Nos actualités

  • Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.

    Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.

    Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.

    Vous pouvez retrouver le document du plaidoyer ici :

  • Prise de position du Collectif Vélo AuRA : Intermodalité vélo+TER et vélo+autocar

    Prise de position du Collectif Vélo AuRA : Intermodalité vélo+TER et vélo+autocar

    Le manque d’interopérabilité entre le vélo et les transports collectifs est un frein au développement du vélo dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, notamment avec les Trains Express Régionaux (TER) et les transports routiers interurbains (autocars) dont la Région Auvergne-Rhône-Alpes est compétente, ainsi que le SYTRAL pour les Cars du Rhône. C’est aussi un frein au développement d’un système de mobilité complet. Pour donner des orientations aux acteurs publics et privés concernés, le Collectif Vélo AuRA publie une prise de position sur le besoin de développer l’intermodalité vélo+TER et vélo+autocar. 

    Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de la publication de Plan Vélo Régional diffusé à l’occasion de la campagne #ParlonsVelo2021 pour les élections régionales 2021.

    Aussi, pour développer l’intermodalité vélo + TER et autocar + TER dans la région Auvergne Rhône-Alpes, notre collectif requiert pour 2027 :

    Généraliser et développer le stationnement vélo sécurisé et la location courte durée de vélo dans les gares ferroviaires et routières, ainsi que l’emport de vélos non démontés à bord des TER et autocars

    Une politique intermodale implique de proposer des équipements suffisamment nombreux et correctement dimensionnés pour stationner son vélo en toute sécurité à proximité des gares ferroviaires ou routières et pouvoir emprunter un vélo à sa gare de destination, ou, pour répondre à l’ensemble des besoins, l’emporter sans difficulté à bord du TER ou de l’autocar.

    Déplacements du quotidien :

    • L’ensemble des gares ferroviaires et routières de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont équipées de stationnement vélo sécurisé pour un nombre de places équivalent à 9 % de la fréquentation voyageurs journalière. Le stationnement sécurisé est accessible sans coût et de façon lisible et simple à toutes et tous les cyclistes muni·es d’un titre de transport (qu’il s’agisse d’un abonnement ou d’un titre ponctuel). Il est implanté à proximité de la gare, au moins aussi près que le stationnement automobile, et correctement signalé dans l’enceinte de la gare. Le stationnement peut accueillir tout type et toute dimension de vélos (vélo-cargo, tricycle, etc.).

    • L’ensemble des TER et autocars de la région Auvergne Rhône-Alpes offrent min. 8 places vélo non démonté par rame de train et min. 5 places par autocar d’ici 2027[1] ; le service est gratuit et sans réservation ; une tolérance est observée au-delà des places disponibles si cela ne gêne pas les autres usager·es et ne contrevient pas aux règles de sécurité. Les places vélo sont signalées sur le quai (par exemple sur la signalétique de composition du train), et les agents s’efforcent à garder les places vélo libre d’accès.

    • Les abonnés peuvent bénéficier d’une offre de location courte durée de vélo à leur gare de destination, ou une aide à l’achat ou à une location longue durée d’un vélo pliant à assistance électrique ou non.

    Tourisme à vélo et usage de loisirs : L’ensemble des lignes de TER et autocars de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui desservent les grands itinéraires cyclables en haute saison sont équipées de minimum 25 places par train ; un espace est prévu pour les remorques ; une réservation multicanal est possible, mais non obligatoire ; le service est gratuit ou inférieur à 10 % du prix du billet. Un agent est présent pour assurer le bon fonctionnement du service. Une attention particulière est portée aux personnes à mobilité réduite qui souhaitent emporter leur vélo. 

    Notre collectif sollicite d’être consulté lors de la commande de nouveau matériel pour répondre aux besoins futurs de l’intermodalité vélo+TER ; un espace devra notamment être prévu pour les vélos de grand gabarit (vélos cargos, tandems, etc.).


    [1]  Si aucune solution technique ne permet d’offrir un emport accessible à tous, et qui n’impacte pas significativement la vitesse commerciale, nous suggérons d’étudier des solutions alternatives comme l’aide à l’achat et la location longue durée de vélo pliable mécanique et à assistance électrique.

    Rendre les gares ferroviaires et routières accessibles à vélo jusqu’aux quais

    Des aménagements cyclables sécurisés qui desservent les gares ferroviaires et routières sont indispensables pour que le vélo soit une solution de rabattement pour tou·t·es les usager·es. La circulation en gare et la facilité d’accès aux quais est également à prendre en compte par l’installation d’équipements adéquats.

    Accessibilité des gares : L’ensemble des gares ferroviaires et routières de la région Auvergne-Rhône-Alpes sont accessibles grâce à des aménagements cyclables sécurisés reliés au réseau cyclable local et aux grands itinéraires.

    Accessibilité aux quais : L’ensemble des quais sont facilement accessibles à vélo (par l’installation de goulottes, d’ascenseurs fonctionnels et correctement dimensionnés, …). L’accès au quai par les vélos de grand gabarit (vélos cargos, tandems, etc.) doit être considéré à l’occasion de travaux sur l’accès aux quais.

    L’installation d’équipements et l’existence de services nécessaires à la pratique du vélo au quotidien et de loisirs (auto-réparation, consigne, etc.), et donc notamment à proximité des pôles d’intermodalité, pourra faire l’objet d’une autre prise de position du Collectif Vélo AuRA.


  • Rue du Vallon – Marcy l’Étoile

    Rue du Vallon – Marcy l’Étoile

    Courrier envoyé le 30 juin 2021 à la Délégation Gestion et Exploitation de l’Espace Public, Direction du territoire Ouest Sud des services urbains

    Copie à Monsieur le Vice-Président à la Voirie et aux mobilités actives, à Monsieur le Maire de Marcy-l’Étoile, et au Conseil d’administration de La Ville à Vélo

    Monsieur,

    Un aménagement de la Rue du Vallon à Marcy l’étoile est en cours de test dans notre commune.

    Cet aménagement consiste en la mise en place d’un sens unique pour les véhicules motorisés, d’un double sens cycliste (DSC), d’un double cheminement piéton de chaque côté de la rue et de la signalisation de places de parkings en alternance de chaque côté de la chaussée. Cet aménagement fait l’objet d’une bronca de la part d’une partie des riverains.

