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  • Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.

    Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.

    Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.

    Vous pouvez retrouver le document du plaidoyer ici :

  • La vie à vélo: témoignage de Pierre

    La vie à vélo: témoignage de Pierre

    Pierre – Oullins – La mulatière – 2,5 kms – 10 minutes aller, 15 minutes retour

    Pierre se dit “cycliste”, il est certes “porteur d’un handicap physique”… mais surtout “d’énergie”!

    Un jour sans vélo est comme une journée sans soleil

    Il a une…

    envie folle de profiter de la vie à vélo et d’être plus fort que la maladie. Un jour sans vélo est comme une journée sans soleil

    C’est ce qu’il appelle la “vélosophie”. Le vélo est sa “dose quotidienne de liberté”.

    Il parcourt 2000 kms par an de vélotaf, mais aussi 8000 kms de balades et randos. Cette année, il a accompli la Grande Traversée des Alpes de Thonon à Menton (800 km – 20.000m de dénivelé – 1 semaine) et le Tour de Corse (1000 km – 13.000m D+ – 2 semaines). Par le passé, il a déjà fait l’euro 6 de Nantes au lac de Constance, l’Andalousie, la VélOdyssée, etc. Et il a encore beaucoup de projets en tête.

    On rencontre toujours plein de gens à vélo

    Le contact avec la nature et les saisons sont incomparables à vélo…sans oublier les humains.

    On rencontre toujours plein de gens à vélo. Je ne parle pas des automobilistes irascibles…mais des autres cyclistes qu’on salue, des regards qui se croisent, des encouragements sur le parcours. Bref, le monde des cyclistes est beaucoup plus humain et zen.

    Pierre a démarré la compétition cette année dans un club Handisport. Il a même remporté la médaille de bronze dans sa catégorie aux championnats de France handicyclisme.

    Le vélo est “accessible à tous, chacun à son rythme”, insiste-t-il, “il ne faut pas hésiter à s’y mettre”.

    Qui a dit qu’on ne pouvait pas faire de vélo avec un handicap ?

    Pour nous raconter, comme Pierre, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • Rapport de La Ville à Vélo sur Caluire – zones 30, sécurité et cyclabilité?

    La ville de Caluire a présenté lors du Conseil Municipal du 19 octobre 2021 son plan vélo accompagné d’une carte des aménagements : pistes ou bandes cyclables, portions de rues en « zones 30 ». L’adjoint à la mobilité Mr. L. Michon présente la zone 30, lorsque celle-ci est à sens unique voitures, comme un double sens cyclable et donc un aménagement cyclable. 

    Nous, résidents, actifs ou non, étudiants, jeunes ou anciens, usagers du vélo sur le Plateau Nord, adressons cette lettre ouverte à nos élu•e•s. Les antennes locales de La Ville à Vélo pour le Plateau Nord ont analysé les annonces du Conseil Municipal de 19 octobre 2021 du plan vélo phase 2 qui sont non chiffrées, non budgétées et sans échéancier. Alors qu’en est-il vraiment ?

    Malheureusement, la réalité du terrain vient battre en brèche cette présentation, et ramène de facto ce plan à une peau de chagrin…

    Zones 30 et rues limitées à 30 km/h (ou moins) à Caluire

    La zone 30 est définie dans le Code de la route par les articles R110-2 et R411-4. La réglementation prévoit que dans ces zones ou rues, les voies à sens unique peuvent être empruntées à contre-sens par les vélos, sauf arrêté municipal l’interdisant. L’utilisation du contre-sens doit être matérialisée par des panneaux (sens interdit « sauf cycles ») et un marquage au sol dépendant de la largeur de la voie.

    La zone 30 est un espace public où l’on cherche à instaurer un équilibre entre les pratiques de la vie locale et la fonction circulatoire en abaissant la vitesse maximale autorisée pour les véhicules. Ceci doit aider au développement de l’usage de la marche en facilitant les traversées pour les piétons et l’usage du vélo en favorisant la cohabitation des vélos avec les véhicules motorisés sur la chaussée. Ces zones sont donc très régulièrement en lien avec des équipements scolaires ou sportifs.

