Pont de l’Université : La Ville à Vélo déplore le projet de la Métropole de le rénover sans résoudre les conflits piétons-cyclistes

La délibération n° 2026-0221 inscrite à l’ordre du jour du Conseil métropolitain du 28 septembre prévoit la rénovation du Pont de l’Université sans création d’aménagement cyclable structurant, maintenant durablement les conflits actuels entre piétons et cyclistes. La Ville à Vélo déplore l’abandon du projet initial de rendre les trottoirs aux piétons en créant une piste cyclable bidirectionnelle sur cet ouvrage, alors même que la Métropole mène une campagne de communication dans laquelle les pistes “sauvent des vies”.

Un point noir pour les cyclistes

Le Pont de l’Université est actuellement doté de simples marquages cyclables peints sur trottoir, engendrant des conflits entre piétons et cyclistes, qui doivent slalomer entre les candélabres : ce pont et les deux carrefours avec les quais Gailleton à l’Ouest et Claude Bernard à l’Est sont des points noirs identifiés dans le Baromètre Vélo 2025, l’enquête nationale menée par la FUB sur les conditions de déplacement des cyclistes. Cette situation est d’autant plus regrettable que la rue Marc Bloch et la rue de l’Université ont été dotées en 2025 d’une piste cyclable, ce qui entraîne une augmentation du flux cycliste sur le pont lui-même.

Des travaux de rénovation de grande ampleur indispensables

La structure du Pont de l’Université est fragile et nécessite des travaux lourds. Des études ont été menées par la Métropole et la Ville de Lyon pour l’entretenir et rénover l’éclairage, prévoyant également un élargissement de la chaussée pour créer un couloir bus et une piste cyclable bidirectionnelle.

Selon le projet de délibération, cet élargissement n’a pas été retenu « pour des raisons financières», son surcoût étant estimé à 1,5 M€, soit moins de 10 % des 16,6 M€ de l’opération : si ce projet était adopté en l’état, les personnes se déplaçant à vélo se verraient donc contraintes de circuler, pour encore de longues années, sur des bandes étroites sur trottoir.

Cette décision, alors que le prix de l’essence est au plus haut, et que la Métropole fait campagne contre des “trottoirs trop encombrés” et pour des “pistes cyclables pas faites pour faire joli” irait à l’encontre du souhait de la Présidente de la Métropole d’améliorer la qualité de vie des habitants.