    En ce qui concerne nos adhérents, utilisateurs cyclistes ou piétons de cette voirie, les retours sont les suivants :

    • La création de places de parking repérées et la mise en place du sens unique ont permis de libérer les trottoirs des voitures en stationnement et ainsi de sécuriser les déplacements des piétons.
    • Le double sens cycliste permet d’éviter un trajet plus long par l’Avenue Marcel Mérieux, voirie considérée comme dangereuse par les cyclistes. Ce DSC est considéré comme nécessaire.
    • Les utilisateurs cyclistes considèrent comme dangereux l’aménagement dans le virage situé après l’impasse du vallon dans le sens du DSC et demandent un traitement adapté.
    • Plusieurs personnes se posent la question de l’intérêt d’un double cheminement piéton qui réduit les zones de circulation et notamment le DSC. Plusieurs personnes font remonter que la réussite de cet aménagement dépendra de la bonne volonté des utilisateurs (motorisés et cyclistes) ainsi que de la capacité de la municipalité à exercer ses pouvoirs de police pour assurer que le stationnement des véhicules ne déborde pas des emplacements prévus.
    • Enfin, nous avons eu quelques remarques quant à l’embellissement : cette voirie se trouvant dans une zone pavillonnaire déjà bien pourvue en arbres, nous pourrions éviter d’ajouter des arbres et avec eux les risques de dégradation de chassée par les systèmes racinaires pour se concentrer sur des végétaux moins volumineux.

    Nous profitons de ce courrier pour rappeler notre demande de mise en place d’un DSC sur l’aménagement provisoire de la Rue des Sources (confère notre précédent courrier et la réponse de la métropole du 8 février 2021).

    Nous rappelons également les demandes de DSC faites via l’application TOODEGO pour la rue du Fer à Cheval et le Chemin de la Grand Serve et restons à votre disposition pour échanger sur ce courrier ainsi que sur les demandes en cours.

    Pour le groupe local de la Ville à Vélo,

    Eric Maître

  • Tribune : Face à la sédentarité inquiétante des enfants, encourageons leur mobilité à vélo

    Tribune : Face à la sédentarité inquiétante des enfants, encourageons leur mobilité à vélo

    Cette tribune a été publié le 3 juillet 2021 par Le Progrès : https://www.leprogres.fr/economie/2021/07/03/tribune-face-a-la-sedentarite-inquietante-des-enfants-encourageons-leur-mobilite-a-velo. Elle est co-signée par La Ville à Vélo et la Maison du Vélo de Lyon.

    L’OMS tire la sonnette d’alarme. 87 % des adolescents français de 11 à 17 ans ne font pas une heure d’activité physique par jour, la dose minimale recommandée pour cette tranche d’âge. Former les enfants à la pratique du vélo dès l’école primaire et adapter nos rues pour sécuriser les déplacements en vélo permet de relever ce défi de santé publique. La Convergence Vélo – ce dimanche 4 juillet – invite les familles à découvrir que le vélo c’est pratique, convivial et éco-logique pour les déplacements quotidiens.

    La sédentarité des enfants a des conséquences immédiates sur leurs capacités physiques et intellectuelles, avec une diminution constatée de leur endurance sportive et de leurs capacités cognitives. Alors même qu’ils sont à l’âge où leur capital santé se construit. à plus long terme, des enfants sédentaires deviennent des adultes sédentaires, avec un impact significatif sur l’espérance de vie en bonne santé. 

    L’OMS insiste sur le fait que cette activité physique régulière ne doit pas être considérée comme une contrainte, et que même les activités de faible intensité sont bénéfiques. Ainsi, créer les conditions pour permettre aux enfants et adolescents de se déplacer au quotidien à vélo pour aller à l’école, à leurs loisirs… leur permettrait d’être actifs au quotidien, améliorerait leurs capacités cardiorespiratoires et cardio-métaboliques, et diminuerait leur risque d’obésité.

    La Convergence Vélo 2021 – au départ de Caluire, Francheville, Meyzieu, Oullins et Vénissieux ce dimanche – est l’occasion pour parents et enfants de tester les balades à vélo, et de constater que les kilomètres s’avalent sans difficulté. De tels événements contribuent à promouvoir la « petite reine » comme le mode de déplacement privilégié pour les familles.

    Pour que parents et enfants adoptent le vélo, une voirie sécurisée et une éducation au vélo sont indispensables et complémentaires  : 

    – une voirie sécurisée, pour garantir la sécurité des cyclistes, avec des aménagements séparés sur les grands axes, et l’abaissement de la vitesse à 20 ou 30 km/h ailleurs. Réduire la vitesse de 50 km/h à 30 km/h divise par 5 le risque de décès en cas d’accident.

    – une éducation, dès le plus jeune âge, aux déplacements à vélo. Le programme du Savoir Rouler à Vélo, lancé par le Plan Vélo national de 2018, intègre la connaissance du code de la route vu du guidon, la conduite du vélo en autonomie en ville, et se conclut par une certification exigeante. Il sera systématisé dans les enseignements du cycle 3 (CM1-CM2-6e) à partir de 2024, mais les 10 h au programme ne seront pas suffisantes pour mettre parents et enfants réellement en confiance. Rien de tel que l’utilisation familiale du vélo pour cela !

    Pour que le vélo devienne le mode de déplacement privilégié des enfants et des adolescents, nous comptons sur les élu·es de nos territoires. Pour financer une formation de qualité des enfants dès l’école primaire via le Savoir Rouler à Vélo, et transformer nos rues pour que les enfants puissent circuler à vélo, avec leurs parents puis en autonomie. 

    Photo : Déplacement à velo entre Sathonay-Camp et le collège Lassagne (Caluire) pour 25 élèves de 6ème en juin 2021.

  • Courrier : Projet d’aménagement et de végétalisation des abords de la place Sathonay

    Courrier : Projet d’aménagement et de végétalisation des abords de la place Sathonay

    Madame la maire,

    Nous souhaitons par la présente apporter notre contribution à la consultation que vous menez sur le devenir de la place Sathonay et des abords. 

