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  • Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.

    Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.

    Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.

    Vous pouvez retrouver le document du plaidoyer ici :

  • Montée du Chemin Neuf : Non au retour de la circulation automobile !

    Montée du Chemin Neuf : Non au retour de la circulation automobile !

    L’association La Ville à Vélo félicite le nouvel exécutif métropolitain pour sa volonté de sensibiliser les cyclistes aux risques inhérents aux fortes pentes. Cependant, elle s’inquiète de l’annonce, par les élus métropolitains et du 5ème arrondissement, du retour de la circulation automobile de transit sur la Montée du Chemin Neuf (Lyon 5). Cette mesure nuit à la sécurité des cyclistes et des piétons de ce secteur.

    A vélo, prudence sur les fortes pentes

    Peu importe le moyen de transport, on prend facilement de la vitesse dans les secteurs pentus : deux accidents récents rappellent qu’à vélo, il faut anticiper et rouler prudemment. Sur la montée du Chemin Neuf, des panneaux rappelant ces risques viennent d’être installés. C’est une bonne décision du nouvel exécutif et La Ville à Vélo l’appelle à poursuivre la formation des cyclistes par le biais de la vélo-école métropolitaine. Il s’agit d’un outil précieux pour former les futures et futurs cyclistes : réviser le code de la route, apprendre à tenir compte du contexte des déplacements, mais aussi vérifier régulièrement l’état de son vélo.

    Non à la réouverture de la montée du Chemin Neuf à la circulation de transit !

    La Ville à Vélo déplore l’annonce de la suppression du seul aménagement cyclable reliant le plateau de Saint-Just à la Presqu’île et séparant réellement les cyclistes des automobilistes. Le seul autre itinéraire reste la voie bus-vélo de la montée de Choulans, peu sécurisante à vélo, et très accidentogène également. Remettre du trafic de transit sur cet axe pénalisera les cyclistes mais aussi les nombreux piétons qui se déplacent sur le secteur. En effet, avec une rue réservée aux riverains, il est possible de diminuer la largeur de la chaussée et d’élargir les trottoirs dans ce secteur à la fois très touristique et fréquenté par les élèves des établissements scolaires environnant.

    Le nouvel exécutif, qui a fait campagne en promettant de réduire les points noirs des déplacements, est précisément sur le point d’en créer un, qui plus est pour des usagères et usagers vulnérables !

  • La 4ᵉ Édition de Quartiers Libres !

    La 4ᵉ Édition de Quartiers Libres !

    Quartiers Libres#4 revient pour une nouvelle édition, c’est une mobilisation festive et familiale pour la mobilité active des enfants, elle s’inscrit cette année dans le programme de la vélorution universelle !

    ➡️RDV DIMANCHE 14 JUIN à 10h place Guichard.

    ☀️🛴🚲 Ouvert aux petits et grands, avec ou sans enfant, prenez vos vélos, vos draisiennes et trottinettes pour participer à la célèbre Kidical Mass de Lyon !
    Rejoignez-nous pour cette balade joyeuse et festive destinée aux enfants et gratuite.

    📍L’itinéraire ira de la place Guichard au parc de la Feyssine.

    📆 HORAIRES ET PROGRAMMATION 📆

    🎨 Atelier Pimp’ ton vélo de 10h à 11h place Guichard : Ramène ton Doudou ! On fournit les ficelles et de quoi attacher les compagnons en peluche.

    ⏰ Départ ! RDV à 11h place Guichard

    🎶 Balade en musique en direction du Parc de la Feyssine. Le cortège sera encadré et sécurisé par nos bénévoles et salariés avertis.
    🌳 Arrivée au parc de la Feyssine à 12h avec boissons et restaurations sur place. Vous pouvez prévoir votre pique-nique.

    L’après-midi une balade au parc de Miribel est proposée dans le cadre de la clôture de la Vélorution Unvierselle. 
    Plus d’infos dans ce lien

  • Présentation de notre atelier sur les aménagements cyclables

    Présentation de notre atelier sur les aménagements cyclables

    En 2024 notre salariée Léa Ougier et le CA ont identifié un manque de support technique pour aider les nouvelles et nouveaux bénévoles à comprendre les enjeux des différents aménagements cyclables.
    Une mission a été lancée avec l’institut des transitions pour imaginer l’élaboration d’un atelier de formation à destination des bénévoles.

    Nous avons eu la chance d’accueillir : Mélodie Cros Ferreol, Anne-Laure Tournier et Magalie Dubois sur cette mission. Elle fut riche en rencontres et réflexions !

    Voici un petit retour en image et en intentions sur sa conception et son animation

    En tout c’est plus de 11 ateliers qui ont déjà été réalisés sur les sujets liés au plaidoyer. Cela équivaut à environs 170 personnes de formées sur les enjeux des aménagements cyclables !

    L’objectif était aussi de donner plus de légitimité aux femmes de travailler les enjeux techniques. Nous constatons un sentiment d’imposteur sur le rôle du plaidoyer parmi nos bénévoles. Lors de ces ateliers 30% des participants sont des femmes. Nous espérons pouvoir rattraper l’écart dans la participation bénévole sur les sujets techniques, grâce à cette formation.

    L’animation de la formation est ouverte à toute personne qui souhaite participer et partager ses connaissances aux autres. Un temps de formation dans le rôle de formatrice ou formateur est prévu pour prendre en main l’atelier.

