Francis, Meyzieu – Saint-Priest – 15km – 45mn

Francis a 59 ans, et cela fait 5 ans qu’il se déplace régulièrement à vélo. Son trajet principal, de son domicile à Meyzieu jusqu’à son travail à Saint-Priest, fait 15km, qu’il parcourt en 45mn.

Diagnostiqué diabétique type 2, Francis a eu besoin de retrouver une activité physique régulière, et c’est vers le vélo qu’il s’est tourné. Le vélo répondait en outre à un autre besoin : « le besoin de faire quelque chose pour la planète à mon niveau a aussi pesé positivement dans la balance ».

« Pour tout trajet inférieur a 5 kilomètres, je prends mon vélo »

Lui qui se déplaçait essentiellement en voiture, il constate aujourd’hui qu’il jouit d’une meilleure santé, que l’activité physique qu’il a grâce au vélo a un impact très positif sur son taux de sucre, et donc engendre une consommation de médicaments moins élevée.

En parallèle, Francise note qu’il subit moins de stress au volant dans les embouteillages.

Il s’est ainsi fixé une règle : « pour tout trajet inférieur a 5 kilomètres je prends mon vélo si je n’ai rien de lourd ou volumineux à transporter ».

Comme le savent bien les cyclistes, c’est la ponctualité qu’il apprécie le plus.

Je mets toujours le même temps. Il n’y a jamais d’aléa de trafic. Je suis toujours surpris de voir des automobilistes s’énerver pour me dépasser, et de les retrouver 100 m plus loin au prochain feu rouge.

« L’essayer c’est l’adopter« !

Le message de Francis pour les personnes qui hésitent à se mettre au vélo :

« L’essayer c’est l’adopter :-). Je ne connais personne qui, ayant essayé sérieusement le vélo, ne l’a pas effectivement adopté ».

Pour nous raconter, comme Francis, votre expérience à vélo, c’est par ici

Amandine, Villeurbanne – Vaise – 30mn

Depuis son arrivée à Lyon il y a 8 ans, Amandine se déplace à vélo. D’abord utilisatrice de Vélov, elle a ensuite acheté un vélo d’occasion pour avoir le choix entre son vélo ou le Vélov selon les circonstances. Aujourd’hui, elle a un « beau vélo, agréable et confortable », qu’elle utilise entre 3 et 7 jours par semaine, pour se déplacer du Tonkin à Villeurbanne au quartier de l’Industrie à Vaise.

C’est la fin du premier confinement qui l’a réellement mise en selle tous les jours « je n’avais plus envie de m’enfermer dans le métro en temps de pandémie »

« Je suis déjà allée au bureau uniquement parce que j’avais envie de faire du vélo ! »

Quand on lui demande quel est l’impact sur sa vie au quotidien, c’est tout simplement le bonheur d’être à vélo qui vient enjoliver sa vie !

« Je suis contente de prendre mon vélo, de prendre l’air les jours où je suis en télétravail, le fait de ne pas faire mon trajet me manque : je suis déjà allée au bureau uniquement parce que j’avais envie de faire du vélo ! »

Sa seule limite, pour le moment, les pentes : « du moment qu’il n’y a pas de colline à monter (Fourvière ou croix Rousse), je prends mon vélo »

« Une fois sur le vélo, le sourire revient »

« Ce qui me surprend toujours, c’est à quel point on peut être bien sur son vélo. Parfois c’est vrai, on a un peu la flemme de sortir ou de pédaler, mais une fois sur le vélo, le sourire revient »

Son conseil coup de pouce, c’est d’essayer ! Se déplacer à vélo est possible et c’est un bonheur !

« C’est possible 🙂 Je ne suis pas quelqu’un de sportif, ni de casse-cou. La première fois que j’ai fait mon trajet domicile-travail à vélo, j’ai mis 45 minutes : je me suis perdue, je connaissais mal le trajet et je n’étais pas très assurée. J’en ai déduit que ce n’était pas avantageux par rapport à mon temps de parcours en transport en commun, qui est de 45-50 minutes. Depuis la fin du 1er confinement, je fais mon trajet plusieurs fois par semaine : aujourd’hui je mets 30 minutes porte à porte : je gagne 15 à 20 minutes de temps de trajet, et je ne peste plus contre le métro bondé ou en retard ».

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Renaud, Oullins – Lyon Confluence 3,7 km, quotidien

Depuis 2013, Renaud se déplace quotidiennement à vélo. Il a pu orienter ses choix de vie pour pouvoir se déplacer à vélo, et ne pas dépendre de la voiture ou des transports en commun.

J’ai déménagé à Oullins pour me rapprocher de mon lieu de travail à Confluence, venir à vélo et ne plus dépendre de la voiture ou des bus. J’ai choisi ce lieu de résidence avec ses avantages et ses inconvénients, en priorisant la localisation à moins de 15 minutes de vélo. Je garde la nostalgie de la ville très cyclable Strasbourg où j’ai fait mes études.

Il a fait ce choix notamment parce qu’il aime « la liberté de se déplacer en ville à vélo, la régularité de temps de trajet et l’exercice physique paisible. J’ai la chance de bénéficier d’un garage vélo sécurisé sur mon lieu de travail. J’arrive en forme sans effort particulier tous les matins ».

La surprise que lui apporte le vélo, c’est que le plaisir de circuler à vélo augmente au fil des années, aucune lassitude. J’ai même l’impression que mon trajet est trop court pour en profiter !

Il regrette que les infrastructures n’évoluent pas plus vite pour rendre plus sécurisé l’usage du vélo aux côtés des voitures et bus. Il est surpris que, « encore aujourd’hui alors que le nombre de cyclistes augmente, les cyclistes soient souvent perçu.es comme une gêne par les automobilistes au milieu de « leur » route. Il apprécie « d’autant plus la bienveillance et courtoisie des conducteurs dans les zones délicates« .

Renaud utilise souvent le TER en vacances pour se déplacer pour ses cyclorandos le long des voies cyclables. En ville à Lyon, il lui arrive souvent de cumuler vélo’v en plus du bus, les jours où il ne prend pas son vélo personnel sur les trajets mixtes.

Son conseil pour celles et ceux qui s’interrogent encore : « plus on en fait, plus on aime ! On apprend vite à s’adapter au froid, la pluie, la chaleur, par des vêtements bien adaptés et l’adaptation de son rythme. Et comme on apprend à conduire en ville, on apprend à rouler en sécurité (anticipation, vêtements visibles, choisir des axes adaptés) »

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Marion, Lyon 8 Lyon 1 – 5km – 30mn

Depuis 7 ans, Marion se déplace à vélo au quotidien. Son trajet actuel entre son domicile dans le 8ème arrondissement de Lyon et son travail dans le 1er, elle le parcourt en 30mn, pour 5km. Pour un emploi précédent, elle se déplaçait en voiture, notamment pour des déplacements hors zone TCL.

Elle a choisi de se déplacer à vélo parce que pour elle c’est « un gain de temps, une plus grande liberté, un coût très inférieur aux autres modes de transport », et que cela lui permet « d’allier sport et les nécessités de déplacement ».

Je gagne du temps pour aller aux réunions professionnelles dans Lyon et en périphérie

L’impact sur la vie de Marion est multiple :

Je gagne du temps pour aller aux réunions professionnelles dans Lyon et en périphérie. J’adapte mes vêtements, je ne peux plus tout porter (certaines jupes et robes c’est compliqué), les courses en super marché sont aussi à planifier en dehors du trajet domicile travail, sur ce point c’est un petit bémol pour l’organisation de ma semaine. J’ai investi dans 2 grosses sacoches!