    Notre association appelle de ses vœux à la piétonnisation de la Presqu’Ile, et cela au moins jusqu’à la rue Burdeau tel que cela a pu être discuté précédemment avec Madame Nathalie Perrin-Gilbert. Aussi, nous saluons la volonté de la Ville de réduire le trafic automobile pour privilégier la sécurité des piétons et réduire la pollution et le bruit au bénéfice des riverains et des usagers. 

    Pour réussir l’apaisement de la place Sathonay et de ses abords, nous sollicitons ce qui suit : 

    • Transformer l’ensemble de la voirie encore ouverte à la circulation en zone piétonne, ou sinon en zone de rencontre, dûment signalé, pour informer les usagers en voiture de la priorité des piétons, puis des cyclistes ; 
    • Supprimer l’ensemble du stationnement en voirie sur l’ensemble de la zone (Place Sathonay, rue Poivre, etc.), y compris les places de livraison ;
    • Réduire la largeur de la voirie pour empêcher le stationnement de véhicules (notamment rue Sergent Blandan le long de la Place Sathonay où on observe l’arrêt et le stationnement de véhicules sur l’aménagement cyclable) ; 
    • Déplacer le stationnement vélo en voirie aux entrées du quartier, et prévoir du stationnement pour les lycéens du Lycée de la Martinière ainsi que du stationnement pour les vélo-cargos et véloadaptés.

    Dès lors que la circulation des cyclistes sera continuellement sécurisée pour contourner la Place Sathonay par la rue Terme, la Place de la Paix et la rue de la Martinière, les cyclistes qui circulent aujourd’hui via la rue Sergent Blandan pourront se reporter en toute sécurité (et éviter les pavés). En attendant un tel aménagement, nous appelons à maintenir l’accès des cyclistes sur cet axe, en évitant notamment l’installation de barrières ou de potelets rapprochés destinés à empêcher la circulation automobile dans le tronçon de la rue Sergent Blandan entre la Place Sathonay et la rue Fernand Rey.

    En espérant que ces propositions retiendront toute votre attention, nous restons à votre disposition pour plus d’informations et nous prions d’agréer, Madame la Maire, l’expression de nos salutations distinguées.

  • Élections régionales 2021 : Bilan et perspectives

    Élections régionales 2021 : Bilan et perspectives

    Le 18 mars passé, nous vous annoncions la création du « Collectif Vélo Auvergne Rhône-Alpes » à l’occasion des élections régionales. Ce collectif réunit 31 associations promouvant le vélo et l’auto-réparation, et représentant la diversité des territoires de notre région, avec l’objectif commun de faire du vélo une priorité pour les candidat·es. Son action a abouti à la publication d’une proposition de Plan Vélo Régional et d’un questionnaire sur la plateforme « Parlons Vélo 2021 » destiné aux listes candidates.

    Découpé selon les différentes compétences de la Région, la proposition de Plan Vélo Régional présente et détaille 23 propositions afin d’accompagner le développement de l’utilisation du vélo sur le mandat à venir : consacrer 20€ par habitant·e et par an au développement du vélo, développer une filière de formation dédiée aux métiers du vélo, coordonner et développer un schéma régional d’itinéraires cyclables ambitieux, etc. L’ensemble des candidat·es, quelle que soit leur sensibilité, ont été invité·es à intégrer ces propositions dans leur programme et à répondre au questionnaire auquel 5 listes ont répondu.

    La liste menée par Monsieur Wauquiez s’est engagée auprès du Collectif et de l’AF3V qui a mené une campagne intitulée VOIES VERTES en route pour le vélotaf !. Les bénévoles de La Ville à Vélo seront vigilants à la réalisation de ces engagements.

    Dans le questionnaire du Collectif, Monsieur Wauquiez s’engage fermement à adopter un plan vélo régional ambitieux structuré et financé qui comprendra un Schéma Régional des Véloroutes allant au-delà du schéma national. Il s’engage également à en coordonner la réalisation et à accompagner les collectivités dans son déploiement mais également dans celui de leurs propres politiques cyclables via des cofinancements régionaux ou dans la recherche de ces derniers (financements nationaux ou européens, …). Nouveauté depuis la loi LOM : Monsieur Wauquiez s’engage fermement à permettre la mise en œuvre des politiques cyclables ambitieuses et financées sur les territoires qui ne se sont pas saisi de la compétence mobilité.

    Monsieur Wauquiez s’engage également à développer des parcours de formation et d’apprentissage dédiés aux métiers autour du vélo et des services, et à favoriser la structuration d’une filière industrielle de fabrication de vélos et d’équipements ainsi que le soutien à la filière du réemploi.

    Auprès de l’AF3V, Monsieur Wauquiez s’est engagé à soutenir l’aménagement de 1 000 kilomètres de voies vertes, ainsi que la création de véloparcs et l’achat de vélos par les communes. Il s’est également engagé à mener à terme la Via Rhôna, la Via Allier et la Via Fluvia, et de lancer de nouveaux itinéraires autour des cinq lacs alpins ou de la vallée de la Maurienne.

    Lettre d’engagement de Monsieur Wauquiez auprès de l’AF3V

    Les bénévoles de La Ville à Vélo engagé·es dans la commission « Elections régionales » ont participé activement à la création et l’animation du collectif. Charles, Cyprien, Alexis, Frédérique, ou encore Nicolas ont contribué à la création du site web, à l’animation du fil Twitter et de la page Facebook, à la rédaction de la proposition de Plan Vélo Régional, à répondre aux questions des médias et à rencontrer les équipes des candidat·es. Vous aussi apportez vos compétences à une commission de La Ville à Vélo. 

    Dans la métropole de Lyon, La Ville à Vélo a été rejoint par la Maison du Vélo de Lyon et les ateliers de la CLAVette (Change de Chaine, Atelier du Chat Perché, La P’tite Rustine, Janus, Cyclub, Les Bikers).

    A propos du Collectif Vélo Auvergne Rhône-Alpes :

    • Collectif d’associations FUB, FFCT, Heureux Cyclage et AF3V de la région AuRA
    • Objectif : Mettre le vélo au cœur des élections régionales de juin 2021
    • Représentativité : 32 associations et plus de 10 000 adhérent·es

  • Convergence Vélo 2021 : LE rendez-vous des cyclistes !