    Pour plus d’infos rendez-vous sur notre fil Telegram : formation bénévole ou sur contact@lavilleavelo.org .

    Aujourd’hui cet atelier est la deuxième étape du parcours d’intégration des bénévoles. Pour connaitre la prochaine date ?
    -> Rendez-vous sur notre newsletter (en adhérant, vous la recevez automatiquement) ou sur nos réseaux sociaux !

  • Elections métropolitaines 2026 – 2ème tour décisif pour les mobilités

    Elections métropolitaines 2026 – 2ème tour décisif pour les mobilités

    Avec sa compétence de la voirie et un budget total de 4 milliards d’euros, la Métropole de Lyon porte une responsabilité majeure en matière de mobilités. Dans les 10 circonscriptions métropolitaines sur 14 où un second tour a lieu, le vote de ce dimanche décidera de la future majorité métropolitaine. La Ville à Vélo rappelle aux électrices et aux électeurs que voter pour la Métropole de Lyon ce dimanche 22 mars est tout aussi important que voter pour sa mairie, mais c’est surtout choisir l’avenir des mobilités à Lyon.


    Après un mandat marqué par un essor sans précédent du vélo dans la Métropole de Lyon, que proposent les candidat.e.s pour répondre aux besoins des cyclistes ?


    Pour aider les électrices et électeurs à faire leur choix dimanche, La Ville à Vélo publie le bilan des programmes vélo des duos Bruno Bernard/Grégory Doucet et Véronique Sarselli/Jean-Michel Aulas, aujourd’hui seuls duos susceptibles d’emporter la Ville de Lyon et/ou avoir une majorité métropolitaine.


    Les résultats :

    Le programme de l’union de la gauche et les écologistes (Bruno Bernard & Grégory Doucet) est ambitieux sur le sujet du vélo, et s’inscrit dans la continuation des réalisations du précédent mandat, avec notamment le très attendu projet d’achèvement des Voies Lyonnaises. Bilan : sur 9 thèmes, 7 sont évalués favorables ou très favorables, et 2 sont évalués partiels ou vagues.

    Le programme Coeur Lyonnais et Grand Coeur Lyonnais (Véronique Sarselli & Jean-Michel Aulas), présente des propositions intéressantes, comme l’aménagement de la Via Rhôna au sud de Lyon. D’autres mesures nuisent à la pratique du vélo, comme cette dangereuse idée de faire rouler les voitures sur les voies bus/vélo. Bilan : sur 9 thèmes, 7 sont évalués partiels ou vagues, et 2 sont évalués neutres.


    La Ville a Vélo a trouvé difficile l’évaluation du programme vélo de (Grand) Coeur Lyonnais : aucune mesure n’est chiffrée et des candidat·es sur une même liste ont exprimé des avis très divergents, concernant la poursuite des Voies Lyonnaises notamment.


    Notre analyse détaillée : metropole2026.lavilleavelo.org

  • Municipales 2026, le vélo, enjeu clé des mobilités locales

    Municipales 2026, le vélo, enjeu clé des mobilités locales

    À l’approche des élections municipales et métropolitaines de 2026, Rémi Mazeyrac-Audigier. et Thibaut Chardey de La Ville à Vélo, ont été invités au micro du podcast « En un battement d’aile » pour décrypter la place du vélo dans l’agglomération lyonnaise.

    🎧 Écoutez l’épisode complet ici :
    Municipales 2026 : le vélo, enjeu des mobilités locales


    Au programme :

    • Comprendre la répartition des rôles entre les mairies d’arrondissement et l’exécutif métropolitain.
    • Bilan des Voies Lyonnaises : Un effort inédit (110 km réalisés) pour la sécurisation des cyclistes, un réseau discontinu à poursuivre
    • Le Véloscore : Présentation de notre outil d’évaluation des politiques cyclables par commune.
    • Horizon 2026 : Nos attentes vis-à-vis des candidat·es et la nécessité de traiter les « points noirs » et discontinuités.

    Interview : Anne Devineaux / Mixage : Pascal Gauthier
    https://www.instagram.com/enunbattementdaile


    Transcription

    Pour écouter le podcast : https://podcast.ausha.co/en-un-battement-d-aile/municipales-2026-velo-enjeu-mobilites-locales

    Anne Devineaux : À l’approche des élections municipales et métropolitaines, En un battement d’ailes continue de vous proposer une programmation spéciale pour aider à mieux saisir ce qui se joue concrètement à l’échelle locale.

    Et dans cet épisode, on s’intéresse à un enjeu essentiel : la mobilité. Prendre le vélo plutôt que la voiture, attendre son bus, chercher une place pour se garer… Des gestes essentiels qui rythment nos vies au quotidien.

    Communes et métropoles sont au cœur des choix en matière de mobilité urbaine, et à Lyon, c’est peu dire que le sujet enflamme les débats. En effet, les pratiques ont beaucoup évolué ces dernières années, les cyclistes sont de plus en plus nombreux à arpenter la ville au détriment des automobilistes, et ces évolutions provoquent des remous. Certains s’en indignent, d’autres s’en réjouissent. C’est le cas de nos invités.

    Pour parler du sujet, nous sommes avec deux représentants de l’association La Ville à Vélo. Bonjour Rémi Mazeyrac-Audigier, et bonjour Thibaut Chardey.

