À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.
Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.
Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.
Françoise Chevalier, coprésidente de la Maison du VéloPerrine Segura, coordinatrice de la CLAVetteMartin Vericel, coordinateur de La Poursuite et UnivoyageMélodie Cros-Ferréol, co-présidente de l’association la Ville à Vélo présente le poster du plan marche et véloDocument du plaidoyerMélodie Cros-Ferréol, co-présidente de l’association la Ville à Vélo
« Plateau Nord : Des notes décevantes au Baromètre vélo pour un territoire densément peuplé »
Note globale
Des notes en progression depuis 4 ans
– Caluire passe de F à E, Cependant à la question sur l’évolution ressentie depuis 2 ans, les répondants n’ont pas pointé d’amélioration globale (-3 %).
– Les répondants pointent un net progrès par rapport à il y a 2 ans sur Rilleux, Fontaines et sur Sathonay Camp.
Mais des notes qui montrent que la cyclabilité n’est pas perçue comme bonne sur le Plateau Nord
Caluire, Rilleux : E
Sathonay-Village : G (lanterne rouge de l’agglomération)
Sathonay-Camp et Fontaines se démarquent avec un D.
Des résultats décevants par rapport à d’autres territoires moins propices au vélo.
Exemple : Couzon au Mont d’Or et St Germain au Mont d’Or sont notés C, alors qu’elles ont un territoire étendu, périurbain et marqué par le dénivelé. Ecully classé D, Chassieu classé C.
⇒ Le Plateau Nord peut et doit faire plus pour encourager et sécuriser la pratique cycliste, et ainsi rendre accessible des modes de déplacement alternatifs et efficaces aux habitants.
Carte participative
Les résultats proposent une carte synthétique des points perçus comme en amélioration depuis 2 ans, et de ceux à aménager en priorité
Peu de points se démarquent sur le Plateau Nord comme en nette amélioration. On note néanmoins :
la Montée de la Boucle à Caluire, qui a connu la pérennisation de la coronapiste, séparée par des balisettes en plastique. Malgré tout le carrefour en bas de la montée, la sortie Henri Dor et le sommet restent perçus comme dangereux et à aménager ;
Le chemin de Crépieux à Caluire, sur la portion où une piste cyclable bidirectionnelle sécurisée a été créée ;
Le giratoire De Gaulle à Rilleux, qui a été aménagé « à la hollandaise » avec un anneau cyclable prioritaire et sécurisé.
Points noirs à aménager en priorité
Sans surprise, ce sont les grands axes sur lesquels se concentre le trafic cycliste et motorisé, qui sont aujourd’hui largement dépourvus d’aménagements sécurisés et qui cristallisent les points à aménager en priorité.
On peut citer par exemple :
La montée des Soldats à Caluire, y compris le Pont Poincaré et la Place Foch ;
Le Boulevard des Canuts, du sommet de la Boucle et toute la zone de Cuire qui ont connu la destruction de la piste cyclable sécurisée et qui ressortent nettement comme la zone sur laquelle un aménagement sécurisé manque fortement ;
L’Axe majeur qui traverse Caluire depuis Cuire : rue Coste, rue Peissel, rue Jean Moulin
La montée de Sathonay-Village et le carrefour Saint Trivier / Epinettes
Le Pont de Fontaines ;
La Quai de Saone, en particulier entre l’Ile Barbe et la montée des Forts, et la montée Castellane ;
la Route de Strasbourg ;
Cette liste n’est pas exhaustive et l’analyse détaillée de la carte est un entrant précieux qui peut être exploité pour prioriser les aménagements selon les attentes des cyclistes.
Les cyclistes en attente de davantage d’attention de la part de leurs élus
L’enquête comportait un volet sur la perception des efforts faits par la ville en faveur de la mobilité cyclable.
Alors que de nombreuses communes de la métropole sont perçues comme attentives au sujet de la cyclabilité (note B à Lyon, C à Champagne-au-Mont d’Or ou Chassieu), Caluire est évaluée avec un très mauvais G en matière d’efforts faits par la ville, de même que Sathonay-Village. Les autres communes du plateau Nord s’échelonnent entre D et E.
Les élus de ces communes, ainsi que les candidats aux élections municipales de 2026 sont donc très attendus par les cyclistes pour des actions concrètes, concertées et une communication efficace sur les sujets de cycabilité.
