La Ville à Vélo appelle à l’installation systématique de bordures pardonnantes le long des aménagements cyclables. Pourquoi ? Parce que chaque jour, des milliers de cyclistes prennent la route, et la moindre erreur de trajectoire ne devrait jamais se transformer en chute.

Qu’est-ce qu’une bordure pardonnante ?
C’est une bordure séparative entre un aménagement cyclable et un trottoir ou une route. Cette bordure est conçue pour limiter les risques de chute en cas d’écart de trajectoire. Elle se caractérise par :
- Un chanfrein (pente de 25 à 50 %) côté piste, permettant au pneu de remonter progressivement sans blocage brutal.
- Une différence de niveau lisible pour les piétons (repérage visuel et tactile), tout en restant franchissable pour le cycliste.
- Un contraste visuel entre piste et trottoir pour la lisibilité, sans nuire au confort de roulement.
L’objectif est que la bordure « pardonne » l’erreur du cycliste, en évitant qu’un contact avec la roue entraîne une chute ou un voile de roue, contrairement à une bordure verticale classique.
Pourquoi agir maintenant ?
En 2025, la majorité des pistes cyclables n’en sont pas équipées. Quelques rares exemples existent, mais ils sont l’exception. Pourtant, le CEREMA recommande clairement des séparations « franches, lisibles, qui pardonnent » pour réduire les risques de chute.
Chaque bordure pardonnante installée, c’est une chute évitée !

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CEREMA – 8 recommandations pour réussir votre piste cyclable. Notion de séparation « franche, lisible, qui pardonne » pour limiter les risques de chute et d’emportiérage. Lire l’article