    Les zones 30 sur la commune

    A Caluire-et-Cuire, les zones apaisées recensées d’après les données de la Métropole (30 ou zone de rencontre) sont à ce jour peu nombreuses :

    • La grande rue de Saint-Clair est bien matérialisée comme « zone 30 », mais est interdite aux vélos à contre-sens, ce qui d’ailleurs, vu sa largeur réduite, en ferait un parcours aussi pénible que dangereux. Elle n’a donc pas à figurer sur le plan présenté.
    • La rue Jean-Moulin, où la vitesse est bien limitée à 30 km/h, même si ce n’est pas affiché par des panneaux « zone 30 », n’est pas autorisée aux cyclistes à contre sens, alors que ce serait extrêmement utile, et, vue la largeur disponible, sans difficulté de mise en œuvre. Elle ne figure d’ailleurs pas sur le plan vélo de la ville de Caluire.

    Pour ces deux voies, les arrêtés municipaux spécifiant l’interdiction aux vélos n’ont pas pu être recensés, mais les panneaux ne sont pas installés sur la voie publique. 

    Le plan recense quelques rues limitrophes et partagées avec Lyon 4e (dont toute la partie correspondant au plateau est entièrement en zone 30) ou Rillieux (double sens).

    A gauche, photo Googlemap de la grande rue de Saint-Clair, zone 30 en sens unique, impraticable en contre-sens. A droite, la rue de la Sœur Vially est interdite aux cyclistes à la descente.

    Les rues ou portions de rue 30

    A Caluire, les portions de voirie limitées à 30 km/h sont beaucoup plus nombreuses que les zones 30, la limitation ne s’appliquant souvent que sur quelques dizaines de mètres de part et d’autre d’un passage piéton surélevé. Ces mini-portions, qu’elles se trouvent dans une rue à double sens ou même dans une rue à sens unique n’en font pas pour autant un axe cyclable, et ne peuvent constituer un maillage du plan vélo.

    Les surprises du plan vélo « zone 30 »

    Si on regarde de plus près les voiries présentées comme « zone 30 » sur ce plan, d’autres surprises se font jour. Elles ont été documentées après enquête sur le terrain (deuxième quinzaine de novembre 2021) :

    • la montée de la Rochette : actuellement, en sens unique descendant, sans panneau de limitation de vitesse. Elle est de plus interdite aux cyclistes (interdiction matérialisée par panneau), probablement en raison de sa pente (24%). Elle ne peut figurer sur le plan vélo.
    • la montée de la Sœur Vially : actuellement à double sens, interdite aux cyclistes à la descente, sans limitation de vitesse. Elle ne peut figurer sur le plan vélo et son double-sens n’en fait pas un aménagement cyclable.
    • la montée du Vernay : sans panonceau « sauf cycle » sur la portion basse à sens unique descendant (l’arrêté municipal correspondant n’a pas pu être trouvé à la date du 5/12/2021), l’alternat par feu, sa dangerosité et sa difficulté sur la portion haute l’excluent de fait des itinéraires cyclables. Elle ne devrait pas figurer sur le plan vélo.
    • la rue de l’Oratoire : à double sens, limitation de vitesse sur une partie de la rue seulement. Pas plus cyclable que la majorité de la voirie de Caluire et Cuire.
    • la rue du Capitaine Ferber : en sens unique, vitesse limitée sur une partie de la rue seulement (panneau zone 30), mais pas d’indication « sauf cycle » ni de marquage pour un contre-sens cyclable. La rue est par ailleurs bien étroite par endroits.
    • le chemin de Fond-Rose : en sens unique, vitesse limitée, mais pas d’indication « sauf cycle » ni de marquage pour un contre-sens cyclable.
    • l’avenue des Platanes débouchant sur la montée des Soldats. Sens unique sans indication « sauf cycle » ni de marquage pour un contre-sens cyclable. Impossible à prendre à contre sens en descendant la montée des Soldats du fait de la voie centrale dédiée au TC.
    • le chemin des Peupliers : en double sens, limité à 30 (marquages au sol Zone 30 aux deux extrémités). Le virage sans visibilité au bas le rend de surcroît dangereux, et il n’y a bien sûr aucun marquage cycliste. Le stationnement sur chaussée dans ce quartier résidentiel rend cette rue peu propice aux déplacements à vélo. Etant à double sens, cette rue ne devrait pas figurer sur le plan vélo.