Une enquête large et massivement répondue
L’enquête a eu un large succès et le nombre de réponses est en progression significative par rapport aux éditions précédentes : 436 sur Caluire (soit plus de 1 % de la population !), une centaine sur Rilleux, ainsi que sur Sathonay-Camp, plus d’une cinquantaine sur Fontaines et Sathonay-Village.
Le volume de répondants va bien au-delà des militants actifs, et c’est donc bien l’avis d’une part significative des cyclistes du quotidien qui a alimenté ce baromètre, et leur vécu de terrain rend leur analyse particulièrement riche.
Les résultats nationaux du quatrième Baromètre Vélo de la Fédération française des usagères et usagers de la bicyclette (FUB) ont été annoncés à Lyon ce 18 septembre, à l’occasion de la semaine européenne de la mobilité. La satisfaction des cyclistes grand lyonnais a progressé depuis la dernière édition de 2021 : la note de climat cyclable augmente de plus d’un demi-point à Lyon, passant de 3.51 à 4.03/6, et de 0.3 point à Villeurbanne. Cependant, Lyon reste au pied du podium des grandes villes derrière Grenoble, Strasbourg et Rennes.
Des résultats riches d’enseignement grâce à la mobilisation des bénévoles
Grâce à une forte mobilisation des bénévoles de La Ville à Vélo, plus de 12 700 Grand Lyonnais ont répondu à cette enquête au printemps 2025, contre 9800 lors de l’édition 2021. Cette mobilisation a permis à 48 des 58 communes de la métropole de Lyon d’atteindre le seuil de 50 participants (ou 30 pour les plus petites), ce qui rend possible l’analyse de leurs résultats. Le podium métropolitain récompenseles communes de Lyon (4.03/6), Couzon-au-Mont-d’Or (3.78/6) et Saint-Germain-au-Mont-d’Or (3.65/6) : ces trois communes ont vu naître ces dernières années des aménagements favorables aux modes actifs. On peut citer à Lyon des aménagements cyclables structurants comme le pont Clemenceau, l’élargissement de l‘aménagement cyclable des quais hauts du Rhône et de la Saône (Voies lyonnaises VL1 et VL3) ou encore la montée de la Boucle, la VL3 à Couzon et le chemin de Maintenue à Saint Germain. Ces trois villes ont opté pour une vitesse limitée à 30km/h sur l’essentiel de leur territoire : c’est aussi un facteur important de sécurisation des piétons et des cyclistes.
La méthodologie de l’enquête
La 4° édition de cette enquête citoyenne sur l’usage du vélo organisée par la FUB, fédération nationale dont fait partie La Ville à Vélo, a été menée au printemps 2025. Pour chacune des 29 questions, les répondants ont pu attribuer une note entre 1 (négatif) et 6 (positif).
Une note globale de « climat cyclable » est calculée pour chaque commune à partir de la moyenne des cinq thématiques : ressenti général, sécurité, confort, efforts de la commune et stationnement/services vélo.
En fonction de cette note globale, les villes sont catégorisées sur une échelle allant de « A : climat vélo excellent » à « G : climat vélo très défavorable ». Au total, 2647 communes de France métropolitaine et d’outre-mer bénéficient d’une note et sont classées. Elles sont regroupées en cinq catégories, suivant leur population et leur environnement : Lyon, notée B, gagne deux places par rapport l’édition 2021 et figure à la 4ème place de la catégorie des « Grandes villes », Villeurbanne est 125ème dans la catégorie « Villes de banlieues » et Couzon est 96ème parmi les « Bourgs et villages ». Aucune commune de la métropole de Lyon ne figure néanmoins sur le podium national : malgré des résultats globaux en amélioration, celles et ceux qui se déplacent à vélo attendent une meilleure sécurisation de leurs déplacements.
Pourquoi un baromètre ?
Le Baromètre Vélo est un outil précieux pour mieux comprendre les freins à la pratique du vélo dans chaque commune, et avoir l’avis des principaux concernés sur la cyclabilité d’un territoire. Ces avis citoyens sont des informations indispensables qui permettront à La Ville à Vélo d’élaborer un plaidoyer associatif qui sera présenté aux candidates et candidats des prochaines élections municipales et métropolitaines.