    Convergence Vélo 2021 : LE rendez-vous des cyclistes !

    L’événement festif Convergence Vélo organisé par la Maison du Vélo de Lyon revient cette année le dimanche 4 juillet. Ne manquez pas ce rendez-vous et parlez-en autour de vous !

    Les adhérent·es de La Ville à Vélo sont invité·es à participer à l’accompagnent des cortèges (inscription ici) et à la tenue des deux stands de La Ville à Vélo (inscription ici).

    Retrouvez le programme sur le site de la Maison du Vélo :

  • Retour sur la journée Vélo à Chassieu le Samedi 12 Juin 2021

    Retour sur la journée Vélo à Chassieu le Samedi 12 Juin 2021

    Samedi 12 Juin, sous un grand soleil, le CassC’quot-LVV s’est fait remarqué sur le marché de Chassieu. Avec toute notre équipe présente sur le stand, les Chasselands et quelques extérieurs ont pu échanger sur la pratique du vélo au quotidien dans Chassieu et les alentours.

    Temps de parcours, itinéraire conseillé, obstacle à la pratique, comité vélo mis en place avec la mairie et la métropole mais surtout sur les bienfaits du vélo, les sujets abordés ont été nombreux et variés. Pour aiguiser la curiosité, étaient rassemblés autour de nous différents modèles de vélo : VAE, Tandem, Vélo pliant, vélo cargo, vélo avec carrioles, La P’tite Rustine, avec Antoine et Jean-Pierre autour de leur atelier mobile, a fait le plein en animant des séances d’auto-réparation. La Mairie de Chassieu, quant à elle, présentait les panneaux de signalisations concernant la pratique du vélo, … un pas vers la démocratisation du M12b ! 😉

    Pour notre équipe qui se réunit uniquement en visio depuis plus d’un an, ce samedi fût un moment convivial pour se retrouver « en vrai » et partager expériences vélo, projets d’actions pour l’année prochaine et régaler nos papilles autour d’un pique-nique. Que du bonheur !

    Antoine, Catherine, Christophe, Jean-François, Jean-Michel,
    Pascal, Paul, Pierre-Henri, Sophie

  • Courrier  à l’attention de Monsieur le Député Cyrille Isaac-Sibille, député de la 12e circonscription du Rhône

    Courrier à l’attention de Monsieur le Député Cyrille Isaac-Sibille, député de la 12e circonscription du Rhône

    Monsieur le Député,

    Nous revenons vers vous suite à notre tour à vélo du 11 juin dernier entre Oullins et Tassin-la-Demi-Lune.

    Nous tenions à vous remercier à nouveau de votre disponibilité et des échanges constructifs que nous avons eus ce jour-là concernant la pratique du vélo utilitaire dans la métropole de Lyon et, plus précisément, la nécessité et l’enjeu de fédérer les différentes parties prenantes, comme notamment les Maires de votre circonscription, autour du projet de Réseau Express Vélo.

    Nous avons évoqué quelques points-clés ensemble qu’il nous semble bon de rappeler ici et de mettre en perspective.

    Pourquoi favoriser la pratique du vélo ?

    Favoriser les déplacements quotidiens à vélo ou à pied, contribue à lutter contre la sédentarité.

    76 % des résidents de Val d’Yzeron et 73 % de Lônes et Coteaux du Rhône marchaient moins de 10 min par jour en 2015 (source : Pratiques de déplacements sur les bassins de vie du Scot de l’agglomération lyonnaise – Enquête Déplacements 2015, page 10). Pourtant, 57 % des déplacements sur le territoire de la métropole de Lyon font moins de 3 km, une distance aisément réalisable en vélo, à condition de se sentir en sécurité et de ne pas avoir peur de se faire voler son vélo, ce qui sont les deux principaux freins à la pratique du vélo (source : Enquête Déplacements 2015 – Résultats sur le SCOT de l’agglomération lyonnaise, page 2).

    Le vélo participe à la lutte contre les inégalités entre les Français. 

    Le vélo est un mode de transport peu coûteux et plus rapide que tous les autres modes pour les déplacements à l’échelle de la métropole. La pratique du vélo permettra de sortir de l’isolement 23,9 % des ménages d’Oullins sans voiture, 13,4 % à Sainte-Foy, 8,8 % à Irigny et 15,1 % à Tassin-la-Demi-Lune en leur donnant accès à un emploi, des loisirs, etc (source : INSEE 2017 à Oullins, Sainte-Foy, Irigny, Tassin-la-demi-lune).

    Le vélo contribue à rendre la main-d’œuvre active et mobile, ce qui bénéficie à nos entreprises.

    En milieu urbain très dense, chaque kilomètre en voiture coûte 36,5 c€ en congestion. Ainsi, parcourir 15 km par jour en voiture coûte 5,4 € en temps perdu cumulé pour tous les autres usagers (source : Les usagers de la route paient-ils le juste prix de leurs circulations ?, Direction Générale du Trésor, avril 2021, page 5 pour les communes avec une densité moyenne de 6 750 hab/km²).

    Le secteur du vélo contribue à la croissance économique.

    Hors externalités santé, l’économie du vélo pèserait 43,5 Mds€ en 2030 avec 9 % de part modale contre 22,5 Mds€ aujourd’hui (source : Impact économique et potentiel de développement des usages du vélo en France en 2020, ADEME, Synthèse page 12)

    Le vélo est bon pour la planète et la qualité de l’air.

    En terme de CO2, parcourir 15 km par jour en voiture représente un total de 1,09 tCO2 / an (source : Empreinte au km thermique proposé par l’ADEME dans son calculateur NosGestesClimats). En terme de qualité de l’air, les transports contribuent en AuRA à hauteur de 12% des émissions de PM 10 et de PM 2.5, et de 61% des émissions d’oxydes d’azote (NOx). De plus, en cas de forte chaleur, ces NOx et les composés organiques volatiles non méthaniques (COVNM) contribuent à la formation d’ozone, polluant encore en augmentation dans la région (source : Atmo Auvergne Rhône Alpes, Bilan 2020 de la qualité de l’air, page 9).
    Plus généralement, le cycle de vie d’un vélo représente un impact sur la planète bien inférieur à celui d’une voiture.