Le vélo lui permet en outre d’allier sport et transport et ainsi de « faire rentrer une activité physique régulière dans ma semaine, essentielle pour mon équilibre psychologique ».

Les gens sont étonnés quand je leur dit que c’est tous les jours même quand il pleut et quand il fait froid

La surprise pour Marion, c’est surtout celle des autres ! « Les gens sont étonnés quand je leur dit que c’est tous les jours même quand il pleut et quand il fait froid! » Et comme beaucoup, c’est aussi la beauté de la ville de Lyon, la présence de la nature, qui lui donne le sourire.

Et aussi les jolies lumières changeantes au fil des saisons de la ville. L’arrivée depuis les quais du Rhône sur la vie de la croix rousse est magique, on peut avoir la chance de voir un héron, des aigrettes, des rapaces voler au dessus du fleuve, de quoi se donner une charge de bonne humeur pour la journée.

Marion utilise peu les transports en commun, qu’elle trouve trop chronophages notamment sur les correspondances. Parfois elle « embarque le vélo dans la ficelle (vers Saint Just) pour descendre après avec ».

Son conseil : osez partir à l’aventure !

Il faut oser partir à l’aventure et être très vigilant.e en ville et être préparé.e aux incivilités et mise en danger des autres (autres cyclistes, piétons, voiture, taxis, livreur scooter, motos, camions, livreur en double file en camion…) et acheter un antivol. Une fois ces freins passés, ça se passe bien!

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Catherine, 14 km entre Charpennes et Chassieu, 40mn

Catherine circule à vélo depuis 3 ans pour ses trajets quotidiens « vélotaf ». Elle va de Charpennes à Chassieu en 40mn pour 14km, et a la chance de rouler sur « quasi que de la super piste cyclable » 4 à 5 fois par semaine.

C’est le vol de sa voiture qui l’a poussé vers le vélo !

« L’air de rien j’ai réalisé qu’aller au bureau à vélo était faisable, belle découverte « !

Un matin… plus de voiture… volée… m**** alors ! Je prends mon vélo pour aller au commissariat, j’en ressort encore bien énervée et me dis qu’aller bosser à vélo m’aidera à me calmer ! Direction Chassieu, météo idéale, de bonnes pistes cyclables, longer le golf … de quoi mettre une touche agréable et sereine à ma journée mal commencée, et l’air de rien j’ai réalisé qu’aller au bureau à vélo était faisable, belle découverte !

Par la suite, la possibilité de louer un vélo électrique grâce au MyVélov a pérennisé sa mise en selle.

Un trajet fiable, de 40min, sans souci de trafic routier ni de stationnement, à peine plus qu’en voiture (les jours de chance), cela m’a convaincue.

Elle s’est ensuite suis rapidement équipée, vélo électrique fiable, équipements de visibilité, antivols, sacoches et elle, qui se déplaçait exclusivement en voiture, se déplace dorénavant à vélo 4 à 5 jours par semaine depuis 3 ans.

« La météo toujours pessimiste dans les prévisions et finalement plus clémente dans la réalité « 

Catherine trouve le trajet à vélo un peu plus long que la voiture (+5 à 10min) mais largement plus fiable. Et si le VAE n’est pas, pour certain.es, du « vrai sport », elle l’envisage comme « de l’activité douce, à raison de 5h par semaine ça évite la salle de sport ou de se mettre au footing ».

Comme beaucoup, elle roule à vélo pour la fiabilité, et elle apprécie au passage « les odeurs des plantes, des restaurants le long de mon trajet, le nombre de voitures doublées et surtout la météo toujours pessimiste dans les prévisions et finalement plus clémente dans la réalité « !

Pour celles et ceux qui ne sont que partiellement convaincu.es, Catherine conseille d’essayer ne serait-ce qu’une fois par quinzaine (c’est toujours -10% de trafic routier) et les jours de forte circulation (événements à Eurexpo, stade, travaux, jours de ruée vers les centres commerciaux…).

La récompense est assurée, et vous y prendrez probablement goût.

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Nicolas, Lyon Part-Dieu Miribel, 11 kms, une ou 2 fois par semaine

Nicolas circule à vélo depuis le siècle dernier (1999). Son trajet principal le fait partir du quartier de la Part-Dieu pour rejoindre le club équestre de Miribel Jonage, soit un trajet de 11 kilomètres 1 à 2 fois par semaine en passant par l’avenue Salengro et la rue du canal à Villeurbanne.

Lorsque mon épouse a changé de lieu de travail, l’alternative était une seconde voiture ou le vélo. Ma décision a été arrêtée lorsque ma fille a effectué sans problème pendant un mois mon trajet domicile travail (6km) à l’occasion d’un stage dans l’entreprise qui m’employait.

Avant, Nicolas co-voiturait avec son épouse et un ou deux collègues.

« J’ai pu constater tous les bénéfices des déplacements à vélo »

J’ai pu constater tous les bénéfices des déplacements à vélo, physiques, mentaux, financiers. Mon trajet domicile travail, en voiture qui oscillait entre 12 et 45 minutes, durait dorénavant 15 minutes exactement.

Suite à une mutation, Nicolas continue le vélo.

Après 6 ans à rallier l’entrée de Décines depuis la Part-Dieu, j’ai été muté à Saint-Fons Belle Etoile, un trajet de 11 kilomètres réalisés en 32 minutes à vélo.

« L’effet immédiat d’apaisement, de disparition du stress, d’euphorie parfois« 

Comme nous tous, Nicolas continue à être surpris par l’efficacité de la solution vélo:

L’effet immédiat d’apaisement, de disparition du stress, d’euphorie parfois. Et l’impact perceptible de pneus convenablement gonflés.

Et quand il ne va pas travailler, Nicolas utilise aussi la force de la multi-modalité:

Je mets mon vélo dans le TER lorsque je veux sortir de Lyon pour une boucle cyclotouristique.

Il est impossible de se figurer tous les bénéfices retirés du choix de se déplacer à vélo tant que l’on a pas franchi le pas. Les obstacles que l’on se représente n’en sont pas, ils sont surmontés tous les jours par des millions de cyclistes.

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Suzon, Villeurbanne Tonkin-Perrache, 6 kms

De 2014 à 2019, Suzon combinait trottinette non électrique et transports en commun pour se rendre à l’aéroport St-Exupéry, où elle travaillait. Au printemps 2019, son entreprise à déménagé au Sud de la Part-Dieu, à 3 kms.

Trop loin pour ma trottinette, un peu long en transports par rapport à la distance, j’ai récupéré un vieux vélo et depuis je ne le quitte plus!”

Cela fait 6 mois qu’elle travaille à Perrache et n’a pas abandonné le vélo, “alors que le métro A serait une bonne alternative”.

“En 2015, les gens qui faisaient Lyon > le parc de Miribel en vélo me paraissaient être complètement surhumains. Sans m’en rendre compte, j’en fais désormais partie…”

Aux beaux jours, il lui arrive justement d’aller au parc de Miribel avec des amis après le travail (30 kms aller-retour en voies aménagées) pour un pique-nique en admirant le coucher de soleil.

C’est magique et ça fait une vraie coupure dans la semaine”

« Le vélo me permet d’admirer mon environnement »

Mais Suzon ne s’arrête pas là. Elle s’est remise au VTT, et a commencé le vélo de route fin 2019, “avec quelques sorties de 80 kms et des mini-voyages à vélo à la clé !”