    Rémi Mazeyrac-Audigier : Bonjour.

    Thibaut Chardey : Bonjour.

    Anne Devineaux : La Ville à Vélo, c’est donc une association créée il y a déjà trente ans. Vous menez toute une série d’actions pour encourager la pratique du vélo et de la marche à Lyon et plus largement dans les communes de la métropole. Des actions de sensibilisation donc auprès du grand public, mais vous vous efforcez aussi de peser sur les politiques locales. Au niveau des collectivités tout d’abord, pouvez-vous nous éclairer : entre les communes et la Métropole de Lyon, qui est en charge de quoi au niveau des compétences ?

    Rémi Mazeyrac-Audigier : Alors, sur la compétence de la voirie, donc tout ce qui va être infrastructure lourde de voies cyclables, c’est la Métropole qui gère. Et du coup, c’est absolument capital que la Métropole raisonne sur un plan vélo, et ce n’est pas à l’échelon municipal que le plan vélo métropolitain va être établi. La Ville va avoir d’autres compétences comme le stationnement, comme certains plans de circulation qui peuvent être des gros leviers pour développer le cycle. Mais sur la compétence voirie, donc typiquement bordure de trottoir, c’est la Métropole.

    Anne Devineaux : Et donc ces dernières années, le nombre de cyclistes a fortement augmenté. Vous avez publié un premier bilan sur l’action des écologistes à la tête de la Ville et de la Métropole de Lyon [Lien]. Vous saluez notamment l’avancée d’un des projets phares du mandat, les Voies Lyonnaises, ces voies express sécurisées pour les cyclistes. Concrètement, qu’est-ce qui a été fait et est-ce que c’est suffisant ?

    Thibaut Chardey : Aujourd’hui donc sur ce… sur les six dernières années, la majorité actuelle a développé 110 kilomètres de nouvelles Voies Lyonnaises. Ce qui est un effort sans précédent, il faut le saluer effectivement en faveur des mobilités actives, puisque c’est la première fois que la collectivité a la volonté de créer un réseau continu et sécurisé d’infrastructures cyclables. Jusqu’à présent, le vélo était plutôt une variable d’ajustement de projets annexes sur lesquels on venait construire par opportunité un aménagement cyclable sans raisonner de manière globale à l’échelle de la Métropole. Donc ça, c’est une très bonne chose ce projet.

    110 kilomètres malheureusement c’est pas suffisant puisque aujourd’hui, pour que ce réseau fonctionne, il a besoin d’être continu. Et le problème de ces 110 kilomètres, c’est que c’est pas des 110 kilomètres continus sur un seul axe, mais c’est plein de petits morceaux d’aménagements cyclables à travers la Métropole, pas encore complètement reliés entre eux, avec donc ce qu’on appelle de fortes discontinuités cyclables.

    Ces discontinuités, c’est le problème numéro un aujourd’hui des cyclistes, notamment des cyclistes débutants qui se retrouvent d’un seul coup au détour d’un carrefour en mixité avec les voitures, sans savoir trop où se positionner, sans savoir comment rejoindre l’aménagement suivant ou où passer. Et donc c’est vraiment sur cet aspect du traitement des discontinuités cyclables qu’on appelle les candidats actuels aux métropolitaines de se positionner et de prioriser leurs futurs investissements.

    Anne Devineaux : Et donc ces candidats, vous les avez rencontrés ? Enfin en tout cas vous en avez rencontré certains. Vous allez en rencontrer d’autres. Est-ce que tout le monde a répondu à votre appel ?

    Rémi Mazeyrac-Audigier : Alors tout le monde n’a pas encore répondu. Dans un souci de discrétion, je ne dirais pas qui a répondu et qui n’a pas répondu. Mais nous nous sommes adressés à tous les candidats, de l’extrême gauche à l’extrême droite, pour que le sujet du vélo soit un sujet qui soit transpartisan. C’est un sujet éminemment politique, mais qui doit rester transpartisan. Il y a pléthore d’exemples, que ce soit en France ou en Europe, qui montrent que la politique cyclable n’est pas l’apanage d’un parti. Le baromètre vélo en 2025 a notamment récompensé dans les petites villes une commune qui est dirigée par un maire LR avec un vrai réseau cyclable à l’échelle de sa ville. Et donc dans cette optique-là, nous avons contacté tout le monde. Nous avons eu quelques réponses. Nous avons eu jusqu’à présent quatre ou cinq candidats que nous avons rencontrés, que ce soit eux en personne ou leur équipe, pour voir ce qu’ils avaient à nous dire en termes de propositions et pour avoir une prise de contact.

    Anne Devineaux : Et donc ça se passe comment ces rencontres ?

    Rémi Mazeyrac-Audigier : Bah concrètement, le ou la candidate et son équipe viennent, on est en général quelques membres de l’association La Ville à Vélo qui sommes face à ce candidat, et puis on discute sans aucune agressivité ou animosité, sans aucune prise de parti. L’idée c’est vraiment juste de débattre avec eux et voir quel est leur sentiment sur la place du vélo en ville et quelle est leur vision à l’échelle d’un territoire sur ce mode de déplacement.

    Anne Devineaux : Et vous trouvez des candidats qui sont hostiles ?