    Créer des infrastructures cyclables permet de libérer de l’espace public pour en faire un lieu de vie.

    La voiture occupe plus de 60 % de l’espace public de la métropole de Lyon, qu’elle soit en circulation ou en stationnement, alors qu’elle représente 44 % des trajets (source : Plan de déplacements urbains – Agglomération Lyonnaise – 2017/2030, Sytral page 31). Une voiture transporte en moyenne 1,33 personne et occupe 12 à 20 m² : le trafic automobile semble alors dense, alors que ce mode de transport n’est tout simplement pas efficace ! À largeur égale (3.5m), une piste cyclable peut faire passer 7 fois plus de personnes qu’une voie automobile. 

    Comment favoriser la pratique du vélo ? 

    Nous croyons que favoriser la pratique du vélo requiert de la part des élus :

    • une politique engagée pour intégrer le vélo dans l’ensemble des politiques publiques et en favoriser la pratique (voirie mais aussi fiscalité, police, etc.) ;
    • des infrastructures de qualité pour garantir la sécurité des cyclistes (voirie) et lutter contre le vélo de vols (stationnement sécurisé) ;
    • une communication qui promeut les avantages individuels et collectifs de la pratique du vélo ;
    • une éducation au savoir-rouler dès l’école primaire ;
    • un soutien à l’économie du vélo pour développer une offre de produits et services à destination des particuliers, du secteur du transport, des entreprises et des collectivités.

    De l’intérêt du Réseau Express Vélo

    Entre 2019 et 2020, la pratique du vélo a augmenté de 30 % dans la métropole de Lyon (hors période de confinement). Cela vient confirmer la hausse annuelle continue de plus de 10% depuis une décennie, mesurée par les compteurs de la Métropole de Lyon. Les infrastructures sont un préalable à ce changement : l’essor du vélo dans le centre de Lyon mais aussi dans des villes comme Londres ou Paris en est le témoin.

    Le projet de Réseau Express Vélo porté par la Métropole de Lyon sera déterminant pour convaincre les plus hésitants, parce que moins expérimentés ou plus fragiles, à enfourcher leur bicyclette et changer leur habitudes. Il répond à la fois à un besoin de mobilité locale, par exemple traverser Oullins ou Tassin-la-Demi-Lune de façon sécurisée, et à des besoins de déplacement à l’échelle de la métropole. Ce réseau contribuera à désengorger les voiries actuelles, saturées de voitures, à la fois pour des trajets Lyon-banlieue et pour les liaisons entre communes de 1ère et 2ème couronne. 

    Nous espérons que le trajet que nous avons fait ensemble vous a montré le potentiel du Réseau Express Vélo sur votre circonscription et l’intérêt de sécuriser les trajets à vélo sur les axes principaux et les plus directs. Il s’agissait de montrer par l’exemple que l’on peut faire une longue distance à vélo pour se rendre à son travail, accompagner ses enfants ou faire ses courses. Il s’agissait également de vous faire comprendre le sentiment d’insécurité que l’on peut ressentir en vélo sur le territoire de votre circonscription, là où la voirie est partagée avec les automobilistes. 

    Ces infrastructures sont attendues non seulement par les usagers, que la Ville à Vélo représente, mais aussi par les entreprises de l’ouest lyonnais qui développent d’ambitieux plans de mobilité particulièrement favorables au vélo (Exemple : le PMIE entre Sanofi Pasteur, bioMérieux, VetAgro Sup, l’intefp et Ramsay Générale de Santé).

    Différentes communes de votre circonscription montrent des réticences au passage d’une ligne du réseau express vélo sur leur territoire, malgré l’attractivité que pourrait représenter cet aménagement pour leur commune et les importants objectifs environnementaux qui, tôt ou tard, les rattraperont de manière directement contraignante. Pour rappel, une décision du Conseil d’Etat, attendue fin juin, va probablement enjoindre, à nouveau, au Premier Ministre de « prendre toutes mesures utiles permettant d’infléchir la courbe des émissions de gaz à effet de serre produites sur le territoire national afin d’assurer sa compatibilité avec les objectifs » de la France, dans un délai de neuf mois. En cas d’injonction, les actions seront déclinées sur l’ensemble du territoire et notamment dans les communes de l’ouest lyonnais (voir l’article du Monde du 11 juin 2021).

    Enfin, lors de notre discussion, nous nous sommes rejoints sur le fait qu’il ne s’agit pas d’opposer les personnes. En revanche, il faut bien opposer les modes de déplacement. Développer l’usage de modes de transport durables, et notamment du vélo, impose de réduire la place dédiée à la voiture et doit être un objectif en soi. Ne pas le reconnaître serait passer à côté du débat et des enjeux sur la mobilité. 

    En conclusion, nous comptons sur votre contribution pour encourager la prise de conscience de l’importance de développer l’usage du vélo au sein de votre circonscription, à travers notamment le projet de Réseau Express Vélo.

    Nous vous remercions encore de votre attention et vous prions de recevoir, Monsieur le Député, nos salutations distinguées. 

    Carole Nicolas, Tassin à Vélo

    Frédérique Bienvenüe, co-présidente de La Ville à Vélo

    Nicolas Frasie, co-président de La Ville à Vélo

    POUR ALLER PLUS LOIN

    Les chiffres des mobilités sur le territoire de la métropole de Lyon

    Suivre les chiffres en open-data du trafic vélo mesurés par des compteurs

    Une mobilité durable renforce l’attractivité des villes

    Voir l’entretien de Sonia Lavadinho au Monde, 09/09/2020

    La pratique du vélo est bonne pour la planète et est au cœur du développement d’un transport durable

    La promotion du vélo permet de répondre à l’un des 17 objectifs de développement durable définis par les Nations Unies et contribue à l’implémentation du “Pan-European Masterplan on Cycling Promotion 21”.

    Au niveau européen, la pratique du vélo fait partie du Pacte vert pour l’Europe, de la “Strategy for Sustainable and Smart Mobility » et de la « Urban Mobility Strategy “.

    La France, à travers sa Stratégie Nationale bas-carbone, vise un passage de 3 % à 12 % de part modale du vélo dès 2030 et à 15 % en 2050.