Le vélo permet à Suzon d’”admirer son environnement”.

“Depuis que je me déplace à vélo, je trouve que je connais et m’intéresse beaucoup plus à nos villes. Je me repère bien plus facilement.”

« C’est génial, les temps de trajets ne sont pas des contraintes, au contraire »

Même sur des trajets connus, elle s’étonne de découvrir des éléments d’architecture et de profiter d’une “lumière particulière pour voir les choses sous un autre angle.” Certes, “il y a parfois quelques désagréments avec des automobilistes imprudents voire agressifs”, mais Suzon préfère ne garder que le positif.

C’est génial”, s’enthousiasme-t-elle. “Les temps de trajets ne sont pas des contraintes, au contraire”. Parfois, elle fait un détour au dernier moment, pour des courses par exemple, alimentaires ou non.

« Ça simplifie beaucoup ma vie, et j’y gagne en plus du temps”.

Elle constate avec plaisir qu’elle croise de plus en plus d’enfants:

Souvent très drôles dans leurs remarques et leurs mimiques, qu’ils soient transportés par leurs parents ou sur leurs propres vélos”.

« C’est la première fois qui est la plus difficile, après ça vient tout seul« 

Suzon a plusieurs conseils à ceux qui hésiteraient à se mettre au vélo.

C’est la première fois qui est la plus difficile, après ça vient tout seul”. Ne pas hésiter à s’inscrire à Covélo de la maison du vélo à Lyon, qui met en relation les cyclistes expérimentés et les nouveaux qui font le même trajet. “Ça sécurise”.

Elle recommande aussi les cours de remise en selle de la même association, pour ceux qui en ressentent le besoin. 

Quant aux intempéries, il suffit de bien s’équiper, avec “gants”, “veste chaude” et “cape de pluie”. “Et puis finalement, c’est assez rare qu’il pleuve pile sur le créneau où on doit prendre notre vélo”. 

Pour elle, il est important d’avoir un “vélo adapté à ses besoins”.

“Par exemple, si vous avez souvent des affaires à trimballer, un panier et un porte-bagages seront un vrai plus, et pour l’hiver, avec la nuit, bien penser à avoir des éclairages suffisants”.

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Adrien Charpennes – Part-dieu – Piscine de Venissieux, 2 fois/semaine, 7 kms, 30 mn.

Originaire de Brest, dès qu’il a eu le permis, à 18 ans, Adrien ne s’est déplacé qu’en voiture, par habitude familiale.

On avait plus de voitures que de permis chez nous.

Privé de voiture suite à un accident, il a le choix entre les transports en commun et le vélo. Il choisit le vélo, moins cher et plus souple en termes d’horaires.

« Ça me sert d’échauffement et j’en profite pour découvrir la ville en alternant les parcours« 

Aujourd’hui, il utilise surtout le vélo pour se rendre au sport et pour ses loisirs.

Ça me sert d’échauffement et j’en profite pour découvrir la ville en alternant les parcours. Par rapport au métro, surtout en hiver, ça me donne ma dose de lumière du jour.

Autre avantage:

la rapidité des trajets par rapport à tous les autres moyens de transports, y compris la voiture!

Afin de rendre visite à ses parents, il effectue aussi régulièrement Charpennes-Caluire.

Une fois en haut, j’ai le plaisir de l’effort accompli.

« La descente par les petites rues vers Saint-Clair est grisante« 

Il déplore cependant l’absence d’infrastructure cyclable Montée des soldats, “qui rend l’expérience moins plaisante” et  l’oblige à rouler sur le trottoir, quand il n’est pas déjà occupé par une voiture mal stationnée. En revanche “la descente par les petites rues vers Saint-Clair est grisante”.

Aux nouveaux cyclistes, il conseille de prévoir de la marge lors des premiers trajets “pour avoir le temps de vous perdre sans angoisse d’être en retard”. Et de ne pas oublier de partir avec une batterie de téléphone pleine…

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Etienne Gerland-Vaulx-en-Velin La Soie, 8km/25mn (direct) 14km/35mn (via quai et Feyssine),

Depuis 2017, Etienne se rend quotidiennement (sauf télétravail) à son travail à Vaulx-en-Velin depuis le 7ème arrondissement (Gerland). Son trajet peut varier : soit en milieu urbain, le long du tram T3, soit un trajet plus long, mais plus tranquille, par le Parc de la Feyssine.

« Le vélo permet de valoriser le temps de transport »

Etienne circule a vélo depuis la naissance de son deuxième enfant pour deux raisons:

Nous avions besoin de déposer notre ainé à une crèche dans le 3eme sans qu’aucune solution de transport en commun directe et simple permette ce trajet. (la voiture n’a jamais été considéré du fait d’un trajet exclusivement intra urbain).

Je recherchais une solution pour garder une activité physique qui n’empiète pas sur le temps de famille. Le vélo permet de valoriser le temps de transport. Le vélo m’a permis également de sécuriser mon trajet retour en ayant systématiquement le même temps de trajet permettant de ne jamais être en retard à la crèche en transport en commun et à pied.

Etienne et sa famille n’ont besoin que de se déplacer en ville, ils évitent donc autant que possible l’utilisation de la voiture: incertitude sur le temps de trajet, difficulté de stationnement

« J’arrive chez moi plus détendu, en ayant évacué les frustrations de ma journée de travail pour profiter de ma famille« 

L’usage du vélo a changé beaucoup de chose dans la vie d’Etienne.

Je favorise le trajet via les quais, le parc de la Feyssine et le chemin de halage. Ce trajet offre l’avantage d’être à 95% en dehors de la circulation automobile et permet un vrai moment de détente entre le domicile et le travail.

J’arrive chez moi plus détendu, en ayant évacué les frustrations de ma journée de travail pour profiter de ma famille. De plus n’ayant pas de carrefour, le temps de trajet n’est pas si différent de celui de l’itinéraire direct.

Etienne n’a pas d’autres trajets réguliers, néanmoins depuis 5 ans maitenant tous ses trajets utilitaires en ville se font à vélo.

La rapidité des trajets, la garantie du temps de transport, bref l’efficacité du mode de déplacement

En terme de multi-modalité, Etienne ne s’interdit pas, quand l’opportunité se présente, de mettre les vélos dans le train pour s’organiser une escapade.

Le vélotaf se fait facilement même sur des trajet de plus de 5km, équipez vous d’un VAE au besoin, en location pour essayer. N’hésitez pas à commencer par un ou deux jours par semaine histoire de vous rendre compte de l’intérêt, équipez-vous et ne regardez pas la météo, en réalité il pleut beaucoup moins que ce qui est annoncé.

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Elodie, du fin fond de Villeurbanne à… partout, tous les jours, environ 10km A/R

Elodie circule à vélo depuis 3 ans. L’élément qui l’a poussée vers le vélo, c’est la naissance de ses deux enfants et leur déménagement hors de l’hypercentre. Le vélo a également permis à Elodie de retrouver de la liberté.

« Le vélo a été une libération! »

« J’ai un handicap cognitif qui fait que la foule, le bruit et le côté imprévisible des transports en commun n’est pas possible pour moi. Le vélo a été une libération, j’ai retrouvé le plaisir de me déplacer pour aller faire des activités ou des achats au delà de mon quartier ».

