À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.
Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.
Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.
Françoise Chevalier, coprésidente de la Maison du VéloPerrine Segura, coordinatrice de la CLAVetteMartin Vericel, coordinateur de La Poursuite et UnivoyageMélodie Cros-Ferréol, co-présidente de l’association la Ville à Vélo présente le poster du plan marche et véloDocument du plaidoyerMélodie Cros-Ferréol, co-présidente de l’association la Ville à Vélo
Le lobby citoyen apartisan que nous sommes pèse lourdement ses mots au moment de signer la tribune du Mouvement associatif et le manifeste « Liberté, Égalité, Fraternité, Mobilité » proposé par la FUB contre les prises de position des partis d’extrême droite, et notamment du Rassemblement National, à l’aune des futures élections législatives.
On ne peut pas prétendre défendre la « sécurité des Français » tout en s’asseyant sur notre sécurité routière à tous !
Nous tirons la sonnette d’alarme, contre ces partis qui, en France, comme en Italie ou en Autriche, se «jouent» en réalité de la sécurité des citoyens français…
💢 en s’attaquant aux villes 30 et aux rares protections offertes par le code de la route aux usagers les plus vulnérables ;
💢 en instillant un climat d’agressivité voire de violence automobiliste « légitime », au détriment de la sécurité et du besoin de mobilité de tous, usagers de véhicules motorisés, cyclistes ou piétons ;
💢 en abandonnant les personnes à la dépendance automobile ou à la crainte de la collision par manque de financement d’infrastructures piétonnes et cyclables sécurisées ;
💢 en s’opposant, enfin, à toutes les mesures qui permettent de créer l’apaisement et la convivialité nécessaires dans nos communes.
Nous, association citoyenne La Ville à Vélo, refusons une sécurité « à deux vitesses », qui prétend protéger les plus faibles en abandonnant chaque bourg, chaque petite ville, chaque centre urbain, aux dangers du 50km/h généralisé – alors même que le risque de décès pour un piéton frappé par un véhicule roulant à 30 km/h est d’environ 10 %, contre 80 % à 50 km/h.
Nous, association citoyenne La Ville à Vélo, défendons plus que jamais les valeurs républicaines de notre pays : Liberté, Égalité, Fraternité… et Mobilité !
À tous les citoyens de la métropole, quelles que soient leurs convictions politiques, nous tendons une main fraternelle : que la mobilité à vélo nous soit ou non sympathique, s’il est une chose qui doit nous unir, c’est bien la promesse de pouvoir assurer à nos proches, nos enfants, que nous pourrons rouler sans nous demander dans quel état nous rentrerons chez nous ce soir.
Nous invitons chacune et chacun à signer le manifeste Liberté, Égalité, Fraternité, Mobilité, et à voter les 30 juin et 7 juillet pour des candidates et candidats favorables au mieux vivre ensemble.
2711 usagers du vélo ont été comptés contre 1826 en juin 2022, soit une augmentation de +48% sur 2 ans !
Le 11 Juin 2024 12 bénévoles de l’association La Ville à Vélo se sont mobilisés afin d’effectuer une opération de comptage des usagers du vélo sur 10 points de comptage sur les communes de Caluire-et-Cuire, Rillieux-la-Pape, Sathonay-Village et Lyon 9. Chaque opération s’est déroulée sur le même créneau horaire : 7h30-9h.
Des fréquentations records
Si l’on compare avec les comptages identiques réalisés le 14 Juin 2022,l’ensemble des points de comptage sont en forte hausse. Après des années d’augmentation, l’axe Plateau Nord Rillieux-Voie verte stagne.
La tendance de fond observée régulièrement grâce aux compteurs automatiques de la Ville de Lyon est également visible et remarquable sur les communes situées en première couronne de Lyon, avec notamment une pratique du “vélotaf” qui progresse fortement (trajet domicile-travail). Voici l’ensemble des résultats du comptage.