Le Baromètre permet de noter la ville, mais aussi de signaler les principaux points noirs sur une carte, les secteurs où la situation s’est améliorée, ainsi que les lieux qui nécessitent en priorité du stationnement vélo.
La Métropole de Lyon vient d’annoncer ses décisions politiques sur les 4 expérimentations qui ont eu lieu sur trois tronçons à enjeu de son réseau de pistes cyclables sécurisées des Voies Lyonnaises. Seule la moitié d’entre-elles vont être conservées. La Ville à Vélo salue les pérennisations sur l’avenue Rockefeller et la montée du Chemin Neuf mais s’interroge sur la mise en danger sans alternatives et pour plusieurs années dans la traversée du centre-ville d’Oullins et la montée vers St-Just.
Lien St-Jean/St-Just : un calme durable à St-Jean et Montée du Chemin Neuf, mais un retour en arrière dangereux pour les cyclistes en montée sur la rue des Farges et la rue de Trion
En accord avec la mairie du 5e, la Métropole de Lyon a donc décidé de conserver la montée du Chemin Neuf fermée aux véhicules motorisés. C’est une excellente nouvelle pour les riverains de Chemin Neuf et de la rue Tramassac, ainsi que pour les centaines de touristes et piétons qui empruntent ces rues quotidiennement. Il sera cependant nécessaire d’accompagner cette décision avec un réaménagement de ces deux rues pour élargir des trottoirs bien trop étroits, renforcer la végétalisation et ajouter des dispositifs pour faire ralentir les cyclistes en descente. En revanche, la réouverture à la circulation de la rue de l’Antiquaille dans les deux sens de circulation est une décision dangereuse et précipitée.
Si nous partageons le problème réel posé par la hausse du transit automobile dans les quartiers du Bastion et de la Sarra, un retour en arrière sans solution alternative de sécurité pour les cyclistes qui montent la rue des Farges et la rue de Trion revient à les mettre délibérément en danger dans la durée. En effet, les 1000 cyclistes quotidiens qui ont pris l’habitude d’utiliser cet axe en sécurité depuis l’été dernier vont se retrouver avec un transit motorisé soutenu sans aucun aménagement cyclable prévu pour les sécuriser dans leur montée. Cela va créer une baisse de l’usage du vélo sur cet axe au bénéfice d’une hausse du transit routier, alors que le projet devait créer l’effet inverse. La Ville à Vélo est profondément déçue de cette décision hâtive et contre-productive.
Avenue Rockefeller : un choix salué mais des problématiques qui persistent
L’avenue Rockefeller restera donc définitivement à sens unique pour pouvoir accueillir un trafic vélo en forte croissance entre Bron et Grange Blanche. La Ville à Vélo salue cette décision qui était la seule solution réaliste pour sanctuariser le trottoir en faveur des piétons. Toute variante entraînant un détour aurait mécaniquement maintenu un trafic vélo inacceptable sur trottoir.Nous demandons cependant à la Métropole de Lyon et aux mairies de faire un effort supplémentaire sur les plans de circulation des quartiers traversés par le report de circulation en direction de Lyon, car il reste aujourd’hui trop de véhicules en transit sur de petites rues résidentielles où elles n’ont rien à faire, perturbant la tranquillité des habitants
Grande Rue d’Oullins : une concertation gâchée après un spectacle politique déplorable
A Oullins, l’expérimentation d’un couloir bus-vélo sur la Grande Rue l’automne dernier s’est transformée en joute politique, au détriment de celles et ceux qui choisissent le vélo ou le bus pour se déplacer. Depuis le début de l’année 2025, nous sommes revenus à la situation initiale et aucune solution alternative n’a été étudiée pour sécuriser les cyclistes et améliorer la performance des bus sur la Grande Rue. La Métropole de Lyon et la mairie d’Oullins semblent vouloir faire pourrir la situation jusqu’aux échéances électorales du printemps 2026. Le centre-ville d’Oullins reste donc embouteillé et toujours aussi dangereux et désagréable à vélo.
Objectif : financer la Vélomobile, une remorque vélo aménagée pour aller à la rencontre des habitant.es et parler mobilité dans la rue.
Saviez-vous que seulement 10 à 20 % (ADEME, 2025) de nos villes sont consacrés aux espaces qui créent du lien social (terrasses de cafés, parcs, places…) ? A la Ville à Vélo on a à cœur de réintroduire l’échange humain dans nos actions.