Avant de se mettre au vélo, elle se déplaçait en scooter. Mais en scooter, impossible de transporter ses deux enfants, et une semaine courses pour toute la famille…après beaucoup de recherches, elle a trouvé le vélo qui lui convient et en est ravie ! Maintenant, Elodie et sa famille planifient aussi leurs vacances autour du vélo car « cette liberté est difficile à abandonner, aucune envie d’être dans les bouchons pour aller à la plage ! »

« J’ai hâte (besoin!) de pouvoir rouler sur des pistes protégées! »

Même en ayant eu l’habitude du deux-roues motorisé, Elodie est toujours surprise du temps qu’elle gagne, sans compter les économies. Elle appelle de ses vœux le développement et le respect des aménagements cyclables à Villeurbanne et dans la métropole de Lyon, ce qui sécuriserait ses déplacements.

« En revanche, je suis extrêmement vigilante quand je roule car c’est très difficile pour moi de gérer les incivilités et infractions des conducteurs motorisés. J’ai hâte (besoin !) de pouvoir rouler sur des pistes protégées, surtout à Villeurbanne qui prend beaucoup de retard par rapport à Lyon !« 

Son conseil : faites-vous accompagner !

Son conseil pour sauter le pas, c’est l’accompagnement, comme ce qui est proposé par la Maison du Vélo, avec la plateforme Covélo, mais aussi avec les formations « Code vu du guidon », qui peuvent apprendre – même aux cyclistes expérimenté.es ! à mieux se déplacer, et bien sûr la formation « savoir rouler avec ses enfants », qui lui a permis d’identifier quelques points essentiels pour sécuriser les déplacements de toute la famille. Elle voit d’un bon œil l’arrivée potentielle d’une vélo-école familiale à Villeurbanne !

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Emmanuel Lyon 5 point du jour – Rillieux la pape, 3 jours / semaine – 45 à 50 mn.

Depuis 3 ans Emmanuel se déplace à vélo. Il était commercial dans l’automobile, et se déplaçait quasi exclusivement en voiture. Il s’est petit à petit mis au vélo avec les Vélov. Intéressé, il a loué un My Vélov électrique pendant un an, ce qui l’a vraiment mis en selle.

« Finies les difficultés liées à la grimpette dans le haut du 5eme. J’avais fait des tests en vélo musculaire mais c’était trop de logistique (se changer au bureau, prendre fringue vélo + fringue normale, etc) J’ai mon vélo à assitance électrique personnel depuis février 2020 ».

« Le vélo (électrique) m’a rapproché de la ville ! »

L’impact sur sa vie est indiscutable : il est plus détendu le soir en rentrant, il peut également beaucoup plus facilement se rendre à des évènements en centre ville le soir, sans contrainte : « le vélo (électrique) m’a rapproché de la ville ! » Il a réduit son utilisation de la voiture aux week-ends, sa tolérance aux embouteillages étant désormais très faible quand il doit prendre sa voiture.

Le fait de devenir cycliste a modifié sa façon de conduire : « Je roule beaucoup plus prudemment en voiture également ».

Et il a choisi un nouveau métier « relativement loin mais qui permet de faire le trajet en vélo (je peux stationner mon vélo de façon sécurisée) ».

Dorénavant, ce sont même ses vacances qu’il fait à vélo ! « Voie verte en Bourgogne en 2020 puis canal de la Marne en 2021 avec 3 générations parents, grands-parents et enfants ».

« Je suis surpris de l’efficacité et de la régularité du vélo en toute situation »

Comme beaucoup, c’est l’efficacité et la régularité de ses temps de transports, en toute situation, qui le surprend et le séduit, ainsi que l’activité physique

« ça me permet de faire un peu de sport (ou plutôt d’entretien après une journée en face d’un écran), ça aère bien la tête, ça met de bonne humeur (alors que je ne suis vraiment pas drôle le matin) ».

Les questions et les excuses des automobilistes qui sont toujours les mêmes le font sourire : « pas trop chaud/froid, pas trop mouillé ? oui mais j’ai mon ordi, oui mais si j’ai un rdv, oui mais si je dois aller faire une course, oui mais les bus sont pleins, oui mais …. »

« Choisissez un trajet plus long si ça permet d’avoir un trajet plus cool »

Son conseil pour les cyclistes en herbe : « choisissez un trajet plus long si ça permet d’avoir un trajet plus cool, plus sécurisé. Au final, c’est peut être une minute de plus mais ça en vaut largement la peine ».

Il recommande également d’investir un minimum pour rouler détendu : sacoche, vêtement pluie, éclairage. Et de compter sur l’entraide des autres cyclistes ! « Demandez aux cyclistes croisé.es sur le chemin quotidien s’iels ont des passages secrets à partager! »

Pour nous raconter, comme Emmanuel, votre expérience à vélo, c’est par ici

Edith – Pierre-Bénite – centre d’Oullins : 1,5 km, 5 mn, tous les 2 à 3 jours, ou domicile sud de Pierre-Bénite : 2 km 1 fois par semaine, 8 mn

Edith circule à vélo depuis l’âge de 6 ans et elle en a… 80 ! A 6 ans, elle allait se baigner dans le Rhône en famille (ça se faisait à l’époque !) et à 8 ans elle allait à son cours de gymnastique à Caluire à vélo.

Pas d’élément déclencheur pour le fait de se déplacer à vélo pour Edith : c’était une « habitude familiale dans les années 50 ! on apprenait à faire du vélo à 5 ans ! ». Edith circule à vélo pour l’agrément, la facilité de déplacement, et de stationnement, et constate qu’elle transporte davantage de courses pour le même temps qu’en voiture.

« Je me sens moins solitaire »

Autre argument solide : la fiabilité de la durée de ses déplacements : pas de stress concernant un retard possible (sauf crevaison). Avec les déplacements à vélo, Edith profite également du « plaisir de faire de l’exercice, moins fatigant, à mon âge, qu’à pied, et où je me sens moins solitaire ».

« Pendant le confinement, c’était un élément de liberté formidable, je pouvais faire plusieurs fois un km autour de mon domicile sans me lasser, en jouissant de la voirie toute à moi ! »

« Quand je rencontrais 3 cyclistes sur mon parcours, j’étais contente! »

Quand elle travaillait, elle allait au travail en voiture, car son lieu de travail était trop loin de son domicile (Pierre-Bénite-Bron), et dans les années 70, il n’y avait pas d’aménagements cyclables – et une circulation automobile plus dense que dans son enfance. Ensuite, dès les années 80 Edith est devenue une pionnière des déplacements à vélo et de l’intermodalité !

« Il y a encore 20-30 ans, dans les années 1985 – 2000, j’embarquais mon vélo – pliant – dans ma voiture, que je déposais aux portes de Lyon, et je faisais mes courses à vélo à Lyon : quand je rencontrais 3 cyclistes sur mon parcours, j’étais contente ! Sans aménagement cyclable, je ne me sentais pas d’aller de Pierre-Bénite à l’entrée de Lyon à vélo. Je me déplaçais également en transports en commun, et lors de l’arrivée du métro à Oullins, j’ai abandonné ma voiture pour le métro, mais je faisais « vélo + métro + éventuellement vélo ».

L’impact du vélo sur sa vie est d’abord contemplatif : c’est le bonheur de profiter de temps en temps, quand elle doit aller à Lyon, des berges du Rhône avec les cygnes et de beaux nuages ensoleillés. « Comme aujourd’hui le 13 décembre, le plaisir de faire de l’exercice, le plaisir de me sentir libre, le bonheur de ne pas polluer la planète ».