    Les pistes cyclables

    Le plan fait état de plusieurs aménagements qui ne se trouvent pas sur le territoire de la commune de Caluire et Cuire : la piste longeant la Saône rive droite se trouve à Lyon 9e, et celle longeant le Rhône rive gauche à Lyon 6e ou à Villeurbanne…

    Capture d’écran de Mr. Laurent Michon présentant le plan vélo Phase 2 au conseil municipal de Caluire le 19/10/2021. En vert les pistes cyclables, en violet les zones et rues 30 de la ville.

    La voie verte est identifiée mais celle-ci est extrêmement fréquentée du fait qu’elle constitue le seul aménagement sécurisé sur la commune en nord-Sud ; en plus des vélos, la voie verte est empruntée par tous les caluirards ou habitants des communes voisines pour les balades à pied, en poussette, les enfants à vélos en trottinette, les animaux de compagnie… ce qui génère de nombreux conflits d’usage. Cette voie verte n’est pas une piste cyclable en tant que telle, elle figure au PLU comme « parcs et jardins », où les vélos sont tolérés. Elle est toutefois identifiée au titre de future Voie Lyonnaise une fois des aménagements réalisés pour la mettre aux normes « voies lyonnaises ».

    Le prolongement de la voie verte vers le sud est présenté comme « piste cyclable ». Il s’agit en fait du chemin de Penthod allant jusqu’à l’Infirmerie Protestante, rue limitée à 30 km/h, et utilisée comme parking payant pour les visiteurs de la clinique. Le cheminement cyclable n’y est quasiment pas signalé, obligeant les cyclistes à se rabattre sur le trottoir ou à éviter les voitures du mieux qu’ils peuvent.

    Il en est de même pour le terre-plein du cours Aristide Briand, théoriquement zone de rencontre, pratiquement un parking pouvant être traversé par les vélos. On est loin de la définition d’une piste cyclable. D’autant plus que son débouché nord pour rejoindre la confidentielle et très étroite piste cyclable longeant le Rhône pour accéder à la roseraie est inadapté, avec ses virages serrés et rétrécis, sans compter la traversée délicate du quai Bellevue. Là encore cet axe est identifié au titre de future voie lyonnaise et fera l’objet d’aménagements par la Métropole.

    Le constat est accablant : aucune voirie significative du plan vélos de la ville de Caluire et Cuire n’en est une ! L’aménagement d’une piste cyclable bidirectionnelle sur le Chemin de Crépieux sera vraisemblablement une première. Mais est-il prioritaire puisqu’une majorité des Caluirards se déplacent vers l’Ouest et le Sud pour travailler, consommer, utiliser les services de la ville, étudier.

    Ville « prudente » pour qui ?

    Caluire s’est fait l’éloge d’obtenir son classement 3 cœurs « Ville prudente » en novembre dernier (label initié en 2018 par La Prévention Routière), label qui pose de sérieuses questions sur ces critères de classement [lien vers l’analyse LVV : https://lavilleavelo.org/2021/11/16/communique-label-ville-prudente-prevention-routiere-doit-changer-de-methode-pour-lutter-effectivement-contre-linsecurite-routiere/] .

    Sur le point de la sécurité de usagers vulnérables, le plan présenté ne montre aucune avancée en matière de zone 30 aux abords des écoles, collèges ou équipements sportifs et culturels, qui ne sont donc pas protégés, sans même envisager les « rues aux écoles ».

    Le déploiement de ces zones, voire de la « ville 30 » n’est absolument pas onéreux et favorise la sécurisation des déplacements des modes actifs. Pour les piétons et les cyclistes la « ville 30 » serait un effet bénéfique sur leur santé (qualité de l’air), la réduction du bruit et la qualité de vie en général, sans oublier le commerce de proximité qui peut en sortir gagnant, en offrant des parcours agréables à pied pour tous, y compris, les personnes à faible mobilité (mineurs, PMR, sans véhicules motorisés).