Ce projet s’inscrit pleinement dans les préconisations d’Aurélien Bigo et de Mathieu Chassignet, auteurs du manifeste Municipales 2026 : 10 idées pour la mobilité et les espaces publics.
« Il s’agit de ne plus considérer cet espace en commun uniquement comme un espace de circulation et de stationnement, mais aussi comme un espace de vie. » Préconisation N°1
La Vélomobile est un outil concret pour faire vivre l’espace public, et pour nous déployer dans la rue : stand café, espace de jeux, animation musicale… Mais surtout, un stand ouvert et mobile pour échanger et impliquer les habitantes et habitants.
Présente dans plus de 50 communes, La Ville à Vélo veut amplifier son rayonnement avec des actions de proximité, directement dans la rue. Nous avons à cœur d’aller vers tous les publics.
La Ville à vélo s’inscrit dans le renversement de l’ordre hiérarchique des modes de déplaceement, avec en premier lieu la marche puis le vélo. Les actions menées « Priorité Piéton » en sont la démonstration concrète, et sont des thématiques que nous souhaitons porter à travers la Vélomobile.
La Vélomobile est ainsi un outil de médiation à disposition des bénévoles, pour renforcer l’ancrage local et rendre visible le plaidoyer dans l’espace public. Elle offre un ancrage physique attractif pour accentuer notre présence et porter la voix de toutes personnes usagères de l’espace public.
Alors que les élections municipales de 2026 approchent, notre objectif est clair : remettre le vélo au cœur du débat public, affirmer nos valeurs et défendre la mobilité active, pour faire contrepoids au discours anti-vélo ambiant.
Pour nous soutenir, retrouvez-nous sur HelloAsso “S’ancrer pour parler mobilité”
Aujourd’hui, nous avons besoin de 12 400 € pour faire exister durablement ce projet.
Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu égale à 66 % du montant versé dans la limite de 20 % du revenu imposable. Un don de 100€ ne vous coûtera réellement que 34€ par exemple.
Dans l’espace public, les piétons sont les usagers les plus vulnérables. Leur priorité est inscrite dans le Code de la route, mais elle est encore trop souvent oubliée, voire méconnue. Cette priorité ne concerne pas seulement les automobilistes, mais aussi les cyclistes, qui partagent parfois les mêmes espaces, notamment dans les zones apaisées.
L’opération “Priorité piétons”
Pour faire respecter cette priorité, des campagnes de sensibilisation sont menées localement. À Lyon, la Métropole, la Ville et la Préfecture ont récemment affiché un message clair : “Attentifs aux piétons – en voiture, à vélo, en trottinette, le piéton a toujours la priorité”. En parallèle, des associations comme La Ville à Vélo, Les Droits du Piéton, La Maison du Vélo et La Rue Est à Nous mènent des actions sur le terrain. Deux opérations de sensibilisation ont déjà eu lieu à Lyon en janvier 2024, l’une à l’entrée du tunnel de la Croix-Rousse, l’autre cours Lafayette. Ces opérations visent à dialoguer avec les cyclistes et leur rappeler leurs responsabilités vis-à-vis des piétons.
Dans les formations dispensées par les vélo-écoles et Covélo, ces messages sont repris. Les formateurs rappellent que frôler un piéton peut être dangereux, même à faible vitesse. Le danger est d’autant plus grand pour les enfants ou les personnes âgées, qui peuvent être déséquilibrés ou effrayés par un cycliste passant trop près, surtout sans bruit.
Zones de rencontre : un espace de cohabitation apaisé
Les zones de rencontre sont des rues où tous les usagers circulent ensemble, mais où des règles particulières s’appliquent pour garantir la sécurité de tous. Elles sont limitées à 20 km/h, et surtout, les piétons y sont prioritaires en toute circonstance.
Le Code de la route précise :
Le piéton est prioritaire sur tous les véhicules, y compris les vélos.
Le cycliste doit céder le passage aux piétons, adapter sa vitesse, et respecter les règles de circulation.
L’automobiliste doit céder le passage aux piétons et aux cyclistes, et respecter strictement la limitation de vitesse.
Ces zones sont pensées comme des espaces de cohabitation et de courtoisie. Elles nécessitent une attention constante de la part des usagers les plus rapides, notamment les cyclistes, dont le comportement conditionne largement le sentiment de sécurité des piétons.
