Vaulx-en-Velin, Décines, Saint-Fons, Pierre-Bénite et Vénissieux, ont obtenu la note la plus basse dans la catégorie « Effort de la ville » concernant la fréquence des stationnements sur les itinéraires cyclables au dernier Baromètre des villes cyclables (2021) de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB).


Parmi les autres communes du Grand Lyon, aucune n’a obtenu une note au-dessus de la moyenne. Il s’agit bien d’un problème généralisé sur toute la métropole de Lyon.


Les cyclistes du Grand Lyon rencontrent régulièrement de nombreux véhicules stationnés illégalement sur les infrastructures cyclables, ce qui les oblige à se déporter sur la voie générale. Ils se retrouvent alors au milieu de la circulation motorisée, exposés au risque qu’un conducteur les percute. Le véhicule mal garé gêne la visibilité des autres usagers, y compris des piétons qui traversent, ce qui accroît le risque d’une collision.


Des accidents graves, dont certains mortels, sont à déplorer dans cette configuration. Le Tribunal de Strasbourg a estimé qu’un automobiliste mal garé était tout aussi responsable du décès d’une cycliste tuée en le contournant que le chauffeur de poids-lourd qui l’a percutée, et l’a condamné à la même peine.

Lutter contre les véhicules stationnés illégalement sur les aménagements cyclables est un enjeu de sécurité et d’accessibilité. 

La Ville à Vélo salue les efforts menés par la Métropole pour construire de nouveaux aménagements cyclables. Il reste à les faire respecter.        

La Ville à Vélo demande donc :

  • que chaque mairie de la métropole ainsi que le Grand Lyon communiquent sur la dangerosité du stationnement sur infrastructures cyclables et mettent en avant les bonnes pratiques
  • des campagnes de verbalisations régulières
  • l’accès aux données de verbalisations et vidéo-verbalisations : chiffres par jour, par ville et par arrondissement

La limitation de vitesse à Lyon est passée à 30 km/h le 30 mars 2022. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a affirmé son objectif de zéro mort de la circulation dans la ville. Pour aider à atteindre cet objectif, tout en améliorant la sécurité des cyclistes et piétons, la Ville à Vélo souhaite que la métropole atteigne l’objectif de zéro GCUM.

Suite à ce concours, nous avons adressé des courriers au préfet délégué à la sécurité, au maire de Lyon et de chacun des arrondissements de Lyon, au Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge des mobilités actives, ainsi qu’aux maires de plusieurs communes.

Nous attendons une réponse rapide et efficace. Il y a urgence!

Jeudi 21 septembre à 8h : opération chaine humaine.

  • Lieu : Cours Gambetta, entre le pont de Guillotière et la place Gabriel Péri
  • Horaire : à partir de 8h, formation de la chaîne humaine
  • Tractage et interpellation des automobilistes

Le vélo, un moyen agréable et efficace pour se déplacer en ville

Lors de son discours à la convergence vélo, David Kimelfeld a confirmé les ambitions de la Métropole de Lyon : « la dynamique actuelle sera maintenue, nous atteindrons les 1000 km en 2020 ».

De nombreux lyonnais utilisent ces aménagements cyclables pour se rendre au travail, car le vélo c’est pratique, c’est agréable, « c’est joyeux » disait le président de la métropole dimanche dernier.

Pratique et agréable tant que la bande est circulable… Car une minorité d’automobilistes indélicats n’hésitent pas à stationner sur les bandes cyclables.

Une infraction et une mise en danger des cyclistes !

Les cyclistes lyonnais sont confrontés quotidiennement à ce qu’ils ont baptisé les #GCUM (garé comme une m…). Ce que certains automobilistes perçoivent comme de petites incivilités, sont des infractions qui mettent en danger les cyclistes en les obligeant à se déporter de la bande cyclable.

C’est la raison pour laquelle, depuis 2015, le stationnement sur un aménagement cyclable est considéré par la loi comme « très gênant » et est sanctionné par une amende de 135€. De plus, en cas d’accident, la responsabilité des automobilistes peut être engagée : à Strasbourg, deux conducteurs ont été condamnés, début 2017, à six mois de prison avec sursis pour homicide involontaire sur une jeune cycliste. Mais cela ne dissuade pas tous les automobilistes.

Certains cyclistes sont donc contraints de modifier leur trajet pour éviter les secteurs les plus concernés. D’autres préfèrent se mettre en infraction en circulant sur le trottoir là où ils ne se sentent pas en sécurité.

Sensibiliser le grand public et dénoncer le manque de volonté politique.

Aujourd’hui, l’association d’usagers de la bicyclette « La Ville à Vélo », souhaite :

  • Sensibiliser le grand public sur la nécessité de respecter les bandes cyclables.
  • Dénoncer le manque de volonté politique pour lutter contre le stationnement sur les aménagements cyclables, qui met en danger les cyclistes et entrave la politique cyclable de la métropole. En réalisant une chaîne humaine sur le cours Gambetta, le long d’une bande cyclable particulièrement encombrée de véhicules en stationnement, les militants cyclistes vont sécuriser l’aménagement et permettre à ceux qui se rendent au travail (6000 vélos par jour sur cet axe !) d’emprunter ce couloir sans être mis en danger.• Association d’usagers du vélo pour Lyon et son agglomération• Objectif : rendre plus sûrs et plus efficaces les déplacements à vélo
    • Organisation : plusieurs représentants et/ou des référents pour chaque arrondissement et commune limitrophe + un bureau dynamique
    • Contact presse : Julien MAZILLE 06 18 51 18 01

Version PDF disponible ici : Une chaîne humaine pour protéger les pistes