La présence de femmes semble être liée à la sécurité de l’aménagement
Il est donc très important de considérer cette forte évolution, alors même que ces communes sont aujourd’hui encore malheureusement trop peu aménagées et sécurisées. Ces aménagements deviennent indispensables, en lien avec un abaissement nécessaire de la vitesse, afin de favoriser une pratique plus inclusive, à savoir plus égalitaire entre femmes et hommes mais également pour les seniors, les enfants, les jeunes ou personnes à mobilité réduite. En effet, de grandes disparités ont pu être observées sur nos points de comptages.
Conclusion
Face à l’envolée de la fréquentation des usagers du vélo sur les communes du Plateau Nord, la Ville à Vélo interpelle les décisionnaires des communes concernées afin qu’ils et elles s’emparent véritablement du sujet avec une stratégie cyclable à la hauteur des enjeux. En effet, même si la fréquentation augmente, de grandes disparités existent entre la fréquentation des femmes et des hommes, mais également des plus fragiles (enfants, seniors, PMR…). Penser un véritable plan vélo à l’échelle du Plateau Nord, c’est assurer une égalité d’accès, et, ad fine une diminution de la part modale de l’automobile et une amélioration du bien-être pour tous les usagers !
A propos de La Ville à Vélo :
Association de promotion de l’usage du vélo au quotidien dans la métropole de Lyon
Objectif : Une métropole 100% cyclable
L’association fonctionne sans subvention, forte de 1100 adhérents en métropole de Lyon.
Représentativité : plus de 60 représentants dans les 9 arrondissements de Lyon et dans 28 communes de la métropole
Les personnes handicapées sont rarement au courant qu’elles bénéficient de conditions très avantageuses pour acheter un vélo adapté car les aides d’État ne sont pas soumises à conditions de revenus pour elles, et sont cumulables avec les aides locales et la PCH (attribuée par la MDPH).
ÉDIT: L’aide de l’État a été supprimée par décret surprise, à compter du 2/12/24. Le bonus vélo, mis en place par Élisabeth Borne, avait pourtant été prolongé jusqu’en 2027 et étendu aux vélos d’occasion. Nous espérons qu’une nouvelle aide sera mise en place pour l’achat d’un vélo adapté.
Lundi, 17h36, Paul(1) circule à vélo sur le secteur Trion (Lyon 5°). 17h37, un échange apparemment anodin s’entame au feu tricolore avec un automobiliste. 17h39, le conducteur, en furie, percute Paul volontairement et le traîne à terre. Face aux interventions des passants, il brandit une carte de police (en fait, factice, selon nos sources) vociférant : « Mais vous les cyclistes, vous rendez fou tout le monde ».
Cette scène de violence automobiliste n’est malheureusement pas un cas isolé… Une violence qui est du reste subie par de nombreuses usagères & usagers de la route (dont des automobilistes « apaisés »), et nos cyclistes de la métropole de Lyon n’y font pas exception.
Notre association partage ici en exclusivité l’entretien avec *Paul, le récit de son agression et les conseils en cas de violences automobilistes volontaires…
Carrefour Trion/Choulans/Barthélémy Buyer, au feu duquel l’agression a eu lieu
L’interview de Paul
LVV : Bonjour Paul. Est-ce que tu peux nous raconter la douloureuse agression que tu as subie le mois dernier sur le secteur Trion (Lyon 5°) au cours d’un de tes déplacements à vélo ?
Paul : C’était un lundi en quittant le travail, je rentrais chez moi. J’arrive au niveau d’un feu, comme je dois tourner à gauche je me place sur le sas vélo(2), et on arrive en même temps avec la voiture qui se place également dans le sas. Je lui demande cordialement de se reculer pour laisser le sas libre, – il y a de la place derrière -, mais l’automobiliste refuse. Nous convenons qu’il me fera signe au passage du feu au vert (que je ne peux pas voir en l’état), je le remercie alors. Mais subitement, il se met à m’invectiver : « et remets-toi devant, parce que si je redescends, je vais te péter ton cas », et enchaîne alors sur des menaces « je vais te taper ». En l’espace de 2 minutes, la situation dégénère. Suivent les coups avec la portière, la tentative de m’écraser avec son véhicule, la projection sur le trottoir…
LVV : Comment expliques-tu cette réaction aussi fortuite que complètement disproportionnée ? S’agit-il d’un simple « coup de sang » condamnable mais finalement isolé selon toi ?