    A propos de La Ville à Vélo : 

    • Association de promotion de l’usage du vélo au quotidien dans la métropole de Lyon
    • Objectif : Une métropole 100% cyclable
    • Représentativité : : 1 400+ adhérents, et plus de 60 représentants dans les 9 arrondissements de Lyon et dans 28 communes de la métropole

    Contacts :           lvvplateaunord@lavilleavelo.org

    Sébastien Joannin, RLVV Rillieux, 06 24 31 36 59 / Sarah Tayebi, RLVV Caluire / Jean Schreiber, RLVV Lyon 4 / Noémie Vitorio RLVV Fontaines-sur-Saone

  • La vie à vélo : témoignage de Marie

    La vie à vélo : témoignage de Marie

    Marie – Meyzieu – Part-Dieu – 14 kms

    Marie circule à vélo depuis Septembre 2015. Son trajet actuel fait 14 kms le long du T3 tous les jours.

    J’ai demandé un meilleur vélo pour mon anniversaire et depuis j’ai plus lâché le velotaf

    Mon bureau était à Bron à l’époque et les trajets en TC impliquant de prendre le C17, une ligne qui souffrait de gros problème d’irrégularité ce qui était exaspérant. Un jour, j’ai tenté le trajet en vélo et c’était agréable de ne plus avoir cette contrainte du bus. Au début, le trajet était pénible car impliquait de passer aux abords de la zone commerciale des 7 chemins, mais quand j’ai découvert les aménagements au sud du stade, ça a été un vrai bonheur.

    Mars 2016, j’ai demandé un meilleur vélo pour mon anniversaire (plus léger, avec un porte bagage et des sacoches) et depuis j’ai plus lâché le velotaf. Quand le bureau a déménagé à la Part-Dieu, j’ai hésité à continuer le vélo ou rebasculer sur le tram, d’autant que le trajet urbain dans Lyon est bien moins sympathique, mais la cohue dans le tram a levé tous mes doutes. Et puis on est un bon petit groupe de velotafeurs, qui avons fait du lobbying auprès de la direction pour avoir une douche et des arceaux vélos au garage (on a d’ailleurs pris l’espace de deux de nos 5 places de parking pour y mettre des arceaux).

    Avant, Marie prenait juste le vélo pour rejoindre le Tram à 1 km et finir son trajet en bus.

    Je travaille dans le domaine de la mobilité urbaine, être une cycliste me permet de mieux appréhender les besoins en terme d’aménagements et de services

    Sur le plan perso, ça offre une liberté incroyable pr rapport aux TC : du boulot, je peux facilement me déplacer dans Lyon sur la pause déjeuner, voir la famille ou les amis, alors qu’en bus ou même en tram, je n’aurais pas le temps. Ça fiabilise aussi énormément mon temps de trajet (confort pour récupérer les enfants) et enfin, ça me permet une plus grande souplesse pour faire un crochet au retour pour aller faire un course ou faire du sport.

    Sur le plan Pro, ça m’a aussi beaucoup changé car je travaille dans le domaine de la mobilité urbaine et être une cycliste me permet de mieux appréhender les besoins en terme d’aménagements et de services.

    Et quand un trajet à vélo ne se fait plus, bien souvent ça nous manque!

    Je regrette beaucoup le trajet jusqu’à Bron. Le retour à travers Champ Blanc, dans le calme, avec seulement les oiseaux autour, c’était vraiment super.

    J’arrive à faire quasiment toutes nos courses à vélo (famille de 4)

    Quand on lui demande ce qui continue à la surprendre positivement, Marie répond ceci :

    En positif, la facilité de se déplacer à velo une fois qu’on a un peu de matos (un bon antivol, un bon éclairage, des sacoches, un porte bagages). J’arrive à faire quasiment toutes nos courses à vélo (on est une famille de 4).

    Mais parfois hélas, du négatif peut aussi ternir le tableau :

    En négatif, c’est certainement l’agressivité des gens, automobilistes principalement mais aussi certains autres cyclistes, prêts à prendre tous les risques pour gagner quelques secondes ou minutes. À croire qu’une vie humaine vaut moins que 5 minutes de leur vie.