Le panneau M12 : une liberté sous condition
Les rues de plus en plus nombreuses sont équipées de panneaux M12, qui permettent aux cyclistes de franchir un feu rouge dans une direction indiquée (souvent tourner à droite), sans attendre le feu vert.
Mais cette liberté s’accompagne de responsabilités :
Le cycliste doit impérativement respecter le cédez-le-passage.
Il doit laisser la priorité aux piétons qui traversent, même s’ils s’engagent alors que le feu est rouge.
Cette règle ne s’applique pas aux véhicules motorisés, qui doivent s’arrêter au feu.
Ce dispositif facilite la fluidité du trafic cycliste sans remettre en cause la sécurité des piétons. Il exige cependant que les cyclistes fassent preuve de vigilance et de respect du Code de la route.
Pour conclure
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. En 2022, selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, 4 500 piétons ont été renversés sur un passage piéton. 75 % d’entre eux l’ont été par une voiture ou un camion, 20 % par une moto, 5 % par un vélo ou une trottinette. Parmi ces piétons, 128 sont décédés, tous percutés par un véhicule à moteur. Aucun décès n’est imputable à un cycliste.
Ces données rappellent que la cohabitation entre piétons et cyclistes est possible, mais demande un effort collectif de vigilance et de respect.
+500 personnes réunies ce dimanche 25 Mai à Montchat ! Un quartier vivant, des échanges riches, une ambiance joyeuse et une envie commune : partager l’espace public pour mieux vivre ensemble. Une satisfaction du collectif Montchat Mobilité pour cette première initiative conviviale et engagée. Vivement la prochaine !
Communiqué de Presse
Lyon, le 25/05 2025 – Avenue Rockefeller Un événement festif et engagé pour célébrer la mobilité active à Montchat ! Le 25 mai 2025, habitantes et habitants de Montchat, Monplaisir, et Saint Just, ainsi que les utilisateurs de la VL12 se donnent rendez-vous pour un événement inédit ! Au programme, une déambulation festive et musicale pour mettre en lumière la Voie Lyonnaise 12 (VL12) et promouvoir la sécurisation des modes de déplacements actifs dans notre ville. Rassemblement des passionnés de mobilité douce À partir de 15h, rejoignez-nous pour une déambulation joyeuse de la mairie de Bron en passant par Monplaisir et Saint Just, en direction de l’avenue Rockefeller. Venez à pied, en vélo ou en trottinette, pour montrer notre force collective et notre engagement en faveur des mobilités durables !
Halte musicale sur l’avenue Une halte musicale aura lieu sur l’avenue, apportant une touche festive à cet événement dynamique. Profitez de ce moment pour échanger et rencontrer les autres usagers qui partagent cet espace précieux au quotidien. Partage et réflexion sur les mobilités actives L’événement sera l’occasion de partager nos expériences et de contribuer au baromètre des villes cyclables. Ensemble, nous identifierons les améliorations nécessaires pour garantir des déplacements sûrs et agréables pour tous, des enfants aux personnes âgées.
Rappel des principes du Collectif de Montchat sur la mobilité Le collectif de Montchat s’engage à promouvoir l’entraide, le partage, et la création d’un espace public harmonieux et respectueux pour tous. Cet événement incarne ces valeurs, invitant chacun à participer activement à la transformation de notre cadre de vie. Nous avons besoin de vous ! Votre participation active est essentielle. Que vous soyez cycliste aguerri, piéton fidèle, ou simplement curieux des enjeux de mobilité, venez nous aider à façonner un Montchat plus apaisé. Apportez votre énergie, vos idées, et surtout votre envie de changement.
Clôturée le 2 juin à minuit, la 4e édition du Baromètre vélo, initiée par la Fédération française des Usagères et Usagers de la Bicyclette (FUB), a rencontré une mobilisation sans précédent !
Plus de 334 000 réponses recueillies dont près de 300 000 provenant de cyclistes déclarés
Plus de 2700 communes qualifiées.
Avec ces chiffres, le Baromètre vélo 2025 confirme son statut de plus grande enquête citoyenne au monde sur le vélo, et illustre un intérêt citoyen grandissant pour le vélo du quotidien.