Paul : Je pense que c’est tout sauf un cas isolé; ce n’est du reste pas la première fois que je me fais agresser non seulement à vélo mais parce que je fais du vélo : un automobiliste qui me frôle intentionnellement rue François Genin, un autre qui me coupe la route au carrefour Point du Jour et hurle « vous les cyclistes, vous devriez dégager », etc. C’est comme si les cyclistes, une fois en selle, se trouvaient comme déshumanisés. À vélo, on devient automatiquement le « propagandiste écolo-bobo » à abattre. « Vous les cyclistes, vous rendez fou tout le monde, c’est à cause de vous que les gens votent FN » s’est justifié mon agresseur. Sur la métropole et partout en France, il y a plus en plus de violences anti-cyclistes, sur fond de relâchement du respect du code de la route et de multiplication des cas de transgressions graves, en lien parfois avec une culture masculiniste de la domination au volant. Cette agression, c’est aussi le parfait exemple d’un problème qui a eu lieu à cause d’un manque d’aménagement, ou de l’idée, naïve, selon laquelle nous pourrions tous « partager la route » en harmonie; quand en réalité c’est nos vies, notre sécurité, que nous mettons en jeu. Il y aurait eu un carrefour sécurisé avec une infrastructure, une vraie infrastructure, ça ne serait jamais arrivé. Le sas ? Il n’est jamais respecté : la peinture ce n’est pas de l’infrastructure. Sur le nouveau carrefour Charcot, réaménagé en carrefour hollandais, plus haut sur le 5° secteur Point du Jour, ça ne serait jamais arrivé.
Le carrefour Charcot/Point du Jour, avant réaménagementPlan du réaménagement du carrefour Charcot/Point du Jour. Les flux vélos et voitures sont séparés par des îlots.
LVV : Quelles ont été les suites de cette agression pour toi ?
Paul : 2 jours d’ITT d’abord, une semaine et demie de sommeil perturbé où je ressassais la scène, mais aujourd’hui cela va mieux. Je ne peux que conseiller à ceux se déplacent à vélo de s’équiper – ma caméra est une Ghost Drift, achetée 115€ là où des modèles type GoPro affichent rarement des tarifs en dessous de 400€… : cela permet de se défendre bien sûr et de faire valoir ses droits, versus un « parole contre parole », mais aussi cela influence notre propre comportement, car on se sait filmés. C’est d’ailleurs sans doute ce qui m’a permis de rester en un certain sens serein, de ne pas rendre les coups, alors même que j’étais agressé. J’ai par ailleurs déposé plainte, au commissariat du 5° rue des Anges, où j’ai été très bien reçu, par un agent à l’écoute. La police judiciaire va mener une enquête et statuer sur la question de savoir si cela justifie d’être porté aux tribunaux, dans un délai d’1 ou 3 mois au-delà duquel je peux porter la plainte directement auprès du procureur (ndlr : notre association se portera dans ce cas partie civile).
LVV : Qu’attends-tu de ton dépôt de plainte ?
Paul : Mon souhait est simple : que cette personne soit sanctionnée, fermement, et qu’il soit mis face à ses responsabilités, à fortiori en tant que potentiel futur agent de la police. Et que le sujet de cette recrudescence des violences automobilistes soit pris très au sérieux par la préfecture. Aujourd’hui, je suis en colère. Pas juste pour moi-même, mais parce que ces agressions sont en train de devenir le lot commun des usagers du vélo… L’autre jour, la maman de la meilleure amie de ma fille me racontait avec effroi cette voiture qui lui avait reculé dessus et avait commencé à l’agresser verbalement, puis physiquement, à coups de griffures au visage, assénant des « vous, les cyclistes… ».
Pour aller plus loin
Ci-dessous les vidéos de l’agression et de la discussion avec l’automobiliste ensuite.