Pour son travail, elle parcourait à vélo les villes qui lui demandaient de faire un Schéma Directeur Vélo, et surtout elle demandait aux élu.es et aux technicien.nes de prendre leur vélo pour sillonner leur ville avec elle, et expérimenter ce qu’il fallait faire comme aménagements cyclables.

« Le bonheur, quand une connaissance ou un membre de ma famille me disait : j’ai emprunté tel aménagement cyclable, c’était un vrai plaisir, cela m’a fait penser à toi ».

« Je n’aurais pas pu faire cette découverte si je n’avais pas utilisé mon vélo ! »

Ce qui continue de surprendre Edith, c’est le fait de découvrir des lieux qu’elle n’aurait jamais pu découvrir autrement. Elle nous partage une de ses plus belles découvertes :

« Le jour où, à Paris, je circulais sur les berges de la Seine par un beau matin de printemps très ensoleillé, pour me rendre à une réunion. J’étais en avance et je découvre, médusée, l’exposition qui venait de s’ouvrir, sur le Pont des Arts, de la statuaire de Yousmane Saw : ses personnages, plus grands que nature, en terre ocre, éclairés par le soleil levant, sur fond de ciel bleu et d’eau, c’était d’une beauté et d’une force saisissantes… Je n’aurais pas pu faire cette découverte si je n’avais pas utilisé mon vélo ! »

« Je fais tout à vélo, c’est moins contraignant »

Elle en fait de même pour la fête des Lumières : elle se déplace à vélo, pour aller jusqu’à Lyon, ce qui est beaucoup moins fatigant qu’à pied, et lui permet de découvrir davantage de lieux d’animation.

Il lui arrive d’utiliser vélo + train + vélo et elle continue à utiliser régulièrement l’ensemble voiture + vélo pliant. Il y a quelques années, il lui est arrivé d’utiliser le métro (Oullins – Lyon) + vélo pliant, « mais avec les aménagements cyclables, ce n’est plus la peine : je fais tout à vélo, c’est moins contraignant ».

N’hésitez pas trop longtemps : on vieillit vite ! Je redoute le moment où, en vieillissant, je perdrai la liberté que me procure mon vélo ! »

« Expérimentez la liberté que vous donne l’usage du vélo, le bonheur de découvrir des lieux que vous ne découvririez pas autrement, la satisfaction de raccourcir vos temps de parcours et d’éprouver la fiabilité de ces temps de parcours, le soulagement de ne pas stresser dans les embouteillages ou à rechercher une place de stationnement, calculez les économies que cela vous permet de réaliser par rapport à la voiture, testez la satisfaction de faire de l’exercice tout en assurant vos obligations de déplacement,.. N’hésitez pas trop longtemps : on vieillit vite ! Pour moi, je redoute le moment où, en vieillissant, je perdrai la liberté que me procure l’utilisation de mon vélo ! »

Pour nous raconter, comme Edith, votre expérience à vélo, c’est par ici

Noredine – vélo train vélo – Gleizé – Villeurbanne -10 km

Depuis le début de la pandémie, Noredine a choisi le vélo pour se déplacer et se rendre au travail. Il fait 2 km de son domicile à Gleizé à la gare, prend le train avec son vélo, puis parcourt encore 8km de la gare jusqu’à son lieu de travail.

« C’est imbattable »

Avant, il se déplaçait en trottinette non électrique, et il a fini par trouver ça « trop casse gueule, fatiguant, usant (tendinite) ». Le vélo s’est imposé, parce qu’il met « 7 min pour faire Gare Part-Dieu -Villeurbanne Gratte-Ciel, c’est imbattable ».

« C’est plus rapide, plus sur, même si dans le train c’est plus encombrant et donc un peu plus difficile »

C’est aussi plus confortable, surtout pour aller au travail, car pour lui c’est « moins de douleur, moins de transpiration ».

En tant que cycliste au regard neuf, il est impressionné par « les aménagements faits pour les vélos, le cours Lafayette taillé pour les vélos par exemple ».

« C’est dingue de voir tous ces gens circuler à vélo! »

Comme beaucoup de cyclistes, il est surpris et se réjouit de voir le nombre grandissant de cyclistes « c’est dingue de voir tous ces gens circuler à vélo ! » , et s’étonne du nombre d’automobilistes qui persistent à faire le même trajet que lui au vu de la faible efficacité de la voiture en ville.

Son conseil aux cyclistes de demain ?

« Essayez juste une fois, pas besoin d’un super vélo, juste quelque chose de sécurisé, pas besoin d’aller super vite, et respectez le code de la route pour vous et les autres ».

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Anaïs 1er – 3ème arrondissement de Lyon

Depuis 2009, Anaïs circule à vélo. Alors étudiante, elle opte pour le vélo pour plusieurs raisons : c’est « plus rapide qu’à pied, moins cher qu’en TCL » et cela lui donne « un sentiment de sécurité face au harcèlement« .

C’est d’ailleurs l’élément déclencheur pour elle, qui aujourd’hui se déplace tous les jours à vélo, en heures de pointe, pour se rendre au travail.

« Un gain de temps, un gain d’argent, moins de prise de tête sur comment, quand, avec qui rentrer d’une soirée à 2h du matin« .

Le vélo pour Anaïs, c’est la liberté.

« La liberté face au harcèlement de rue, la liberté de découvrir la ville autrement, aller dans des endroits où je ne serais jamais allée sans mon vélo« .

Elle continue à être surprise de l’efficacité du vélo : « A quel point c’est simple et rapide. Je peux garer mon vélo à moins de 20 mètres de l’endroit où je me rends, je double tout le monde : auto, 2RM, trottinettes même électriques, TCL« .

« Le vélo, c’est l’outil qui m’a permis de garder une grande mobilité, jusqu’à 8 mois de grossesse passés »

En devenant mère, elle a découvert aussi le vélo multifacette, l’outil ultime : « la capacité d’emport d’un vélo classique : mon enfant, mes courses pour la semaine, des skis, une poussette, mes colis Vinted« .

« Le vélo, c’est l’outil qui m’a permis de garder une grande mobilité jusqu’à 8 mois de grossesse passés« .

Son conseil pour celle et ceux qui hésitent à se mettre en selle :

« On ne regrette jamais ».

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Pierre – Oullins – La mulatière – 2,5 kms – 10 minutes aller, 15 minutes retour

Pierre se dit “cycliste”, il est certes “porteur d’un handicap physique”… mais surtout “d’énergie”!

Un jour sans vélo est comme une journée sans soleil

Il a une…

envie folle de profiter de la vie à vélo et d’être plus fort que la maladie. Un jour sans vélo est comme une journée sans soleil

C’est ce qu’il appelle la “vélosophie”. Le vélo est sa “dose quotidienne de liberté”.

Il parcourt 2000 kms par an de vélotaf, mais aussi 8000 kms de balades et randos. Cette année, il a accompli la Grande Traversée des Alpes de Thonon à Menton (800 km – 20.000m de dénivelé – 1 semaine) et le Tour de Corse (1000 km – 13.000m D+ – 2 semaines). Par le passé, il a déjà fait l’euro 6 de Nantes au lac de Constance, l’Andalousie, la VélOdyssée, etc. Et il a encore beaucoup de projets en tête.

On rencontre toujours plein de gens à vélo

Le contact avec la nature et les saisons sont incomparables à vélo…sans oublier les humains.