Une dynamique qui trouve un écho fort dans le Grand Lyon
Sur la métropole, 12 708 réponses ont été recensées, un chiffre en nette progression par rapport à la dernière édition de 2021 (où 9520 réponses avaient été recueillies, soit une hausse de 33%). Cette participation massive reflète un engagement citoyen croissant et un désir partagé : que le vélo devienne une alternative de transport soutenue par des aménagements adaptés.
Quelques chiffres notables :
Lyon et Villeurbanne ont le plus de participations avec respectivement 6174 et 1336 réponses, soit 1.19% et 0.88% de leur population. Arrivent ensuite Caluire-et-Cuire et Oullins-Pierre-Bénite, deux villes où les associations de développement du vélo ne chôment pas.
84% des communes de la métropole sont “qualifiées” (49/58, c’est 13 de plus qu’en 2021) : elles ont reçu suffisamment de contributions pour que leurs résutlats soient analysés.
14 communes entrent pour la première fois dans le classement national.
4,09% de la population : c’est le record du taux de participation pour Curis au Mont D’Or qui fait partie des nouvelles entrantes !
Ces résultats sans précédent sur l’ensemble du territoire confirment que le vélo joue un rôle clé pour se déplacer au quotidien, en complément ou en alternative aux autres modes.
Une campagne portée par les habitant.es et les associations locales
Cette réussite est le fruit d’une mobilisation de terrain : tractages, balades revendicatives, ateliers de sensibilisation, relais numériques, interventions dans les entreprises et les écoles, c’est plus de 30 référents locaux et des centaines de bénévoles membres d’associations locales qui ont rendu possible cette grande consultation citoyenne.
“Le Baromètre Vélo, c’est un outil précieux de recueil du ressenti de chaque personne se déplaçant à vélo et cette édition de l’enquête a généré une très grande mobilisation parmi toutes celles et ceux qui souhaitent voir se développer une ville dans laquelle les trajets à vélo sont plus agréables”, se réjouit Frédérique Bienvenüe, référente Baromètre-Vélo sur le Grand Lyon.
Pour cette édition, nombre de collectivités se sont elles-mêmes investies dans la campagne, en relayant l’enquête auprès de leurs habitants ou en soutenant activement les actions menées sur leur territoire. Leur engagement témoigne d’une prise de conscience croissante de l’importance de développer une culture vélo à l’échelle locale et de recueillir le ressenti de celles et ceux qui se déplacent à vélo.
Un outil de plaidoyer pour des territoires cyclables
La cérémonie nationale de remise des prix du Baromètre Vélo, identifiant les communes dans lesquelles les déplacements à vélo sont les mieux pris en compte, aura lieu à Lyon le 18 septembre 2025. L’ensemble des résultats détaillés du Baromètre sera publié le même jour. Ils fourniront des cartes, notes et classements permettant aux collectivités de mieux comprendre les attentes des usager·es du vélo et de planifier des aménagements cyclables pertinents. Ce ressenti exprimé par les Grands Lyonnais constituera une base solide pour orienter les politiques publiques locales en faveur du vélo à l’approche des élections municipales et métropolitaines de 2026.
Cyclistes et trottinettistes, usagers de la route de Strasbourg, partageons notre satisfaction de pouvoir enfin bénéficier d’aménagements cyclables pour sécuriser les plus petits comme les plus grands.
Avec l’arrivée du Bus à Haut Niveau de Service C5, la Métropole de Lyon s’est engagée à réaliser une continuité cyclable sur la route de Strasbourg à Caluire, en conformité avec la loi LAURE. Cela rejoint une demande ancienne de sécurisation en “coronapiste” faite en 2020. C’est l’itinéraire le plus naturel pour desservir à la fois Crépieux, le Plateau Nord et les côtières de l’Ain. Il est enfin le seul itinéraire cyclable pour l’accès au Rhône au nord de Caluire.
Les cyclistes et trottinettistes sont maintenant légitimes sur cet axe soutenu par le Plan vélo II de la Ville de Caluire. L’aménagement est essentiel pour la cohabitation avec des bus articulés, des poids-lourds, et des véhicules hors gabarit. Il est primordial pour la mobilité autonome des jeunes vers les écoles de secteur et le lycée professionnel Lamarque. Et symboliquement, l’atelier de réparation cycle du Vieux Crépieux sera accessible sans voiture.