    Au niveau de la Métropole de Lyon, une concertation a eu lieu ces dernières semaines pour la révision du Plan de Protection de l’Atmosphère et la pratique du vélo va très certainement prendre un tournant dans la prochaine version de ce plan.

    Le Réseau Express Vélo, ce sont :

    • des voies sécurisées, réservées aux cyclistes et séparées physiquement du reste de la route, des trottoirs et des voies de bus ou de tram,
    • des voies larges de 3 à 4 mètres pour se croiser en toute tranquillité même avec un vélo cargo,
    • du mobilier urbain adapté le long des tracés : repose-pied aux carrefours, fontaines, stations de gonflage, arceaux de stationnement,
    • des itinéraires continus, prioritaires aux intersections, les plus directs possibles, avec une signalétique bien visible,
    • le plus de végétation possible pour apporter de l’ombre et de la fraîcheur en été.

    Chez nos voisins européens :

    https://www.cyclable.com/blog/2017/11/15/lessor-des-autoroutes-pour-velo/

  • Assemblées Générales 2020-2021

    Assemblées Générales 2020-2021

    Les adhérent·es de la Ville à Vélo se sont réuni·es en visio pour l’assemblée générale le 14 juin 2021 à partir de 19h, les votes se déroulant à l’aide de Balotilo. La présentation de ces assemblées générales est disponible ici.

    Assemblée générale extraordinaire

    Nous avons modifié les statuts de notre association pour :

    • Mieux défendre les cyclistes victimes d’agression ou d’accident de la route
    • Agir aussi en cas d’absence de locaux vélos dans les bâtiments (permis de construire non conforme au PLU-H, locaux vélos réalisés ne respectant pas la réglementation …)
    • Agir au besoin avec des communes hors métropole (Genas, CCVG …)

    Ces nouveaux statuts ont été approuvés par 253 votes pour, 2 contre et 34 « ne se prononce pas ».

    Assemblée générale ordinaire

    Après la présentation de la gouvernance de La Ville à Vélo, partagée entre le conseil d’administration, les groupes locaux et les commissions, les actions de l’année ont été présentées : du fait du confinement, peu d’actions ont eu lieu en présentiel, mais nous avons été très présent·es dans les médias, sur les réseaux sociaux et auprès des élu·es. Merci aux bénévoles qui ont contribué à la mise en ligne de notre nouveau site web, et de notre cloud !

    Nous avons milité aux côtés de la FUB que le vélo apparaisse comme un mode de déplacement efficace dans le cadre de la loi Climat-Résilience, et avons coécrit un amendement repris par de nombreux député·es.

    Nous avons coopéré avec une trentaine d’autres associations de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour proposer un plan vélo régional aux candidat·es aux élections régionales 2021. Quatre des listes candidates ont répondu à notre questionnaire sur Parlons-Vélo.

    Cette année a aussi été marquée par la pérennisation d’aménagements cyclables de transition, l’arrivée de panonceaux M12 et la disparition de potelets. Nous saluons l’augmentation du nombre de places vélo dans les parkings concédés, et nous attendons toujours avec impatience la résorption de points noirs, identifiés pour l’essentiel grâce au baromètre des villes cyclables 2019. Le futur Réseau Express Vélo devrait contribuer à permettre aux cyclistes de se faire au quotidien des distances plus importantes en leur offrant des itinéraires larges, sécurisés, prioritaires aux intersections. Les annonces sont encourageantes mais nous attendons la publication du schéma du réseau et de l’échéancier de sa réalisation.

    Le rapport moral décrivant le bilan de l’année 2020-2021 a été approuvé par 260 voix pour, 2 contre et 27 « ne se prononce pas ».

    La présentation du budget de l’année 2020 montre un résultat net de 5960.60€, malgré une légère baisse du nombre des adhérent·es. Pour l’année à venir, nous envisageons d’embaucher notre premier salarié·e (à temps partiel) pour soulager le CA de la gestion administrative quotidienne de l’association.

    Le compte de résultat a été approuvé par 253 voix pour, 1 contre et 35 « ne se prononce pas ».

    Quitus a été donné aux trésoriers par 254 voix pour, 3 contre et 32 « ne se prononce pas ».

    Une seule liste était candidate pour le conseil d’administration. Elle a été élue par 264 voix pour, 4 contre et 21 « ne se prononce pas ». Les nouveaux membres du conseil d’administration sont donc Aline Brévier, Carole Nicolas, Clément Appercel, Denis Cordon, Dorothée Appercel, Frédérique Bienvenüe, Julien Mazille, Leslie Agabriel, Luc Alajouanine, Marien Lebreton, Nicolas Frasie et Sébastien Joannin.

  • Consultation sur le Plan de Protection de l’Atmosphère de l’Agglomération de Lyon

    Consultation sur le Plan de Protection de l’Atmosphère de l’Agglomération de Lyon

    La Préfecture du Rhône a organisé une consultation en vue d’élaborer le 3ème Plan de Protection de l’Atmosphère de l’agglomération lyonnaise. Cette consultation s’est déroulée en ligne du 10 mai au 7 juin. Voici les réponses que nous y avons apportées au nom de La Ville à Vélo.

    Nous n’avons répondu qu’aux questions qui nous semblaient pertinentes en lien avec le vélo.

    1) Selon vous, concernant les déplacements, la mobilité, les transports sur le territoire de l’agglomération lyonnaise, quels sont les problèmes de qualité de l’air ? quelles seraient les actions à mettre en œuvre pour y remédier ?

    Problèmes soulevés par la pollution liée aux transports : Les habitants du Grand Lyon subissent régulièrement des pics de pollution qui dépassent les normes autorisées, mais également une pollution continue qui met plus particulièrement en danger les personnes vivant le long des grands axes routiers. La cause majeure de ces pollutions est, en ce qui concerne l’ozone et pour partie les particules fines, les véhicules à moteur thermique.
    Actions préconisées :

    – Intégrer au PPA les feuilles de route adoptées en 2018 pour rendre contraignants les objectifs non encore réalisés et renforcer l’ensemble des objectifs décrits.