    Rémi Mazeyrac-Audigier : Jusqu’à présent, aucun particulièrement hostile qui nous ait dit qu’il avait envie de tout arrêter, voilà. Après, il y a un vrai décalage entre ce que vont dire les candidats face à nous et les annonces qui sont dans la presse. Mais jusqu’à présent aucun candidat ne nous a dit que « les pistes cyclables c’était ‘stop’ pour le prochain mandat » et qu’il ne souhaitait pas continuer. Maintenant, c’est vraiment quelque chose qu’on voit aussi, qu’il y a un changement potentiellement de modalité qui se fait sur tout l’échiquier politique avec aujourd’hui 15% de part modale domicile-travail à Lyon centre. C’est une mobilité qu’on ne peut pas qualifier d’anecdotique.

    Anne Devineaux : Oui, au niveau des chiffres sur l’augmentation justement de la pratique cycliste, quels sont ces chiffres sur les dernières années ?

    Thibaut Chardey : Aujourd’hui on constate globalement à Lyon depuis la mise en place du Vélo’v, donc depuis 2005 (donc ça maintenant 20 ans), on a le trafic vélo à Lyon qui augmente d’environ 10% à 15%. Alors ça dépend des années, mais en moyenne 10% à 15% par an depuis 20 ans. Et cette dynamique, elle ne s’essouffle pas, c’est-à-dire qu’elle continue et on continue à observer tous les ans le même chiffre. Et bien sûr 10% à 15% quand on part d’un chiffre de plus en plus élevé, ça fait de plus en plus de cyclistes chaque année sur nos pistes cyclables. Et on est à peu près certains que cette dynamique va continuer ces prochaines années, en tout cas au cours du prochain mandat, quelle que soit d’ailleurs la volonté du futur exécutif en faveur du vélo, puisque la fin des chantiers qui s’achèvent seulement là sur les Voies Lyonnaises va de toute façon continuer à accompagner cette pratique, cette hausse de la pratique du vélo ces prochaines années. Et donc effectivement aujourd’hui on a des parts modales donc c’est-à-dire des déplacements domicile-travail en vélo de l’ordre de 15% il y a 3 ans à Lyon centre, et de l’ordre de 12% à Villeurbanne.

    On estime assez facilement d’après la dynamique actuelle que d’ici la fin du prochain mandat, on aura à peu près un quart des Lyonnais et des Villeurbannais qui utiliseront le vélo pour aller travailler au quotidien. Donc ça va commencer à représenter une part très importante de la population.

    Anne Devineaux : Donc le vélo, c’est plutôt une image positive. Mobilité plus durable, zéro émission, peu coûteuse, bonne pour la santé. Pour autant, il y a aussi beaucoup de critiques de la part de ceux qui utilisent leur voiture, certains par confort, mais beaucoup aussi par nécessité. Des élus d’opposition même dénoncent une « frénésie cycliste ». Vous comprenez leurs arguments ?

    Rémi Mazeyrac-Audigier : Alors évidemment qu’on comprend les arguments et que la position de La Ville à Vélo n’a jamais été de dire une Métropole avec 100% des gens qui se déplacent à vélo. Il y a toujours des impondérables. Des fois on est obligé de faire une grande distance, de se déplacer pour aller à un endroit récupérer du mobilier et tout. Mais dans les critiques qu’on entend souvent de « tout ne peut pas se faire à vélo », en fait une grande partie peut se faire à vélo. Et il y a… alors je ne pense pas que ce soit pour une question de confort ou de… voilà, mais il y a une méconnaissance autour des usages qu’on peut faire du vélo. Et pour parler caricaturalement, tous les déplacements en voiture ne sont pas pour aller chercher une personne de 80 ans ou pour aller chercher un meuble Ikea. Il est estimé quand même que 60% des déplacements font moins de 5km. Il y a un rapport de l’Insee qui est sorti en 2023 de mémoire et qui s’appelle La France à vingt minutes à vélo. Et en fait, on peut mettre une écrasante majorité de la population à vélo, car une écrasante majorité de la population se déplace sur une distance qui est assez faible.

    Maintenant l’enjeu est de faire connaître ce mode de déplacement, de sécuriser ce mode de déplacement et donc pour ça effectivement il faut prendre de l’espace là où il y en a. Et la question n’est pas de prendre de l’espace au piéton, qui est aussi une très importante mobilité, mais de le prendre là où on l’a donné pendant des décennies, c’est-à-dire à l’automobile. À Lyon en fin de mandat, on est encore à peu près à 70% de l’espace urbain public qui est dévolu à l’automobile. Et donc ça… ça représente des kilomètres de voirie. Et donc on ne peut pas dire aujourd’hui qu’il y a une frénésie du vélo quand on voit qu’on a toujours 70% de l’espace public qui est dédié à l’automobile.

    Et en termes d’investissement, cette frénésie du vélo a représenté un… alors le chiffre qui était annoncé en début de mandat était de 280 millions d’euros pour le projet des Voies Lyonnaises. En fin de mandat, on n’a pas eu toute cette somme qui a été dépensée. Mais pour donner d’autres ordres de grandeur, on a deux lignes de tram qui sont en construction qui représentent toutes les deux quasiment 600 millions d’euros. On a du développement de réseau bus, on a tout un tas d’autres projets qui ont été portés par l’exécutif. Et donc dire que sur un budget… de mémoire le budget métropolitain est de 4 milliards par an, sur ces plusieurs milliards dire que 200 millions, c’est une frénésie du vélo, c’est en fait méconnaître en grande partie la réalité.