La Ville à Vélo a lancé un sondage en interne auprès de ses adhérentes et adhérents : parmi les 99 répondants, 86% ont subi au moins une agression physique ou verbale alors qu’ils se déplaçaient à vélo. Le vélo-bashing est donc malheureusement très loin d’être marginal.
Aux usagères et usagers du vélo, qui ont subi, subissent, ou subiront ces violences : notre association se tient mobilisée. Nous continuerons de demander des aménagements cyclables de qualité afin que tout le monde puisse rouler sans se demander dans quel état il rentrera… Nous espérons aussi un changement de culture et de mentalité : piétons, cyclistes, automobilistes, nous partageons toutes et tous le même espace de vie. Un cycliste sur la voirie ne « vole » pas la place à un automobiliste, pas plus qu’un piéton qui traverse ne doit être considéré comme une gêne pour qui ce soit.
Si vous vous êtes vous-même fait agresser, consultez notre page dédiée et portez plainte si vous le jugez utile. Si votre assurance responsabilité civile, ou celle de votre carte bleue, comporte une aide juridique, faites-vous conseiller ! Vous pouvez également nous envoyer votre témoignage.
Pour soutenir nos actions, adhérez à l’association !
1. Paul est un nom d’emprunt, la victime souhaitant rester anonyme.
2. Un sas vélo est l’espace délimité au sol en amont d’un feu tricolore pour permettre aux cyclistes d’être mieux vus des automobilistes au moment du redémarrage, notamment pour tourner à gauche. Il est interdit aux autres véhicules de s’y arrêter et c’est punissable suivant le contexte d’une amende forfaitaire de 35 ou 135 €, avec retrait de 4 points sur le permis.
Le 6 juin, c’était l’Assemblée Générale annuelle – et les 30 ans – de notre association… et il y avait salle comble à la Maison de l’Environnement.
2023-2024 c’était… le lancement de Cyclopolis, un projet un peu fou né des 10 doigts d’un super bénévole et aujourd’hui repris en opensource par d’autres associations en France. Et un service rendu à tous les Grands Lyonnais !
2023-2024, c’était… 5 nouveaux groupes locaux qui portent à 50 le nombre d’antennes locales La Ville à Vélo – merci aux plus de 80 représentants qui défrichent, animent, impulsent, en avant vers une Métropole cyclable.
2023-2024, c’était… l’objectif, toujours, et plus que jamais, d’accompagner la mobilité à vélo des enfants : défis d’écomobilité scolaire, velobus, velotours, Kidicall mass (la prochaine est le 23 juin), et plus encore … Et ça marche !
2023-2024, c’était… un plaidoyer d’envergure pour les droits des piétons aux côtés de l’association Droits du Piéton 69 et de la Maison du Vélo de Lyon. Des témoignages qui attestent de l’impact : « J’ai entendu parler des Opérations Piétons par un ami, et depuis je fais plus attention aux passages piétons».
Et 2023-2024 c’était aussi… des événements, des apéros bénévoles, des concertations publiques, des sorties à vélo, des interviews, des recours pour faire respecter la loi LOM, des courriers, des ateliers…
Les associations cyclistes de la Loire, du Rhône et de l’Isère co-organisent la vélorution « À l’assaut du Gier » : une convergence à vélo vers Rive-de-Gier, à la fois festive et revendicative. Pour se déplacer à vélo dans les villes et entre les villes.
Les associations locales organisent cet événement afin de demander la réalisation d’un itinéraire cyclable continu entre Lyon et Saint-Etienne. Pour relier les fleuves du Rhône et de la Loire par leur axe de communication naturel, la vallée du Gier.
Cet itinéraire servirait en premier lieu les déplacements quotidiens d’un secteur densément peuplé où la plupart des déplacements en voiture font moins de 5 km. En effet, selon la DREAL 70 % des trajets effectués sont réalisés entre les communes du Gier. Cet itinéraire est donc l’une des solutions pour réduire la circulation sur l’A47. Il serait aussi le support d’un parcours touristique permettant la découverte d’une vallée méconnue, berceau de la révolution industrielle, en s’intégrant dans un réseau plus vaste de véloroutes (VéLoire, ViaRhôna, ViaFluvia…).