    Marie utilise encore le Tram pour aller bosser quand elle est malade, ou pour prendre le train de bonne heure.

    Mais à tous ceux qui hésitent à se mettre au vélo, Marie argumente la chose suivante :

    Il faut se lancer, on se rend compte très vite que c’est beaucoup moins compliqué qu’il n’y paraît. Et que ça vaut le coup de bien s’équiper rapidement afin de rendre tous les trajets faisable sans désagrément.

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  • La vie à vélo : témoignage de Mathieu

    La vie à vélo : témoignage de Mathieu

    Mathieu –  Saint-Irénée – Confluence – 10 minutes aller – 15 minutes retour

    Depuis leur arrivée à Lyon en juillet 2020, Mathieu et sa compagne se déplacent à vélo pour aller travailler à Confluence depuis Saint-Irénée (Lyon 5). Quand ils habitaient Lille, ils prenaient les transports en commun et la voiture.

    Ils ont sauté le pas par “conscience écologique”, parce qu’ils aiment faire du vélo et “que les infrastructures s’y prêtent à peu près”.

    Notre temps de trajet est beaucoup moins variable

    Grâce à l’ouverture de la voie bus/vélo sur la montée de Choulans, leur itinéraire a changé. Auparavant, ils passaient par la montée du chemin neuf, ce qui les obligeait à un détour.

    La liberté offerte par le vélo pèse lourd dans la balance, notre temps de trajet est beaucoup moins variable qu’avant, et nous sommes donc plus détendus”.

    Mathieu déplore cependant le “manque de considération par les autres usagers de la route, cyclistes inclus” et relève un “égoïsme global”: “j’ai 30 secondes à gagner en grillant une priorité / un feu…”.

    Son conseil aux cyclistes:

    Respectez le code de la route, pour ne pas vous mettre en danger, même en s’arrêtant aux feux, aux stops, aux passages piétons, vous serez plus rapides que les voitures”. 

    Ne vous trouvez pas d’excuses

    Et à ceux qui hésitent à se mettre au vélo?

    Ne vous trouvez pas d’excuses, la pluie n’a jamais tué personne, les textiles modernes permettent de rouler sous la pluie et/ou dans le froid dans un certain confort”.

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  • La Vie à Vélo : témoignage de Pauline

    La Vie à Vélo : témoignage de Pauline

    Pauline – Décines – Vaulx en Velin – 5km

    Pauline habite à Décines et parcourt quotidiennement les 5kms qui la séparent de son bureau à Vaulx en Velin, sur la piste cyclable le long du T3. Auparavant, elle poussait même jusqu’à Part-Dieu et s’en « sortait bien« .

    Avant d’arriver à Décines, Pauline habitait Paris et faisait tous ses déplacements à pieds/bus/métro. Ce qui l’a poussée à faire du vélo, c’est un besoin d’efficacité. Elle nous dresse un portrait peu élogieux de sa ville : « Difficile de se garer et de circuler dans Décines, et de plus c’est une ville très désagréable à pieds, les trottoirs sont étroits ou inexistants. »

    En réalité c’est beaucoup de confort et de simplicité

    De son point de vue, ses déplacements à vélo génèrent « pas mal d’organisation, car je dois trimballer 3 enfants avec leurs affaires tous les matins. Il faut gérer les casques, le chargement de la remorque, qui les récupère et comment. Mais en réalité c’est beaucoup de confort et de simplicité, notamment pour stationner. »

    Sa plus grosse surprise ?

    « L’autonomie que j’ai, je n’ai quasiment plus besoin de voiture. J’ai investi dans des remorques et dans un vélo électrique ».

    Les jours où il pleut très fort, elle utilise son vélo jusqu’à la station de tram, et emprunte le tram.

    Il y a des solutions pour tous

    Son conseil :

    « Il y a des solutions pour tous, à condition d’avoir un endroit pour stocker son vélo chez soi. Une fois le pli pris, on a du mal à s’entasser dans un métro bondé ou à se fourrer dans des embouteillages ».