    Anne Devineaux : Et sur votre site internet, on trouve un outil pour évaluer le bilan des politiques vélo. Ça s’appelle le Véloscore. Donc il y a divers critères : sécurité, infrastructure, stationnement. Vous classez les communes de l’agglomération lyonnaise. Qui sont les meilleurs élèves selon vous, et qui sont les cancres ?

    Rémi Mazeyrac-Audigier : Alors dans les meilleurs élèves, il s’agit à chaque fois d’arrondissements de Lyon centre. De mémoire, on a le 6e, le 7e, en fait des arrondissements qui sont assez vastes, situés majoritairement en rive gauche, donc des territoires plats où il a été facile de dérouler du kilomètre cyclable. Et donc ça a effectivement un vrai effet. Dans les mauvais élèves, on va avoir beaucoup de communes de banlieue. Et là on rejoint un des principaux écueils que nous avons, nous, c’est tenter de faire passer le vélo comme un sujet transpartisan. Et les mauvais élèves se retrouvent en majorité dans des communes qui sont issues de l’opposition où nous avons eu pendant 6 ans des politiques d’obstruction, dans pas mal de communes par pure idéologie anticycliste, ce que nous déplorons.

    Anne Devineaux : Et donc pour terminer peut-être, quel serait le principal message à adresser à tous les candidats s’il y avait une priorité selon vous ?

    Thibaut Chardey : On a trop eu tendance ces dernières années à (en tout cas pour certains politiques) à voir le vélo comme un problème. Or le vélo ça n’a jamais été un problème, le vélo c’est aujourd’hui c’est une solution à nos mobilités en ville. Le vélo n’est pas là pour embêter une certaine catégorie de la population, mais pour donner des solutions à des personnes qui aujourd’hui aimeraient en trouver dans leurs déplacements pour que leurs déplacements soient moins stressants, plus rapides, plus efficaces. Aujourd’hui le vélo c’est ça, c’est à ça qu’il doit répondre. Et donc aujourd’hui on est plutôt face à des personnalités ou des politiques qui ne veulent pas voir cette réalité, qui considèrent que l’utilisation de la voiture est essentielle et ne peut pas changer.

    Or si on ne fait pas tout pour que la voiture prenne moins de place dans une métropole qui compte de plus en plus d’habitants, on aura de plus en plus d’embouteillages, c’est mécanique. On aura des bus de plus en plus bondés et insupportables, c’est mécanique. Si on ne propose pas de nouvelles solutions de mobilité pour que les gens n’utilisent plus leur voiture, pour que les gens aient des alternatives à leurs déplacements du quotidien y compris en transports en commun, on n’arrivera pas à améliorer les conditions de transport de tout le monde aujourd’hui. Donc le vélo doit vraiment être perçu par tout le monde comme une vraie solution, comme une vraie opportunité de faciliter les déplacements de chacun, quel que soit d’ailleurs son bord politique ou son usage de mobilité aujourd’hui.

    Anne Devineaux : Merci beaucoup. Merci Thibaut Chardey, merci Rémi Mazeyrac-Audigier de l’association donc La Ville à Vélo. C’est ainsi que se termine cet épisode d’En un battement d’ailes. À bientôt.

  • Le groupe Lyon9 rencontre des listes candidates à l’élection de l’arrondissement

    Le groupe Lyon9 rencontre des listes candidates à l’élection de l’arrondissement

    Afin de parler des besoins des cyclistes du 9e avec les futur·es élu·es en amont des élections municipales d’arrondissement, le groupe local a proposé aux différentes listes de se rencontrer et d’échanger lors d’un tour de diagnostic du 9e. L’invitation étant partie tard, nous remercions les 4 listes qui nous ont répondu positivement : Pour vivre Lyon 9ème, Cœur lyonnais, LYON 9 AVEC VOUS !, FAIRE MIEUX POUR LYON 9. Deux sessions ont été organisées : le samedi 7 mars après-midi et le matin du dimanche 8 mars.

    Le tour effectué

    Notre volonté étant de montrer la différence de confort ressenti entre les aménagements présents chez nous, nous sommes parti·es de la Mairie du 9e par la rue du Bourbonnais/rue du Souvenir, avons franchi le dénivelé du boulevard de la Duchère non aménagé pour arriver sur le plateau où la piste unidirectionnelle de l’avenue du Plateau nous laisse perplexe. Nous rejoignons alors la VL4, piste bidirectionnelle qui descend de Champagne et emprunte l’avenue du 25e RTS, quel confort!

    Sur la rue Mouillard et la rue de Saint-Cyr au nord des voûtes, le récit est différent. Le carrefour de Rochecardon est dangereux, nous n’avons qu’une bande cyclable et les voitures roulent vite à côté de nous.

    Nous faisons demi-tour, et empruntons les passage Laborde (voie verte) et rue Laborde (piste bidirectionnelle) pour arriver sur les quais de Saône sur la VL3, piste bidirectionnelle dont le nouveau revêtement vient d’être livré. Bien que ces nouveaux segments soient hyper satisfaisants, nous soulignons quand-même des accidents de parcours : au niveau du 16 quai du commerce avec un bout en voie verte où les flux cyclistes et piétons sont soutenus et ne se rencontrent pas fluidement, au niveau des intersections du pont Schuman et Clémenceau

    Enfin, nous faisons une mini-boucle vers Gorge de Loup pour regretter le non-aménagement de la rue du Sergent Michel Berthet qui est l’axe structurant nord-sud entre Valmy et Gorge de Loup qui dessert un campus et des entreprises, et qui permet également de relier Champvert au reste du 9e.