    – Zone à Faibles Emissions

    • Intégrer au PPA les feuilles de route adoptées en 2018 pour rendre contraignants les objectifs non encore réalisés et renforcer l’ensemble des objectifs décrits
    • Zone(s) à faibles émissions :
    • Pour faire baisser la pollution de fond : étendre la ZFE à plus de communes ou multiplier des ZTL, et contrôler leur respect.
    • Accompagner la mise en place de la ZFE par des aides financières pour les ménages et les entreprises avec des aides qui contribuent au report modal de la voiture vers les mobilités actives ou les transports en commun.
    • Envisager une interdiction à terme de circulation des véhicules à moteur thermique.
    • Renforcer l’offre de transport en commun, et en particulier pour le Rhône, mettre en place le « TER à la lyonnaise » (cadencement, billettique commune avec les transports urbains) à l’échelle de toute l’aire urbaine.
    • Mettre en place de plans de circulation défavorisant l’usage de la voiture pour les courts trajets

    – Situation particulière des tunnels de Fourvière et Croix-Rousse : limiter le flux de circulation en amont pour permettre un meilleur partage de l’espace public des voiries desservies (toute l’avenue Berthelot pour le tunnel de Fourvière par exemple).

    Mesure de la qualité de l’air : Mesurer les taux de particules ultrafines (PM2.5 et PM1) et contribuer à l’instauration d’une réglementation (européenne) cohérente avec les préconisations de l’OMS.

    Promotion des modes de déplacements alternatifs à la voiture individuelle et les favoriser :

    • Sortir du système voiture : remplacer les véhicules à moteur thermique par des véhicules électriques ne limitera la pollution par les particules issues des pneus et du système de freinage. 
    • Communiquer positivement sur les modes de déplacement actifs
    • Abaisser la vitesse moyenne en agglomération à 30 km/h : cela permet de sécuriser les déplacements des piétons et des cyclistes
    • Inciter les collectivités et les entreprises à accompagner financièrement les particuliers et les professionnels dans l’achat de vélos, de vélos à assistance électrique (VAE), de vélos adaptés (pour personnes PMR) et de triporteurs. L’aide à l’achat de vélos, VAE et triporteurs constitue en effet un levier de développement de ce mode de déplacement. 
    • Sensibiliser les habitants à la qualité de l’air : en définissant et diffusant les 10 éco-gestes que chaque citoyen peut mettre en œuvre pour réduire les émissions polluantes dans sa vie quotidienne; en organisant ou soutenant des événements grands publics (journée sans voiture, challenge mobilité, …)

     Sécurisation des déplacements à vélo pour inciter à la pratique : 

    • Renforcer la prévention et travailler en concertation avec les auto-écoles pour délivrer une formation prenant mieux en compte les plus vulnérables (apprendre à ralentir, apprendre à anticiper, apprendre à mieux contrôler ses angles morts, apprendre à bien gérer ses changements de direction, connaissance de la signalétique dédiée aux cycles,  etc). Il nous semble important que tout futur automobiliste bénéficie au moment de la préparation du permis de conduire d’une heure de circulation à vélo en agglomération.
    • Renforcer la verbalisation des comportements des automobilistes mettant en danger les usagers vulnérables de la route (piétons, cyclistes, …).
    • Former les agents de Police Nationale pour améliorer la prise en compte des plaintes des cyclistes (agressions, accidents, vol, …).
    • Aménager la voirie pour repartager l’espace public de façon à sécuriser et faciliter les déplacements en vélo ou à pied : développer un réseau d’aménagements cyclables continus et de qualité en agglomération mais également dans les territoires ruraux, améliorer l’état des trottoirs, veiller à l’accessibilité handicap, etc.
    • Former les enfants et adolescents au vélo en tant que mode de déplacement.
    • Se fixer pour objectif et se donner les moyens que tous les collégiens et lycéens puissent se rendre à vélo au collège et au lycée.

    Entreprises et personnes morales de droit public (administrations, établissements scolaires …) 

    Plans de mobilité :

    • Étendre l’obligation de réaliser un plan de mobilité aux administrations d’au moins 50 agents sur un même site : en plus des entreprises regroupant au moins 50 travailleurs sur un même site, les personnes morales de droit public d’au moins  50  travailleurs  sur  un  même  site  devraient,  elles  aussi,  être obligées de réaliser un plan de mobilité.
    • Accompagner la mise en œuvre des plans de mobilité : une information sur cette obligation et sur le contenu attendu d’un plan de mobilité devrait être largement diffusée.
    • Faciliter le dépôt et le suivi des plans de mobilité : selon la taille des entreprises ou des personnes morales de droit public, un suivi de la réalisation des plans de mobilité devrait être réalisé par l’autorité organisatrice de la mobilité. Une plateforme internet pourrait être créée en charge de la réception des plans, contenant un formulaire permettant de préciser, lors du dépôt, le contenu du plan. Elle permettrait d’en assurer le suivi chaque année.
    • Créer une plateforme régionale de groupement de commandes afin d’aider les PME et PMI à acquérir des flottes de vélo électriques ou non (véhicules de fonction, véhicules de livraison, déplacements inter-sites).

    Plans locaux de déplacement : Soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de plans locaux de déplacements.

    • Relancer collectivement les Plans Locaux de Déplacement (PLD).
    • Fixer un objectif ambitieux de part modale pour le vélo, la marche et les transports en commun.
    • Inciter à la prise en compte des émissions des véhicules ou de leur poids dans les politiques de stationnement (tarification en fonction des émissions CO2 du véhicule ou du poids du véhicule, zones de stationnement dédiées aux véhicules les plus légers ou les moins polluants, …).

    Logistique :

    Favoriser une logistique durable plus respectueuse de l’environnement du dernier kilomètre, via des véhicule à faibles émissions ou des vélo, en facilitant la création d’entrepôts de logistique mutualisés à proximité des centres-villes par exemple.

    Gestion des pics de pollution

    L’ensemble des mesures ci-dessus devraient permettre d’obtenir une diminution sensible de la pollution de fond. En cas de risque de pic : mettre en place des alertes pollution précoce et en assurer une diffusion la plus large possible. Il est nécessaire de mettre en place des mesures pour éviter le dépassement des seuils de polluants, et non pour faire baisser les niveaux de pollution une fois le seuil réglementaire atteint, d’autant plus que les seuils fixés au niveau européen sont nettement plus élevés que ceux préconisés par l’OMS et ne prennent pas en compte les particules les plus fines.  