    Pour nous raconter, comme Pauline, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • Le chemin des Rivières à Saint Didier au Mont d’Or

    Le chemin des Rivières à Saint Didier au Mont d’Or

    Le chemin des rivières monte dans une alternance de plats et de pentes plus ou moins fortes depuis la route de St Cyr, dans le 9ème jusqu’à la limite de la commune de Champagne au mont d’Or en traversant donc St Didier au mont d’Or.

    Il est emprunté le week end par des cyclistes amateurs de balades, des randonneurs heureux de se trouver si près de Lyon et en même temps en pleine nature ! Le matin et le soir, les vélo-taffeurs sont de plus en plus nombreux à le suivre pour regagner Lyon depuis Limonest, et Champagne ou Techlid ou le secteur de la Sauvegarde depuis les bords de Saône.

    Sentier bucolique me direz-vous ! Hélas non, car même si le chemin des Rivières est limité à 30 km/h et en sens interdit à la descente et en accès restreint limité aux riverains (une soixantaine de familles), il est emprunté chaque jour par des centaines de voitures qui n’ont rien à y faire ! Les automobilistes ont trouvé là un itinéraire d’évitement pour gagner Lyon en évitant la descente du 25ème RTS dans Champagne ou de l’avenue Pasteur dans St Didier.

    La nuisance pour les riverains est réelle : vitesse excessive des véhicules qui en de nombreux points ne peuvent se croiser, mise en danger des riverains sortant de chez eux, mise en danger également des cyclistes doublés dans des conditions hasardeuses…

    En complément des commissions mobilité mises en place par la mairie en 2020-2021, les riverains des Rivières se sont fortement mobilisés en groupes de travail et ont constitué un dossier complet qui a été adressé à la mairie et à la métropole. Une charte de bonne conduite est également en cours de finalisation ! Les compléments de solution proposés vont complètement dans le sens de l’histoire et de la politique de déplacements de la métropole, le chemin des Rivières permettant de faire le lien entre la La Voie Lyonnaise n°3 et la La Voie Lyonnaise n° 4 !

    Ce dossier a reçu le soutien de La Ville à Vélo.

  • La Vie à Vélo : témoignage de Stéphane

    La Vie à Vélo : témoignage de Stéphane

    Stéphane – Oullins – Villeurbanne – La Doua – 12,5 km – 30 à 45mn

    Depuis toujours, Stéphane circule à vélo.

    « Je me rappelle arriver au collège puis au lycée sur mon vieux vélo de course Peugeot dans les années 1985. J’ai eu une période sans vélo et je suis devenu vélotafeur occasionnel il y a 20 ans environ et de façon plus régulière depuis 15 ans. »

    Entre 30 minutes quand je suis pressé et 45 minutes quand il fait beau, beaucoup de vert et de bleu

    Aujourd’hui, son trajet – souvent contemplatif – entre Oullins et la Doua lui prend « entre 30 minutes quand je suis pressé et 45 minutes quand il fait beau, beaucoup de vert et de bleu, 5 jours par semaine. »

    Stéphane nous révèle avoir aimé le vélo dès son plus jeune âge, pour se balader, partir en vacances, gagner son indépendance « A 17 ans je faisais Lyon – Privas avec des copains pour aller camper ».

    Puis l’entrée dans la vie active et ses trajets pendulaires a affirmé son choix : d’abord piéton, il se retrouve contraint à prendre sa voiture entre Oullins et Soucieu en Jarrest. Son constat :

    « Trop de monde, trop de fous du volant. J’ai donc cherché et trouvé un travail plus proche, pas assez pour y aller en marchant mais idéal pour le vélo. Et depuis je pédale. »

    Il opte donc pour le vélo pour se rendre à Solaize, plutôt que d’être coincé dans les bouchons. Le déménagement de son lieu de travail sur le campus de la Doua ne vient pas entamer le plaisir qu’il a à se déplacer à vélo, « les distances sont équivalentes mais l’environnement est complètement différent. »

    Je profite de mon trajet pour me réveiller et planifier un peu ma journée

    Le trajet est pour lui un véritable sas :

    « Je profite de mon trajet du matin pour me réveiller et planifier un peu ma journée. J’ai la chance de pouvoir prendre une douche en arrivant et donc de commencer ma journée frais et détendu. Le retour permet de faire un sas de décompression entre le travail et la famille, de laisser les tracas du boulot dans les sacoches pour le lendemain. »

    Traverser Lyon sur les rives du Rhône le pousse à la contemplation et réveille sa fibre naturaliste.