    Au cours de notre balade, voici les points que nous avons abordé avec les candidat·es

    Les gros chantiers

    Sécuriser les flux importants

    • Axe Gorge de Loup – Valmy : sécuriser le flux des cyclistes sur le kilomètre que représente la rue du Sergent Michel Berthet. C’est l’axe qui dessert toute la zone d’activité, le campus René Cassin, la gare SNCF et gare TCL Gorge de Loup. 
    • Secteur Pont Clémenceau –  Port Mouton: faire évoluer la gestion de l’accès au pont et sa traversée pour la continuité de l’aménagement cyclable le long de la Saône.

    Développer la pratique en accédant aux 3 collines de l’arrondissement

    • La Duchère : Protéger les cyclistes en séparant leur trajectoire de celle des automobilistes en créant une piste cyclable (au moins) dans le sens montant sur le boulevard de la Duchère. Cela ne nécessiterait pas de changement de circulation pour les véhicules motorisés.
    • Saint-Rambert : L’accès en montant par la rue de Saint-Cyr est dangereux en arrivant vers le rond-point avec la rue Hector Berlioz à cause de l’étroitesse de la chaussée et de la vitesse des véhicules motorisés. Pour élargir et sécuriser la chaussée, envisager de racheter des parcelles pour y parvenir ?
    • L’Observance : Sécuriser l’accès à l’Observance par le Boulevard de Saint-Exupéry en créant une piste cyclable dans le sens montant et sécuriser le haut de la Montée de l’Observance.

    Les coups de baguette magique

    • Pont Schuman : Dans un premier temps utiliser la vidéo-verbalisation pour que le carrefour ne soit plus bloqué aux heures de pointe et expérimenter 3 phases de feu pour garantir la sécurité des mouvements des cyclistes et des automobilistes. Dans un second temps, créer un carrefour à la hollandaise pour sécuriser tous les flux par un aménagement en dur. 
    • 16 quai du Commerce : Traiter la voie verte mixte piéton/cycliste au vue du grand nombre de passages
    • Liaison Ouest lyonnais aux quais de Saône par les VL5 et 10 : l’accès à Valmy doit être clair et sécurisé. La rue du Souvenir et la fin de la rue du Bourbonnais est le meilleur compromis avec la mise en place d’une circulation en tête-bêche pour les véhicules motorisés qui les empêcherait d’aller au delà du passage ferroviaire.
    • Rue de Saint-Cyr sur sa portion au nord des voûtes :
      • Peindre des pictogrammes cyclistes sur la portion étroite à proximité du collège Jean Perrin pour légitimer leur présence, et effectuer des contrôles de vitesse.
      • Pour les personnes s’arrêtant à Saint-Rambert : ajouter un double-sens cyclable sur la rue du Maréchal de Lattre de Tassigny et y guider les cyclistes en passant par la rue de l’Arbaletière.
    • Créer et renforcer des stationnements publics pour tout type de vélo pour les commerces et lieux culturels et sportifs : commerces de la rue du Sergent Michel Berthet, salle Jean Couty, place Valmy, gare de Vaise, TNG, commerces Saint-Rambert, Ecoles et collèges de l’arrondissement, le fort de Vaise.

    Intermodalité

    Gare de Vaise : l’intermodalité est difficile, 1 seul quai sur les 4 avec un ascenseur, hauteur de quais à revoir, parking vélo TCL à l’opposé de l’entrée de la gare TER, accès négligé et peu intuitif.

    Défier les collines : Pourquoi ne pas proposer au SYTRAL d’expérimenter des racks à vélo à l’avant des bus comme le font déjà des villes en Europe et ailleurs ?

    Culture vélo

    Cultiver l’accès au vélo dès le plus jeune âge dans les écoles du quartier : Promouvoir et soutenir les services associatifs existants : 

    Garantir l’apaisement en ville en assurant la vitesse des engins motorisés :

    • Expérimenter des stationnements arrêt-minutes pour éviter les véhicules garés sur la bande cyclable comme devant Terres lyonnaises rue saint Pierre de Vaise
    • Créer des « superblocks » pour éviter le trafic de transit dans les zones résidentielles et que seuls les véhicules destinés à aller dans ce quartier y passent (voir la documentation d’AltisPlay à ce sujet)
    • Éduquer / Sensibiliser sur une pratique des modes doux adaptée en ville (priorité piéton, signalisation, partage de la route)

  • Que valent les programmes vélo des candidat.e.s à la Métropole de Lyon ?

    Que valent les programmes vélo des candidat.e.s à la Métropole de Lyon ?

    Après un mandat marqué par un essor sans précédent du vélo dans la Métropole de Lyon, que proposent les candidat·e·s pour répondre aux besoins des cyclistes ?

    La Ville à Vélo fait le bilan pour aider les électrices et électeurs à faire leur choix. La voirie étant une compétence de la Métropole et non des mairies, une grande majorité des leviers en faveur du vélo appartiennent
    à la future majorité métropolitaine.