On rencontre toujours plein de gens à vélo. Je ne parle pas des automobilistes irascibles…mais des autres cyclistes qu’on salue, des regards qui se croisent, des encouragements sur le parcours. Bref, le monde des cyclistes est beaucoup plus humain et zen.

Pierre a démarré la compétition cette année dans un club Handisport. Il a même remporté la médaille de bronze dans sa catégorie aux championnats de France handicyclisme.

Le vélo est “accessible à tous, chacun à son rythme”, insiste-t-il, “il ne faut pas hésiter à s’y mettre”.

Qui a dit qu’on ne pouvait pas faire de vélo avec un handicap ?

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Marie – Meyzieu – Part-Dieu – 14 kms

Marie circule à vélo depuis Septembre 2015. Son trajet actuel fait 14 kms le long du T3 tous les jours.

J’ai demandé un meilleur vélo pour mon anniversaire et depuis j’ai plus lâché le velotaf

Mon bureau était à Bron à l’époque et les trajets en TC impliquant de prendre le C17, une ligne qui souffrait de gros problème d’irrégularité ce qui était exaspérant. Un jour, j’ai tenté le trajet en vélo et c’était agréable de ne plus avoir cette contrainte du bus. Au début, le trajet était pénible car impliquait de passer aux abords de la zone commerciale des 7 chemins, mais quand j’ai découvert les aménagements au sud du stade, ça a été un vrai bonheur.

Mars 2016, j’ai demandé un meilleur vélo pour mon anniversaire (plus léger, avec un porte bagage et des sacoches) et depuis j’ai plus lâché le velotaf. Quand le bureau a déménagé à la Part-Dieu, j’ai hésité à continuer le vélo ou rebasculer sur le tram, d’autant que le trajet urbain dans Lyon est bien moins sympathique, mais la cohue dans le tram a levé tous mes doutes. Et puis on est un bon petit groupe de velotafeurs, qui avons fait du lobbying auprès de la direction pour avoir une douche et des arceaux vélos au garage (on a d’ailleurs pris l’espace de deux de nos 5 places de parking pour y mettre des arceaux).

Avant, Marie prenait juste le vélo pour rejoindre le Tram à 1 km et finir son trajet en bus.

Je travaille dans le domaine de la mobilité urbaine, être une cycliste me permet de mieux appréhender les besoins en terme d’aménagements et de services

Sur le plan perso, ça offre une liberté incroyable pr rapport aux TC : du boulot, je peux facilement me déplacer dans Lyon sur la pause déjeuner, voir la famille ou les amis, alors qu’en bus ou même en tram, je n’aurais pas le temps. Ça fiabilise aussi énormément mon temps de trajet (confort pour récupérer les enfants) et enfin, ça me permet une plus grande souplesse pour faire un crochet au retour pour aller faire un course ou faire du sport.

Sur le plan Pro, ça m’a aussi beaucoup changé car je travaille dans le domaine de la mobilité urbaine et être une cycliste me permet de mieux appréhender les besoins en terme d’aménagements et de services.

Et quand un trajet à vélo ne se fait plus, bien souvent ça nous manque!

Je regrette beaucoup le trajet jusqu’à Bron. Le retour à travers Champ Blanc, dans le calme, avec seulement les oiseaux autour, c’était vraiment super.

J’arrive à faire quasiment toutes nos courses à vélo (famille de 4)

Quand on lui demande ce qui continue à la surprendre positivement, Marie répond ceci :

En positif, la facilité de se déplacer à velo une fois qu’on a un peu de matos (un bon antivol, un bon éclairage, des sacoches, un porte bagages). J’arrive à faire quasiment toutes nos courses à vélo (on est une famille de 4).

Mais parfois hélas, du négatif peut aussi ternir le tableau :

En négatif, c’est certainement l’agressivité des gens, automobilistes principalement mais aussi certains autres cyclistes, prêts à prendre tous les risques pour gagner quelques secondes ou minutes. À croire qu’une vie humaine vaut moins que 5 minutes de leur vie.

Marie utilise encore le Tram pour aller bosser quand elle est malade, ou pour prendre le train de bonne heure.

Mais à tous ceux qui hésitent à se mettre au vélo, Marie argumente la chose suivante :

Il faut se lancer, on se rend compte très vite que c’est beaucoup moins compliqué qu’il n’y paraît. Et que ça vaut le coup de bien s’équiper rapidement afin de rendre tous les trajets faisable sans désagrément.

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Pauline – Décines – Vaulx en Velin – 5km

Pauline habite à Décines et parcourt quotidiennement les 5kms qui la séparent de son bureau à Vaulx en Velin, sur la piste cyclable le long du T3. Auparavant, elle poussait même jusqu’à Part-Dieu et s’en « sortait bien« .

Avant d’arriver à Décines, Pauline habitait Paris et faisait tous ses déplacements à pieds/bus/métro. Ce qui l’a poussée à faire du vélo, c’est un besoin d’efficacité. Elle nous dresse un portrait peu élogieux de sa ville : « Difficile de se garer et de circuler dans Décines, et de plus c’est une ville très désagréable à pieds, les trottoirs sont étroits ou inexistants. »

En réalité c’est beaucoup de confort et de simplicité

De son point de vue, ses déplacements à vélo génèrent « pas mal d’organisation, car je dois trimballer 3 enfants avec leurs affaires tous les matins. Il faut gérer les casques, le chargement de la remorque, qui les récupère et comment. Mais en réalité c’est beaucoup de confort et de simplicité, notamment pour stationner. »

Sa plus grosse surprise ?

« L’autonomie que j’ai, je n’ai quasiment plus besoin de voiture. J’ai investi dans des remorques et dans un vélo électrique ».

Les jours où il pleut très fort, elle utilise son vélo jusqu’à la station de tram, et emprunte le tram.

Il y a des solutions pour tous

Son conseil :

« Il y a des solutions pour tous, à condition d’avoir un endroit pour stocker son vélo chez soi. Une fois le pli pris, on a du mal à s’entasser dans un métro bondé ou à se fourrer dans des embouteillages ».

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Stéphane – Oullins – Villeurbanne – La Doua – 12,5 km – 30 à 45mn

Depuis toujours, Stéphane circule à vélo.

« Je me rappelle arriver au collège puis au lycée sur mon vieux vélo de course Peugeot dans les années 1985. J’ai eu une période sans vélo et je suis devenu vélotafeur occasionnel il y a 20 ans environ et de façon plus régulière depuis 15 ans. »

Entre 30 minutes quand je suis pressé et 45 minutes quand il fait beau, beaucoup de vert et de bleu

Aujourd’hui, son trajet – souvent contemplatif – entre Oullins et la Doua lui prend « entre 30 minutes quand je suis pressé et 45 minutes quand il fait beau, beaucoup de vert et de bleu, 5 jours par semaine. »

Stéphane nous révèle avoir aimé le vélo dès son plus jeune âge, pour se balader, partir en vacances, gagner son indépendance « A 17 ans je faisais Lyon – Privas avec des copains pour aller camper ».