    La richesse de la faune Lyonnaise m’émerveille souvent tôt les matins

    « La richesse de la faune Lyonnaise m’émerveille souvent tôt les matins (je ne parle pas des étudiants qui finissent leurs soirées. Il y a plein de lapins vers le pont Raymond Barre, puis au fil de l’année je vois grandir les bébés cygnes. Je croise des ragondins et des hérons. La traversée du parc de la Tête d’Or a son lot d’écureuils et d’oies et je fais souvent un petit arrêt girafe avant d’arriver au labo. Je n’ai pas l’impression de traverser une grande métropole. »

    Au-delà de ses trajets quotidiens, le vélo est aussi un véhicule familial de vacances et d’exploration « j’ai réussi à motiver mes filles et nous avons fait tous les trois le canal du midi. Elles avaient 13 et 15 ans et ont avalé les 250 km en 5 jours sans (trop) râler. » Sur sa liste, la Via Rhôna en aller-retour, et La Voie Bleue (entre Luxembourg et Lyon) en prévision.

    Son conseil à celles et ceux qui hésitent :

    « N’hésitez plus! Si vous n’êtes pas à l’aise sur un vélo ou dans la circulation, il y a plein d’associations qui proposent des cours pour adultes et des formations faciles pour se sentir à l’aise et profiter ».

    Pour nous raconter, comme Stéphane, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • La Vie à Vélo : le témoignage de Marjorie

    La Vie à Vélo : le témoignage de Marjorie

    Marjorie – 4km aller – 20mn

    Pour son petit trajet entre la maison et le travail, Marjorie a choisi le vélo et il n’y a aucune raison que ça change puisque cela fait déjà 10 ans qu’elle le pratique. Pour 4 kilomètres effectués en seulement 20 minutes tous les jours, on peut dire que c’est imbattable.

    Ce qui a déclenché ce choix de transport ? « Un trajet que j’ai fait à vélo avec un ami lui-même cycliste, je n’ai jamais arrêté après ça. ». Pourquoi ?: « La rapidité des trajets».

    Marjorie ne s’arrête pas là : « Globalement, je fais tous mes trajets à vélo à Lyon et je fais aussi du cyclotourisme ».

    « Je suis toujours aussi surprise de réaliser mes trajets sous la pluie aussi facilement. »

    Quand on lui demande ce qui continue à la surprendre dans le fait de se déplacer à vélo, elle nous répond ceci :

    « Le boom du vélo depuis le covid à Lyon. Avec son lot d’incivilités. Je trouve que depuis ce boom, une grosse partie des cyclistes (que je pense nouveaux car je voyais moins ce genre de comportements avant) est complètement irrespectueuse des autres usagers de la route et particulièrement des piétons. Il est anormal que ce soit nous, les autres cyclistes, qui devions leur rappeler des règles basiques comme « Quand le feu est vert pour les piétons, ils sont prioritaires ».

    Au delà de ça, je suis toujours aussi surprise de réaliser mes trajets sous la pluie aussi facilement. L’appréhension après le constat « ah mince il pleut » disparaît une fois sur la selle. »

    « Je ne suis jamais en retard depuis que je me déplace à vélo. »

    Marjorie n’est pas contre de temps en temps prendre le funiculaire pour monter la colline de Fourvière, notamment parce qu’on peut y mettre son vélo.

    Force est de constater que de nombreuses personnes vont faire usage de toute la mauvaise foi possible pour rejeter le vélo. A cela, Marjorie leur répond : « Je ne suis jamais en retard depuis que je me déplace à vélo 🙂 ».

