Après un mandat marqué par un essor sans précédent du vélo dans la Métropole de Lyon, que proposent les candidat·e·s pour répondre aux besoins des cyclistes ?
La Ville à Vélo fait le bilan pour aider les électrices et électeurs à faire leur choix. La voirie étant une compétence de la Métropole et non des mairies, une grande majorité des leviers en faveur du vélo appartiennent
à la future majorité métropolitaine.

Notre analyse détaillée : metropole2026.lavilleavelo.org
Deux programmes se distinguent dans leur engagement en faveur d’une politique cyclable :
- Le programme de La France Insoumise (Florestan Groult) est sérieux sur le sujet du vélo, et met en avant un projet de rocade cyclable. Mention spéciale à la présence de mesures spécifiquement en faveur de l’usage du vélo par les personnes économiquement défavorisées, par les séniors ou PMR, les femmes ou les enfants.
- Le programme de l’union de la gauche et les écologistes (Bruno Bernard) est ambitieux sur le sujet du vélo, et s’inscrit dans la continuation des réalisations du précédent mandat, avec notamment le projet d’achèvement des Voies Lyonnaises.
Quant au programme de Grand Coeur Lyonnais (Véronique Sarselli), La Ville à Vélo a repéré des propositions intéressantes, comme l’aménagement de la Via Rhôna au sud de Lyon, mais regrette que les mesures soient insuffisamment chiffrées. Certaines mesures se contredisent, selon la source que l’on considère, et d’autres nuisent même à la pratique du vélo, comme cette dangereuse idée de faire rouler les voitures sur les voies bus/vélo.
En ce qui concerne le Rassemblement National (Tiffany Joncour), la pratique du vélo étant quasi absente du programme, La Ville à Vélo n’a pu évaluer que deux propositions, qui sont franchement négatives : une remise en cause de l’autorisation des cyclistes à circuler dans les deux sens sur les voies à sens unique et la suppression de la Zone à Trafic Limité en Presqu’île.
Les autres listes présentes dans toutes les circonscriptions de la Métropole n’ont pas répondu à la Ville à Vélo et n’ont pas traité le sujet.
Ailleurs en France, des politiques vélo ambitieuses sont menées à droite comme à gauche. La Ville à Vélo aurait aimé voir tous les programmes électoraux s’approprier le sujet (sans l’instrumentaliser) car le vélo s’impose désormais comme un mode de transport à part entière dans les mobilités lyonnaises.
Pour plus de détails : metropole2026.lavilleavelo.org