Puis l’entrée dans la vie active et ses trajets pendulaires a affirmé son choix : d’abord piéton, il se retrouve contraint à prendre sa voiture entre Oullins et Soucieu en Jarrest. Son constat :

« Trop de monde, trop de fous du volant. J’ai donc cherché et trouvé un travail plus proche, pas assez pour y aller en marchant mais idéal pour le vélo. Et depuis je pédale. »

Il opte donc pour le vélo pour se rendre à Solaize, plutôt que d’être coincé dans les bouchons. Le déménagement de son lieu de travail sur le campus de la Doua ne vient pas entamer le plaisir qu’il a à se déplacer à vélo, « les distances sont équivalentes mais l’environnement est complètement différent. »

Je profite de mon trajet pour me réveiller et planifier un peu ma journée

Le trajet est pour lui un véritable sas :

« Je profite de mon trajet du matin pour me réveiller et planifier un peu ma journée. J’ai la chance de pouvoir prendre une douche en arrivant et donc de commencer ma journée frais et détendu. Le retour permet de faire un sas de décompression entre le travail et la famille, de laisser les tracas du boulot dans les sacoches pour le lendemain. »

Traverser Lyon sur les rives du Rhône le pousse à la contemplation et réveille sa fibre naturaliste.

La richesse de la faune Lyonnaise m’émerveille souvent tôt les matins

« La richesse de la faune Lyonnaise m’émerveille souvent tôt les matins (je ne parle pas des étudiants qui finissent leurs soirées. Il y a plein de lapins vers le pont Raymond Barre, puis au fil de l’année je vois grandir les bébés cygnes. Je croise des ragondins et des hérons. La traversée du parc de la Tête d’Or a son lot d’écureuils et d’oies et je fais souvent un petit arrêt girafe avant d’arriver au labo. Je n’ai pas l’impression de traverser une grande métropole. »

Au-delà de ses trajets quotidiens, le vélo est aussi un véhicule familial de vacances et d’exploration « j’ai réussi à motiver mes filles et nous avons fait tous les trois le canal du midi. Elles avaient 13 et 15 ans et ont avalé les 250 km en 5 jours sans (trop) râler. » Sur sa liste, la Via Rhôna en aller-retour, et La Voie Bleue (entre Luxembourg et Lyon) en prévision.

Son conseil à celles et ceux qui hésitent :

« N’hésitez plus! Si vous n’êtes pas à l’aise sur un vélo ou dans la circulation, il y a plein d’associations qui proposent des cours pour adultes et des formations faciles pour se sentir à l’aise et profiter ».

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Marjorie – 4km aller – 20mn

Pour son petit trajet entre la maison et le travail, Marjorie a choisi le vélo et il n’y a aucune raison que ça change puisque cela fait déjà 10 ans qu’elle le pratique. Pour 4 kilomètres effectués en seulement 20 minutes tous les jours, on peut dire que c’est imbattable.

Ce qui a déclenché ce choix de transport ? « Un trajet que j’ai fait à vélo avec un ami lui-même cycliste, je n’ai jamais arrêté après ça. ». Pourquoi ?: « La rapidité des trajets».

Marjorie ne s’arrête pas là : « Globalement, je fais tous mes trajets à vélo à Lyon et je fais aussi du cyclotourisme ».

« Je suis toujours aussi surprise de réaliser mes trajets sous la pluie aussi facilement. »

Quand on lui demande ce qui continue à la surprendre dans le fait de se déplacer à vélo, elle nous répond ceci :

« Le boom du vélo depuis le covid à Lyon. Avec son lot d’incivilités. Je trouve que depuis ce boom, une grosse partie des cyclistes (que je pense nouveaux car je voyais moins ce genre de comportements avant) est complètement irrespectueuse des autres usagers de la route et particulièrement des piétons. Il est anormal que ce soit nous, les autres cyclistes, qui devions leur rappeler des règles basiques comme « Quand le feu est vert pour les piétons, ils sont prioritaires ».

Au delà de ça, je suis toujours aussi surprise de réaliser mes trajets sous la pluie aussi facilement. L’appréhension après le constat « ah mince il pleut » disparaît une fois sur la selle. »

« Je ne suis jamais en retard depuis que je me déplace à vélo. »

Marjorie n’est pas contre de temps en temps prendre le funiculaire pour monter la colline de Fourvière, notamment parce qu’on peut y mettre son vélo.

Force est de constater que de nombreuses personnes vont faire usage de toute la mauvaise foi possible pour rejeter le vélo. A cela, Marjorie leur répond : « Je ne suis jamais en retard depuis que je me déplace à vélo 🙂 ».

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Nicolas descend tous les jours depuis le 9ème jusque dans le 6ème arrondissement, où il travaille. “A l’occasion d’un nouvel emploi en centre-ville, je me suis vite rendu compte que les TCL étaient plus rapides que la voiture”. Il y a 2 ans, il loue un MyVélo’v VAE pendant 1 mois “pour voir”. “Passer Fourvière, circuler en ville, braver les frimas hivernaux… allais-je être assez motivé ?

« J’ai pris conscience que Lyon n’est pas une si grande ville, et qu’en 35-40 mn on la traverse de part en part à vélo ! »

Conquis”, 15 jours plus tard, il pousse la porte d’un vélociste pour acheter un VAE. Quelques mois après, il revend sa voiture “qui dormait sur le parking”, vu qu’il ne se déplace plus qu’à vélo dans le Grand Lyon, et même au-delà.

Depuis, ma voiture ne m’a jamais manqué, alors que j’étais plutôt un gros rouleur avant. J’ai pris conscience que Lyon n’est pas une si grande ville, et qu’en 35-40 mn on la traverse de part en part à vélo !”

Pour rendre visite à sa famille, les loisirs ou des trajets pro, il met son vélo dans le TER.

Le vélo permet à Nicolas de “se chauffer l’esprit en allant au travail, et de se « vider la tête » en rentrant”. Il se sent plus efficace “avec l’esprit aéré”…”oui oui, même en pleine ville!” ajoute-t-il avec malice. Il gagne également du temps car pour le même trajet, il faut compter 45 minutes en voiture et 30 minutes en transports en commun. Autre avantage, grâce au vélo, il pratique 45 minutes d’activité physique par jour, et en ressent le bénéfice sur son état de forme général.

« Vous y prendrez vite goût et réaliserez par vous-même que le pas n’est pas si difficile à franchir ! »

Son conseil à ceux qui hésitent à se mettre au vélo? “Essayez ! Testez-vous sur un trajet quotidien, en regardant sur Covélo pour trouver d’autres utilisateurs avec qui faire le trajet, vous y prendrez vite goût et réaliserez par vous-même que le pas n’est pas si difficile à franchir !

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Carole – Lyon 3 Lyon 9 – 10 kms A/R

Carole s’est mise au vélo il y a 6 ans, après avoir principalement utilisé les transports en commun. Pour son trajet domicile-travail de 10 km par jour entre Lyon 3 et Lyon 9, difficile selon elle d’avoir un moyen de transport « plus rapide et plus flexible que le vélo. »

Et depuis, sa vie s’est trouvée changée : « Je gagne un temps fou et une grande souplesse dans mes déplacements, et ça me maintient en forme physique. »

« J’attends avec impatience les voies lyonnaises ! »

Non contente de ce petit plaisir du matin et du soir pour aller au bureau, Carole se sert maintenant de son vélo pour tous ses déplacements : « rendez-vous clients, courses, loisirs, pour emmener ma fille à l’école, au centre de loisirs, pour aller chez mon compagnon à Vénissieux (j’attends avec impatience les voies lyonnaises !), pour les balades… ».