Les riverains de la route de Strasbourg pourront bientôt apprécier cet aménagement avec des bus cadencés, moins de pollution, le tout en préservant l’alignement d’arbres. Ce sera aussi, à terme, une circulation automobile en baisse et un abaissement des nuisances sonores.
Nos associations sont impatientes d’en profiter en toute sérénité et de voir l’usage du vélo augmenter rapidement ici, comme partout où des aménagements similaires sont réalisés. Cette augmentation de la pratique sera d’ailleurs documentée grâce à nos comptages, dont le prochain aura lieu le 3 juin.
Mises en danger et entraves à la libre circulation des personnes
Suite aux comportements répétés de certains riverains comme des dépôts d’ordures, d’objets coupants, stationnement très gênant à la fois sur la piste cyclable et le trottoir, cyclistes et piétons sont mis en danger et ne peuvent bénéficier des aménagements financés par la collectivité. Face à l’inaction de la police municipale sollicitée à de nombreuses reprises et afin de faire cesser ces mises en danger, deux plaintes ont été déposées par des cyclistes.
Depuis plus de 10 ans, La Ville à Vélo milite pour la création d’un parc de stationnement vélo capacitaire dans les gares de la métropole, et en particulier à la Part-Dieu : un Grand-Lyonnais sur 2 s’est déjà fait voler un vélo, et c’est un des freins les plus importants à la pratique. Ce besoin de stationnement sécurisé est particulièrement fort à la Part-Dieu, comme on peut le constater sur l’enquête 2021 du Baromètre-Vélo, dont une édition est en cours.
Cette demande d’un parc vélo sécurisé figurait également dans notre plaidoyer vélo métropolitain de 2020, co-écrit avec la Maison du Vélo de Lyon Métropole, le réseau des ateliers de la Clavette Lyonnaise et Janus-France.
Grâce à l’appui de la FUB, la création de places de stationnement vélo sécurisé dans toutes les principales gares a été acté par la loi LOM en 2019, précisé dans un décret de 2021. En ce qui concerne la gare de la Part-Dieu, le nombre de places exigées a été fixé à 1000, on en a maintenant donc 1534 dans la nouvelle vélostation Béraudier, et 214 dans le parc-vélo Villette. C’est une belle victoire du militantisme citoyen !
La plus grande gare française (hors Île de France)
La gare de la Part-Dieu, crée en 1983 pour assurer les déplacements de 35 000 voyageurs par jour, en accueille désormais plus de 140 000, ainsi que plusieurs dizaines de milliers de piétons qui y transitent. Avec la proximité de réseau de métro, trams, bus, Rhône-Express, c’est un des principaux pôles d’échange multimodaux français ! Y laisser son vélo pour quelques heures ou quelques jours répond à une attente forte de toute personne se déplaçant à vélo au sein de la métropole.
Comment ça marche
Pour accéder à cette vélostation, comme à celle de la gare de Gorge de Loup ou au parc Villette, il faut être titulaire d’une carte Técély ou OùRA et s’inscrire sur le site de LPA, qui gère les vélostations. Ensuite, rien de plus simple : on badge en entrée et en sortie, et on peut même trouver des outils pour effectuer de petites réparations sur son vélo. Il faut bien entendu prévoir un antivol pour sécuriser le vélo !
NB : Pour les gares de Jean Macé et de Saint Paul, le parking vélo est géré par TER-AuRA, et il faut s’abonner. L’accès aux Parcs-Relais Vélo des TCL est gratuit pour les utilisateurs et utilisatrices du réseau, et il faut être muni d’une carte Técély ou OùRA.
Et à Perrache ?
La Ville à Vélo regrette qu’il n’y ait toujours pas de stationnement vélo sécurisé à proximité de la gare de Perrache. Il est bien prévu d’en créer un dans le nouveau pôle d’échange multimodal, mais les études débutent tout juste !
Suite au meurtre de Paul Varry, cycliste parisien mortellement renversé le 15 octobre 2024 par un automobiliste sur une piste cyclable, le Ministre des Transports a chargé Emmanuel Barbe d’une mission, qui a conduit à ce rapport sur les violences motorisées.
Le rapport, publié fin avril, formule 40 recommandations dont 18 sont jugées prioritaires. Malgré le contexte actuel de désintérêt politique pour le développement du vélo, ce rapport est globalement positif, certaines des recommandations sont tout à fait pertinentes, d’autres nous interrogent.