À l’occasion de cette journée, le collectif demande la réalisation de la ViaRhôna entre Lyon et Givors et la Voie Verte des Confluences (V72) dans la vallée du Gier. Il souhaite ainsi la reconnaissance des mobilités actives dont le vélo est une part essentielle.
L’itinéraire nommé « Voie verte des confluences » inscrit au schéma national des véloroutes et des voies vertes, et a été étudié dès 2013. Mais celui-ci a depuis été mis de côté par les collectivités. Rappelons que malgré les annonces et les promesses renouvelées, cet itinéraire a failli être retiré à deux reprises du schéma national des véloroutes, faute d’aménagement notable.
Informations pratiques
VIENS AVEC TON ENCEINTE PORTABLE ET TA PLUS BELLE TENUE !
Aux départs de la Loire :
Sorbiers à 10h30 au parking du parc Fraisse
Saint-Jean-Bonnefond à 10h30 sur la place Saint Charles
Saint-Étienne à 10h, de l’hôtel de la Métropole – 2 avenue Grüner
Saint-Chamond à 11h30 à la gare avec la Bric A Boum Orchestra
Vélorution des enfants départ en train à 10h20 à la gare de St-Étienne Chateaucreux, arrivée à St-Chamond à 11h30 pour un départ à vélo vers Rive-de-Gier
Aux départs de Lyon :
Lyon à 9h, de l’hôtel de Région – 101 cours Charlemagne Départ en musique avec la Fanfaramanif
Vernaison à 10h de la place de la mairie
Givors à 11h15, de la gare
Au départ de l’Isère
Vienne à 9h30, de la Gare
Au départ du Plateau Mornantais
Soucieu-en-Jarrest à 8h50 Stade
St-Laurent-d’Agny à9h20 Mairie
Mornant à 9h45 Salle Jean-Carmet
St-Didier-sous-Riverie à 9h25 Café Villageois (Rue de la Voute)
St-Maurice-sur-Dargoire à 9h50 Parking de l’Ecole Publique.
St-Jean-de-Touslas à 10h20 Place de l’Eglise
Arrivée à 13h au Square Marcel Paulde Rive-de-Gier
Pour un pique-nique tiré du sac.
Trajets accessibles à tous à vélo. Accès et retour possible en train et vélo.
Le Grand Ouest Lyonnais vous invite à son vélotour jusqu’à la nouvelle passerelle de l’Yzeron. Une ballade conviviale qui finit au bord de l’Yzeron. Niveaux avancés, les enfants sur leurs propres vélos doivent avoir minima 8 ans et habitués aux balades à vélo. Cet évènement est aussi l’occasion de fédérer les différents groupes locaux de La Ville à Vélo du Grand Ouest Lyonnais pour réfléchir au plaidoyer pour de meilleurs aménagements entre communes.
Départs & Horaires : -Mairie de Marcy 9h45 -Mairie St les Ollières 10h30 -Mairie Tassin 9h45, Crèche pont alaÏ Tassin 10h30 -Francheville, place du Chater, 10h30, école Bel Air 11h -St-Foy place st-luc à 9h45 -Craponne, espace Eole 11h30
« Elles et ils s’appellent Louise, Zoé, Thomas… ils ont entre 4 et 11 ans, et comme de plus en plus de « petits » Grands Lyonnais, ils foulent au quotidien les rues et avenues de notre Métropole à vélo, pour se rendre à l’école ou à leurs activités. Face à la sédentarité grandissante des enfants sur l’ensemble du territoire national, face à la « bombe à retardement sanitaire » sans cesse pointée du doigt par les experts en santé publique (obésité, troubles psychologiques, diabète de type 2…)… nous croyons que la transition des mobilités, celle qui a mis les enfants pendant ces 50 dernières années assis passivement sur la banquette arrière, doit reprendre le chemin de l’autonomie… et pourquoi pas à vélo ?!