    Notre analyse détaillée : metropole2026.lavilleavelo.org

    Deux programmes se distinguent dans leur engagement en faveur d’une politique cyclable :

    • Le programme de La France Insoumise (Florestan Groult) est sérieux sur le sujet du vélo, et met en avant un projet de rocade cyclable. Mention spéciale à la présence de mesures spécifiquement en faveur de l’usage du vélo par les personnes économiquement défavorisées, par les séniors ou PMR, les femmes ou les enfants.
    • Le programme de l’union de la gauche et les écologistes (Bruno Bernard) est ambitieux sur le sujet du vélo, et s’inscrit dans la continuation des réalisations du précédent mandat, avec notamment le projet d’achèvement des Voies Lyonnaises.

    Quant au programme de Grand Coeur Lyonnais (Véronique Sarselli), La Ville à Vélo a repéré des propositions intéressantes, comme l’aménagement de la Via Rhôna au sud de Lyon, mais regrette que les mesures soient insuffisamment chiffrées. Certaines mesures se contredisent, selon la source que l’on considère, et d’autres nuisent même à la pratique du vélo, comme cette dangereuse idée de faire rouler les voitures sur les voies bus/vélo.

    En ce qui concerne le Rassemblement National (Tiffany Joncour), la pratique du vélo étant quasi absente du programme, La Ville à Vélo n’a pu évaluer que deux propositions, qui sont franchement négatives : une remise en cause de l’autorisation des cyclistes à circuler dans les deux sens sur les voies à sens unique et la suppression de la Zone à Trafic Limité en Presqu’île.

    Les autres listes présentes dans toutes les circonscriptions de la Métropole n’ont pas répondu à la Ville à Vélo et n’ont pas traité le sujet.

    Ailleurs en France, des politiques vélo ambitieuses sont menées à droite comme à gauche. La Ville à Vélo aurait aimé voir tous les programmes électoraux s’approprier le sujet (sans l’instrumentaliser) car le vélo s’impose désormais comme un mode de transport à part entière dans les mobilités lyonnaises.

    Pour plus de détails : metropole2026.lavilleavelo.org

  • Le groupe local – Marcy Charbonnières challenge les listes municipales dans l’élaboration d’un projet cyclable pour la commune.

    Le groupe local – Marcy Charbonnières challenge les listes municipales dans l’élaboration d’un projet cyclable pour la commune.

    Marcy l’étoile – Municipales 2026

    Notre groupe local a envoyé le 27 février dernier un courrier aux deux listes candidates aux élections municipales de Marcy l’étoile :

    – Marcy l’étoile, avec Cœur et Dynamisme – M. Loïc Commun (maire sortant)

    – Un avenir partagé pour Marcy l’Etoile – Mme Christine Giraudon

    Dans ce courrier, nous précisions l’intérêt des voies lyonnaises pour les cyclistes du quotidien que nous représentons, et interrogions les candidats sur leur volonté de soutenir auprès de la métropole la future voie lyonnaise 10 de Tassin à Marcy l’étoile.

    Nous détaillions les points sensibles de circulation vélo de la commune et posions deux questions : 1/ sur la volonté de réaliser certains aménagements directement réalisables par la commune et 2/ soutien aux aménagements plus lourds du ressort de la Métropole.

    Enfin, nous posions la question de la participation de notre association au forum des associations puisque nous avons été interdits de forum par l’ancienne municipalité.

    Nous avons reçu le 5 mars une réponse de la liste « Un avenir partagé pour Marcy l’étoile » qui s’engage à soutenir la réalisation de la Voie Lyonnaise 10 et s’engage « à intégrer tous les besoins de liaison que vous avez identifié à l’étude du plan de circulation pour une mise en œuvre d’itinéraires continus assurant les liaisons entre les pôles de la commune. »

    Le courrier précise que « nous sommes favorables aux SAS pour les cyclistes dans les carrefours à feux, tout comme à l’autorisation des mouvements compatibles (panneau M12) » et « nous nous engageons à remettre en service la liaison cyclable qui existait entre l’impasse des Peupliers et l’école. »

    Enfin, les candidats précisent « en ce qui concerne votre participation au Forum des Associations, nous ne sommes bien entendu pas opposés par principe. »

    A ce jour, nous n’avons pas reçu réponse de la liste « Marcy l’étoile, avec Cœur et Dynamisme – M. Loïc Commun » (maire sortant)

    Ce matin, jour de marché, de nombreux vélos circulaient sur la commune.

    Quelques-uns utilisaient les trottoirs de l’avenue Marcel Mérieux montrant l’insécurité dans laquelle ils se trouvaient malgré une limitation de vitesse à 30km/h ; limitation obtenue suite au recours que nous avons effectué auprès du tribunal administratif pour non-aménagement de solution cyclable lors de la réfection de cette voirie.

    La Ville à Vélo rappelle que la circulation d’un cycliste adulte sur le trottoir peut entrainer une amende forfaitaire de 135€ et qu’il est désastreux de devoir choisir entre sécurité et infraction.

    Ce samedi 7 mars 2026, notre association La Ville à Vélo Marcy Charbonnières propose une balade de terrain sur la commune de Charbonnières-les-bains aux têtes de listes des élections municipales.