Le permis de conduire : Le rapport suggère d’augmenter la part des questions relatives au partage de la voirie et à l’empathie, d’adopter l’ouverture de portière « à la hollandaise », et aussi de mieux former les moniteurs d’auto-école (avec une formation continue obligatoire).
Les conditions et règles de circulation : Le rapport recommande de rendre obligatoire la définition d’au moins une zone 30 dans chaque agglomération et de modifier la règle du dépassement en prévoyant que, sur une route disposant d’au moins deux voies, les automobilistes doivent franchir complètement la ligne médiane avec les quatre roues pour dépasser les cyclistes. Il suggère aussi d’accompagner les amendes et les stages de récupération de points de QR code rappelant les règles du partage de la rue. Malheureusement, il n’apporte aucune avancée sur la question des multirécidivistes (pas de préconisation de mise en fourrière immédiate du véhicule ou de retrait du permis de conduire, pas de rétablissement du retrait de points pour les « petits » excès de vitesse).
La verbalisation des infractions des cyclistes : Dans le but de verbaliser davantage les cyclistes, le rapport suggère de créer des infractions qui leur sont spécifiques, avec des amendes minorées. Rappelons que la mission a été créée suite au meurtre d’un cycliste par un automobiliste empruntant une piste cyclable : pourquoi en profiter pour plus verbaliser les cyclistes ? Cela ouvre également la voie à un backlash envers les cyclistes, qui bénéficieraient d’une réglementation prétendument plus avantageuse.
Par ailleurs, il demande d’étudier la possibilité l’instaurer des limitations de vitesse spécifiques sur les pistes cyclables : cela nous semble viser à pénaliser les cyclistes plutôt que de chercher à retirer de la circulation les EDPM et vélos débridés.
Toujours pour plus verbaliser les cyclistes, il propose d’étudier l’immatriculation des vélos utilisés pour les livraisons : le risque est ici de stigmatiser les livreurs qui sont le plus souvent dans les conditions de vie précaires, et de créer des typologies de vélos suivant l’usage qui en est fait.
La formationet l’information : le rapport suggère d’évaluer le « Savoir Rouler à Vélo », qui devrait être enseigné à l’ensemble des élèves du cycle 3 et… de distribuer des QR code pour informer les acheteurs de vélos des évolutions du Code de la route. Attention, il propose de diminuer le temps de formation des intervenants, dans le seul but de faciliter l’organisation de ces formations. Et ces QR code serviront-ils vraiment à quelque chose ?
La publicité autour des véhicules : Le rapport recommande de saisir l’autorité de régulation des professionnels de la publicité (ARPP) pour garantir la présence d’un contexte d’usage de la voiture plus représentatif des conditions réelles d’utilisation et notamment de la nécessaire présence et cohabitation de différents usagers de la route. Cette recommandation ne va pas assez loin : il faut modifier l’imaginaire au volant, et en particulier celui des hommes, pour que la voiture ne soit plus un moyen d’exprimer sa surpuissance.
La signalisation volontaire des cyclistes : Le rapport suggère d’étudier la faisabilité d’utiliser les applications de guidage pour partager en temps réel la position des cyclistes le souhaitant. Outre l’augmentation de la dépendance aux applications de guidage que cela engendre pour les automobilistes et les cyclistes, nous craignons que cela conduise à baisser la vigilance des automobilistes, et à rendre les cyclistes responsables en cas d’accident s’ils ne se sont pas signalés, tout comme ils sont déjà pointés du doigt en cas d’accident s’ils ne portent pas de casque.
La voirie et les aménagements cyclables : Le rapport suggère de rappeler l’obligation faite aux collectivités de mettre au point des itinéraires cyclables lors de l’élaboration des documents de planification (PLU, schémas de cohérence territoriale etc.) et d’introduire dans le Code de l’environnement une obligation de mettre au point un aménagement cyclable en cas de création ou de rénovation d’une voie interurbaine, éventuellement en créant ou signalisant des itinéraires alternatifs. Il recommande également, avec l’appui du CEREMA d’établir des normes visant à harmoniser la conception des aménagements cyclables.
Le rapport n’aborde pas la questions des dispositifs anti-angles morts des véhicules lourds, si ce n’est pour dire que leur installation obligatoire génèreraient des coûts trop importants.