Un petit bémol toutefois, elle ne comprend toujours pas que son entourage jeune, valide et en bonne santé n’en fasse pas autant :

« Je suis toujours agréablement surprise qu’à trajet équivalent, je suis plus rapide qu’une voiture. Je suis aussi toujours aussi surprise de l’incivilité des automobilistes. Ils ne sont pas les seuls à prendre des libertés avec le code de la route, mais quand ils le font, ils mettent bien plus de monde en danger, et je comprends qu’ils soient un frein à beaucoup de non-cyclistes » .

« Le vélo est un gain de temps incroyable et un grand pourvoyeur de liberté

Carole ne s’empêche pas de parfois utiliser les transports en commun, mais sans le même plaisir : « ça m’arrive et c’est bien plus long et contraignant. Et en période de CoVid, c’est aussi plus anxiogène que de pédaler le nez au vent ».

Alors pourquoi se sent-on si spécial à vélo ? « Le vélo est un gain de temps incroyable et un grand pourvoyeur de liberté. Même en roulant tranquillement, à son rythme et sur des petites distances, on est gagnant.es à tous les niveaux. Et plus on sera nombreux et nombreuses à pédaler, mieux on respirera : les cyclistes sont aussi un levier de transformation vers une ville plus juste, plus saine, et plus sûre ».

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Julien, banlieue de Lyon – Lyon 4km – 15mn

Depuis 15 ans, Julien se déplace au quotidien à vélo. Aujourd’hui, son trajet se fait en 15 minutes, sur 4 km, en environnement urbain avec peu d’aménagements.

Julien a choisi le vélo en premier lieu pour des raisons pratiques quand il était étudiant : « Mon école était à 2km de mon logement étudiant, je divisais le temps de trajet par 3 ou 4 par rapport au même trajet à pied », puis par plaisir de « [s]’aérer, avoir une activité physique après une journée de bureau » et une efficacité sans pareille « car je double des dizaines de voitures coincées dans leur bouchon ».

Aujourd’hui dans la vie active, ce sont les mêmes raisons qui ont ancré le choix de Julien, car en circulant à vélo il « maîtrise parfaitement [ses] temps de trajet, [n’a] pas de problème de stationnement ». Depuis 6 ans, il en a même fait un élément essentiel dans ses choix de carrière :

« la possibilité de me rendre sur mon lieu de travail à vélo est devenu un critère prioritaire lorsque je change d’emploi. Je n’accepterais plus d’aller travailler dans une entreprise en devant prendre la voiture au quotidien ».

« La voiture c’est pour aller loin ou transporter des choses lourdes et volumineuses »

Au-delà de ses déplacements domicile-travail, Julien et sa famille se déplacent à vélo « le week-end pour [se] rendre chez des amis en ville ou faire des petites courses ». Ils possèdent et utilisent une voiture, « pour les longs trajets en famille ou les grosses courses », et Julien nous précise : « c’est ce que je montre à mes enfants : la voiture c’est pour aller loin ou transporter des choses lourdes et volumineuses ».

Pour répondre au besoin de déplacer et nourrir toute la famille, il a acheté un vélo rallongé, dit long-tail. Depuis, « il est rare que [Julien] renonce au vélo pour le transport d’objet. Seules les grosses courses (pour 10 à 15 jours) sont encore faites en voiture », courses dont il admet qu’il pourrait « les faire avec le cargo en y allant chaque semaine ». Il envisage même de ne pas remplacer sa voiture lorsque celle-ci sera en fin de vie, estimant que « la location et l’autopartage peuvent répondre à [leur] usage ».

Julien utilise aussi les TCL, pour se rendre à la gare quand il part en déplacement, le manque de stationnement sécurisé sur place ne permettant pas d’y laisser son vélo plusieurs nuits. Le Vélo’v pourrait être une solution, mais il utilise « rarement le vélo’v, la seule station de [sa] commune est à 2km de chez [lui] ».

« Je suis surpris par le nombre de cyclistes, qui sont de plus en plus nombreux »

Malgré son expérience, il est chaque année surpris par « les cyclistes qui sont de plus en plus nombreux ».

« Vivant en banlieue lyonnaise, dans un secteur peu aménagé pour le vélo, je constate chaque année qu’il y a de plus en plus de cyclistes, avec des profils variés. Il y a 6 ans j’étais tout seul à attendre que mon feu passe au vert. Aujourd’hui il arrive qu’on soit une dizaine de cyclistes dans le sas vélo et autour des voitures. »

Il a bon espoir de voir ce nombre grandir encore, « avec la création de pistes cyclables prévues entre [sa] commune et Lyon ».

Ses conseils :

« Si vous hésitez, c’est que vous y pensez déjà ! Faites vous accompagner sur vos premiers trajets domicile travail par un cycliste expérimenté avec Covélo. Si ce n’est pas possible, faites le trajet seul un dimanche (moins de circulation) pour repérer le trajet. Se déplacer à vélo ne vous empêche pas de continuer à vous déplacer en transport en commun ou en voiture certains jours, allez-y progressivement ».

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Astrid – Lyon Grigny – 20km- entre 45mn et 1h15

Astrid se déplace à vélo ou à vélo+train depuis 4 ans, entre le 8ème arrondissement de Lyon et Grigny. Son temps de trajet dure de 45 minutes (train+vélo) à 1h15 (vélo seul), pour une distance de 20km.

Son déclic vélo est arrivé en rentrant de vacances, pendant lesquelles elle circulait à vélo.

« À la rentrée je me suis dit « mais finalement pourquoi ne pourrais-je pas retrouver ce plaisir toute l’année à Lyon? » ».

« J’ai eu une révélation, littéralement, sans exagération »

Après une grosse angoisse à propos de ce changement et la crainte de ne pas tenir le coup « j’avais peur d’avoir la flemme, que ce soit difficile et que j’aie dépensé mon argent pour rien. » ; Astrid nous confie avoir eu « une révélation, littéralement, sans exagération ». Sa pratique quotidienne lui fait réaliser que ses idées préconçues sur le vélo sont fausses

« Je croyais avant que c’était un truc de sportif […] Jamais je n’aurais imaginé que simplement me déplacer à vélo pouvait être un tel bonheur, moi qui déteste pourtant le sport. ».

Pour Astrid, se déplacer à vélo a eu des effets bénéfiques sur beaucoup d’aspects de sa vie. Si elle met en avant l’activité physique qui lui a permis « d’atteindre un poids qui [lui] convient, « sans effort », elle plaisante aussi en nous révélant :

« Je considère à l’inverse que c’est le truc le plus idéal pour une « flemmarde » comme moi ».

« Rapide, pratique, facile, confortable »

A l’époque où chaque minute est précieuse, le vélo comme solution « Rapide, pratique, facile, confortable » lui a permis de mieux concilier ses temps de vie :

« Avec mes enfants c’est beaucoup plus pratique. J’ai aussi économisé beaucoup d’argent ce qui m’a permis de passer en 4/5e et d’être avec eux le mercredi, au lieu de payer du périscolaire ou une journée de crèche. Je suis en meilleure forme physique, moins stressée, j’ai plus de temps. »

Astrid nous explique que pendant sa grossesse, loin des clichés, le vélo lui a rendu la liberté de se déplacer.

« Quand j’étais enceinte, les derniers mois, marcher devenait difficile. Sur mon vélo j’étais légère, je pouvais bouger mes jambes et aller partout. C’était la libération! »

Quand on lui demande quel serait son conseil pour les personnes qui hésitent à se mettre au vélo elle nous répond, enjouée :

« Il suffit simplement d’essayer, le reste viendra ! »

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