    2) Selon vous, concernant les logements, les bâtiments et les locaux d’activité sur le territoire de l’agglomération lyonnaise, quels sont les problèmes de qualité de l’air ? quelles seraient les actions à mettre en œuvre pour y remédier ?       

    Le manque de locaux à vélo sécurisés à proximité des lieux de vie (logement, travail, études, commerces, loisirs, pôles d’intermodalité) est un frein à la pratique en raison du risque de vol. En effet, le vol de vélos est le deuxième obstacle à la pratique du vélo, après l’insécurité routière. L’enquête de Nova7 et Systra en juin 2019 auprès de 2 600 cyclistes de la métropole de Lyon avait permis d’en apprécier l’ampleur : un cycliste sur deux a déjà été victime d’au moins un vol de vélo depuis qu’il ou elle est résident de la métropole. L’insuffisance d’offre de stationnements sécurisés, tant au départ qu’à l’arrivée du déplacement, limite de ce fait l’usage du vélo en général, et du VAE et du vélo-cargo en particulier.

    C’est pourquoi nous demandons un doublement de la surface minimale prescrite pour les locaux à vélos par le PLU-H pour les immeubles de logements, de bureaux, les commerces, ainsi que la création de stationnement sécurisé vélo à hauteur de 8% de la fréquentation journalière dans les gares ferroviaires et routières (via le Collectif Vélo Auvergne Rhône-Alpes).

    Le respect de ces normes doit être plus strictement contrôlé lors du dépôt des permis de construireet lors de l’établissement du certificat d’achèvement et de conformité des travaux.

    Les collectivités doivent également contribuer à créer des locaux de stationnement vélo sécurisés à proximité des immeubles anciens dans les secteurs urbains denses. Dans cet objectif, nous recommandons de mettre en place un programme d’accompagnement sur le principe d’ECORENOV (réseau FAIR) pour la création de locaux vélos dans les copropriétés, les entreprises, les lieux d’étude et les lieux publics. Ce programme pourra apporter des conseils techniques appropriés, former et animer un réseau de fournisseurs et d’installateurs, et orienter vers les programmes de financement.Ceci est motivé par la multiplication des copropriétés qui ont sollicité notre association depuis 1 an pour obtenir des conseils pour créer ou équiper un local vélo.  Leurs préoccupations nous semblent opportunes puisque 85% de la population de la métropole vit en habitat collectif et 48% n’a aucune solution de stationnement adaptée (type local fermé) selon l’enquête de Nova7 et Systra. En pratique, 24% garent leur vélo dans leur appartement, 14% dans leur cave, et 10% sur leur balcon.

    Nous recommandons également de faciliter l’accès aux offres publiques de stationnement sécurisé grâce à la création d’un guichet unique. Il existe aujourd’hui 3 offres différentes sur le territoire de la métropole (LPA, TCL, SNCF), parfois juxtaposées (par exemple à la Gare de Oullins), avec autant de modalités d’accès différentes (contact, tarif, billettique, etc.), et aucune information sur leur disponibilité facilement accessible. Il nous semble opportun de créer un unique point de contact (site internet, SAV, …), une unique grille tarifaire et un unique support de billettique pour toutes les offres publiques du territoire.

    Enfin, nous croyons qu’une offre privée de stationnement sécurisé vélo pourra également se développer dans le parc privé de stationnements actuel si la réglementation le permet, en particulier en ce qui concerne les accès (accès partagés vélo et auto des rampes par exemple). 

    Les questions 3 et 4 concernant les activités industrielles et agricoles, nous n’y avons pas répondu.

    5) Selon vous, concernant l’urbanisme sur le territoire de l’agglomération lyonnaise, quels sont les problèmes de qualité de l’air ? quelles seraient les actions à mettre en œuvre pour y remédier ?

    Nous appelons à une meilleure prise en compte des enjeux de mobilité durable dans l’urbanisme, et in fine repenser les pôles d’activité de l’agglomération pour aller vers une vite du quart d’heure, où les besoins essentiels de chacun se trouvent dans un rayon de 15 minutes à pied ou 5 minutes à vélo.
    Pour ce faire, nous appelons à mobiliser les outils disponibles dans le PLU-H pour favoriser le développement des modes actifs et de la cyclologistique. Ces enjeux doivent également être pris en compte dans les études d’impact du PLU-H. En particulier, nous recommandons de ne pas étendre les zones commerciales en périphérie, qui incitent à l’utilisation de la voiture, mais également de ne pas étendre les zones urbanisées les plus exposées à la pollution et notamment, le long des grands axes routiers (M6/M7, A46, A45,…).
    Cette action pourra s’articuler avec l’instauration de quartiers sans voiture (« superblocs ») ou de zones à trafic limitée (ZTL), et par une diminution du stationnement automobile sur voirie. 

    6) De manière plus générale, quelles seraient, selon vous, les actions les plus importantes à réaliser pour réduire la pollution de l’air dans l’agglomération lyonnaise ?

    Nous appelons la Préfecture à assurer un pilotage et un suivi effectif des mesures décidées pour améliorer la qualité de l’air, pour permettre d’en évaluer l’impact réel sur la qualité de l’air, pour sensibiliser la population sur ses enjeux sanitaires, mais également pour fédérer et mobiliser les élus des collectivités. 

    7)   De manière plus générale, selon vous, quelles actions spécifiques faudrait-il mettre en oeuvre en cas de pic de pollution ? 

    Nous croyons nécessaire de mettre en place des mesures pour éviter le dépassement des seuils de polluants, et non pour faire baisser les niveaux de pollution une fois le seuil réglementaire atteint, d’autant plus que les seuils fixés au niveau européen sont nettement plus élevés que ceux préconisés par l’OMS et ne prennent pas en compte les particules les plus fines. C’est pourquoi nous appelons à la mise en place précoce des alertes pollution, et au contrôle strict et systématique en cas de pic de pollution (contrôles de vitesse, vérification des vignettes Crit’Air, etc.).

    Mise à jour (septembre 2021) : bilan de la concertation sur le site de la Préfecture du Rhône.