    Pour nous raconter, comme Marjorie, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • Baromètre des Villes Cyclables 2021 : Le bilan en attendant les résultats

    Baromètre des Villes Cyclables 2021 : Le bilan en attendant les résultats

    Soirées et petits matins de tractage, opérations sur les marchés, infiltration de groupes facebook, posts multiples sur les réseaux sociaux (twitter, facebook, instagram…), lobbying auprès des élus pour diffuser l’enquête : tous les moyens sont bons et se complètent pour faire connaître cette grande enquête auprès des habitants se déplaçant à vélo ! Bravo à tous ceux et toutes celles qui se sont investis durant plus de deux mois pour recueillir les avis des cyclistes !

    Au top final, la plateforme parlons-vélo de la FUB a enregistré la participation de 250228 cyclistes, et 27156 non-cyclistes au sein de plus de 8000 communes. Dans 1625 d’entre elles, il y a eu plus de 50 participants, et les résultats des votes pourront être complètement analysés.

    Dans le Grand Lyon, il y a eu plus de 9000 participants et 36 communes ont passé la barre des 50 votes (contre 23 lors de la dernière édition en 2019), et parmi nos villes voisines, Genas, Chaponost, Brignais, ou Lentilly, sont aussi qualifiées ! Les données issues du Baromètre dans ces communes nous seront précieuses pour mieux comprendre les freins à l’utilisation du vélo, et avoir l’avis des principaux concernés sur la cyclabilité de leur commune. Ce sont des arguments de poids dans nos discussions avec les élu·es et technicien·nes !

    L’analyse des résultats et les podiums des différentes catégories de communes seront dévoilés lors de congrès de la FUB, les 10 et 11 février 2022 à Tours : encore un peu de patience pour mettre à profit les milliers de réponses des cyclistes, leur ressenti de la cyclabilité de nos communes, les points noirs et manques de stationnement, et aussi identifier les aménagements récents les mieux perçus !

  • La Vie à Vélo : le témoignage de Nicolas

    La Vie à Vélo : le témoignage de Nicolas

    Nicolas descend tous les jours depuis le 9ème jusque dans le 6ème arrondissement, où il travaille. “A l’occasion d’un nouvel emploi en centre-ville, je me suis vite rendu compte que les TCL étaient plus rapides que la voiture”. Il y a 2 ans, il loue un MyVélo’v VAE pendant 1 mois “pour voir”. “Passer Fourvière, circuler en ville, braver les frimas hivernaux… allais-je être assez motivé ?

    « J’ai pris conscience que Lyon n’est pas une si grande ville, et qu’en 35-40 mn on la traverse de part en part à vélo ! »

    Conquis”, 15 jours plus tard, il pousse la porte d’un vélociste pour acheter un VAE. Quelques mois après, il revend sa voiture “qui dormait sur le parking”, vu qu’il ne se déplace plus qu’à vélo dans le Grand Lyon, et même au-delà.

    Depuis, ma voiture ne m’a jamais manqué, alors que j’étais plutôt un gros rouleur avant. J’ai pris conscience que Lyon n’est pas une si grande ville, et qu’en 35-40 mn on la traverse de part en part à vélo !”

    Pour rendre visite à sa famille, les loisirs ou des trajets pro, il met son vélo dans le TER.

    Le vélo permet à Nicolas de “se chauffer l’esprit en allant au travail, et de se « vider la tête » en rentrant”. Il se sent plus efficace “avec l’esprit aéré”…”oui oui, même en pleine ville!” ajoute-t-il avec malice. Il gagne également du temps car pour le même trajet, il faut compter 45 minutes en voiture et 30 minutes en transports en commun. Autre avantage, grâce au vélo, il pratique 45 minutes d’activité physique par jour, et en ressent le bénéfice sur son état de forme général.

    « Vous y prendrez vite goût et réaliserez par vous-même que le pas n’est pas si difficile à franchir ! »

    Son conseil à ceux qui hésitent à se mettre au vélo? “Essayez ! Testez-vous sur un trajet quotidien, en regardant sur Covélo pour trouver d’autres utilisateurs avec qui faire le trajet, vous y prendrez vite goût et réaliserez par vous-même que le pas n’est pas si difficile à franchir !

    Pour nous raconter, comme Nicolas, votre expérience à vélo, c’est par ici