Nouveau plan de circulation : le collectif de La Bussière et La Ville à Vélo dénoncent un retour en arrière et demandent à être associé avant toute mise en œuvre

Prévu pour les vacances de la Toussaint, le plan présenté dans le dernier magazine de la Ville d’Oullins Pierre-Bénite rouvrirait le quartier au trafic de transit, avec le retour du danger et de la pollution. Les habitants dénoncent un projet élaboré sans eux, en décalage avec les défis climatiques et énergétiques, et réclament une véritable réunion de travail.

À la suite de la présentation du nouveau plan de circulation dans le dernier magazine de la Ville, le collectif de La Bussière et l’association “La Ville à Vélo” souhaitent clairement se positionner. Ils contestent le contenu du plan, qui rouvrirait le quartier au trafic de transit, mais aussi, et surtout, la manière dont il a été élaboré.

Une concertation qui n’a pas eu lieu

La Ville d’Oullins Pierre Bénite et la Métropole indiquent avoir travaillé ensemble pour rechercher des solutions concernant la circulation dans le quartier mais les habitants, pourtant directement concernés, n’ont pas réellement été associés à cette démarche.

Des problèmes bien connus, que le plan risque de ramener

En 2024, la Métropole, à l’écoute des habitants, avait instauré le plan de circulation actuel pour améliorer les déplacements autour des écoles, faciliter les déplacements à pied et à vélo, limiter le trafic de transit dans ce quartier résidentiel, cherchant par là à diminuer les accidents et les embouteillages fréquents en raison de l’étroitesse des rues.

Le nouveau plan prévoit plusieurs changements de sens de circulation, rétablissant des shunts au sein du quartier. Le collectif de la Bussière et La Ville à Vélo s’interrogent : quelles études précises ont été réalisées pour aboutir à un projet qui dégraderait la situation actuelle en augmentant le trafic de transit, en réduisant le stationnement dans certaines rues, en ramenant du danger dans le quartier et en faisant revenir la pollution, notamment aux abords des écoles et des lieux de vie ? Un suivi impliquant les habitants et usagers du quartier sera-t-il mis en place ?

Un plan à contre-courant des défis qui nous attendent

Au-delà du quartier, ce retour en arrière ignore le contexte dans lequel s’inscrivent aujourd’hui les politiques de mobilité : une essence à 2,30 € le litre, des canicules à répétition et les problèmes de santé liés à la sédentarité. Dans ce contexte, la marche et le vélo, aujourd’hui sécurisés par le plan de circulation actuel, s’intègrent pleinement dans une stratégie d’adaptation au changement climatique. Revenir sur ces aménagements est à contre-courant des enjeux à venir.

« Depuis 2024, le quartier respire et mes enfants peuvent circuler en sécurité dans le quartier. Un retour en arrière serait dramatique et incompréhensible. Les habitudes sont prises et je doute de l’utilité d’un retour en arrière. »
Christophe, Membre du collectif de La Bussière