    Au travers d’une itinérance commentée et conviviale, nous proposons d’échanger sur les axes d’amélioration, les aménagements à apporter et les points de difficulté qui seraient à traiter sur notre territoire. Nous découvrirons également au passage ce qui a été fait sur la route de Paris avec la voie lyonnaise 8.

    Bien que cette compétence des communes s’exerce en collaboration avec la Métropole de Lyon sur certains axes, il n’en demeure pas moins qu’elles ont un pouvoir de décision et d’amélioration de la cyclabilité du territoire.

    L’essor notable du vélo comme moyen de déplacement est aussi visible à Charbonnières-les-bains et mérite d’être considéré autant que toute autre mobilité ou tout autre sujet.

    Face à l’attrait et au dynamisme de la commune, nous constatons une congestion récurrente de la circulation dans le centre-ville ou autour de l’école Bernard Paday aux heures d’entrée et de sortie des élèves, et une saturation rapide des places de stationnement derrière l’église ou encore les jours de marché par exemple dans le centre.

    Le vélo devient dans ce cas une solution de déplacement moins encombrante et plus rapide !

    Développé sous différentes formes, adapté aux divers usages et besoins, nous voyons déjà les vélos longtail ou cargo, dits familiaux, pour transporter sans difficulté un ou plusieurs enfants dans la commune.

    Les vélos à assistance électrique permettent à toutes et tous de se déplacer plus facilement malgré le relief que l’on connaît dans l’ouest lyonnais.

    Mais le vélo est aussi un vecteur d’indépendance et de liberté pour les personnes à mobilité réduite, en situation de handicap ou senior. Il peut être plus facile de se déplacer à vélo qu’à pied, grâce aux tricycles qui permettent de ne pas avoir à gérer l’équilibre. Les solutions d’électrification des fauteuils roulants avec l’ajout d’une roue avant motorisée permettent aussi d’améliorer les déplacements des personnes en situation de handicap, aujourd’hui souvent privées de ce droit à se mouvoir.

    Autonomie, rapidité, économie, décongestion automobile, lutte contre la sédentarité, autant d’arguments en faveur de l’amélioration de pour vouloir améliorer l’usage du vélo pour toute personne qui le souhaite et le peu en fonction de sa situation personnelle bien sûr.

    Permettre aux enfants d’aller à l’école, au collège /lycée, à leur activité sportive, à vélo doit être une priorité.

  • Débat entre les candidats à la Métropole – Vélo et espace public stop ou encore?

    Débat entre les candidats à la Métropole – Vélo et espace public stop ou encore?

    Si vous n’avez pas pu participer à l’événement, vous pouvez le retrouver ici :


    À la veille du premier tour, la soirée sera une occasion en or pour les candidat·e·s de démontrer aux électeurs et aux électrices leur ambition pour faire de Lyon une métropole plus agréable, où le vélo est une évidence pour toutes et tous

    Affiche Débat

    L’association La Ville à Vélo organise un débat entre les principales listes candidates à la présidence de la Métropole le 23 février 2026, de 19h30 à 22h30 au Cinéma le Zola (117 Cours Emile Zola, Villeurbanne)

    On y parlera de vélo, d’apaisement, mais aussi plus globalement de leur vision des mobilités et de leurs projets pour rendre la Métropole plus agréable à vivre pour tous.

  • Lancement de la campagne Je roule COOL

    Lancement de la campagne Je roule COOL

    ROULER COOL, TOUS GAGNANTS

    À vélo, en trottinette, en roller ou en skate, rouler cool c’est adopter une conduite attentive et respectueuse de toutes celles et ceux avec qui je partage l’espace public, notamment les piétons.

    LES BONS RÉFLEXES :

    • Je respecte le code de la route.
    • Je laisse passer les piétons, quand ils sont prioritaires.
    • Je ralentis dans les zones de rencontre.
    • J’évite de frôler ou de surprendre les autres usagers.
    • J’anticipe mes actions et je reste bien visible.
    • Je respecte le rythme de chacun.

    MODE COOL ACTIVÉ !
    Rejoins le mouvement et partage tes bonnes pratiques et visions de la cohabitation, répond à ce sondage sur framaforms

    ÉVÉNEMENT DE LANCEMENT
    Jeudi 5 février de 16h30 à 18h30
    Pont de la Guillotière

    Pour réduire les tensions inutiles entre automobilistes, cyclistes, piétons et autres usagers, les associations La Ville à Vélo, Droits du Piéton et Maison du Vélo invitent les usagers des modes de transports actifs à développer un comportement respectueux : au feu et aux passages piétons, laisser passer les piétons, éviter les queues de poisson, n’insulter personne…

    Les portes paroles et bénévoles des trois associations seront présents.
    L’action se déroulera en trois temps :

    • sensibilisation des cyclistes au respect des piétons au moyen d’interaction ludiques
    • distribution de flyers rappelant les règles de circulation et de courtoisie
    • discussion avec les usagers des différents modes pour comprendre le ressenti des grands Lyonnais et Lyonnaises et alimenter la discussion sur les enjeux de cohabitation.

    Cette campagne a vocation à être reproduite sur d’autres secteurs du Grand Lyon, à l’initiative notamment des bénévoles des 45 groupes locaux de la Ville à Vélo.

    Les associations sont engagées en faveur d’un Plan Marche et Vélo métropolitain en vue du prochain mandat.