✔️Presque 60 % des enfants utilisaient encore un moyen de mobilité active pour se rendre dans leurs établissements scolaires en France à la fin des années 80. ✔️Sur les 30 dernières années, la proportion de déplacements domicile > école effectués à pied par les ➕6 ans a diminué de 20pts, passant de 52,1% à 32,3%. ✔️La proportion de déplacements à vélo pour le même motif a diminué de plus de la moitié, passant de 7,5% à 3,3%.
Ces 6 portraits, ce sont 6 héros de la mobilité, 6 histoires de souvenirs, de liberté et de responsabilité, à découvrir sans modération !
#LesPtitsHerosRoulentAVelo numéro 1
LOUISE 6 ans tout juste, pédaleuse fidésienne à tout crin, se déplace depuis ses 4 ans et demi sur son propre vélo aux côtés de sa cycliste de maman.
Le conseil de son parent : « Elle s’est d’abord lancée sur des petits trajets sécurisés, voire des voies vertes, avant d’aborder doucement les axes passants pour maîtriser le code de la route et la conduite en conditions réelles. La clef pour le parent : transmettre sans stress, accompagner sereinement – par ex en chantant. Aujourd’hui, elle est super à l’aise à peu près partout ! Sa grande fierté : laisser passer les piétons et leur dire bonjour en souriant ».
Son avis sur le biclou :« Le vélo j’aime bien parce que c’est dehors et quand je suis dans une voiture j’ai peur de vomir. J’aime bien aussi être sur le longtail de maman, mais souvent je préfère être sur mon vélo. Parfois les dames en voiture, elles disent que j’ai pas le droit d’être sur la route mais c’est pas vrai. Une fois il y en a une qui m’a fait peur elle était en colère mais maman m’a dit qu’il fallait l’ignorer et que les petits héros roulent à vélo ! ».
#LesPtitsHerosRoulentAVelo numéro 2
CLÉMENCE 9 ans, pédaleuse à tout crin depuis ses 6ans & apprenti cyclo-touriste.
Le conseil de son parent : « Quand elle a été parfaitement à l’aise dans un parc, elle a commencé à rouler progressivement avec moi dans la rue. J’avais suivi l’excellente formation “Ma famille à vélo” de la Maison du Vélo ».
Son avis sur le biclou : « Dès que j’ai pu me déplacer à vélo avec ma maman en ville, on a fait de plus en plus de trajets ensemble : on est allé au sport, à la bibliothèque, au ciné, faire les courses… Je viens de passer au vélo 24 pouces avec mes propres sacoches. On va bientôt partir en voyage ! »
#LesPtitsHerosRoulentAVelo numéro 3
ANAÏG 9 ans, pédaleuse de Saint-Fons, sans petites roues depuis ses 2 ans, exploratrice des forêts autour du fort de Feyzin.
Le conseil de son parent : « Elle va à vélo le matin pour l’école (800m aller) depuis 1 an; à l’école de musique (1,6km aller) tous les mercredis après midi avec sa grande soeur (12 ans), et sans adultes accompagnateurs uniquement sur les horaires où il y a moins de GCUM et de trafic. Aujourd’hui ce qui m’impressionne, c’est vraiment qu’elle sait déterminer elle-même la dangerosité du trafic et le comportement à adapter ».
Son avis sur le biclou : « J’aime pas quand les voitures me frôlent, alors quand c’est trop dangereux je vais sur le trottoir, je remonte plus loin tant pis. Après j’aimerais bien que mes copines aient un vélo aussi, on pourrait faire la Convergence ensemble cet automne parce que c’est chouette comme grande ballade».
#LesPtitsHerosRoulentAVelo numéro 4
ZOÉ & SON FRÈRE MAËL 6 (et 3) ans, pédaleurs sur Lyon 3 & Montchat, adeptes du plein air !
Le conseil de son parent : « J’ai commencé à me déplacer en vélo avec ma fille de 4 ans, son vélo accroché au mien grâce à une pièce d’attache (follow me). Après plusieurs mois d’utilisation, ma fille me demandait de + en + souvent de se décrocher. J’ai appris peu à peu à circuler avec elle en la protégeant des voitures avec mon vélo à côté d’elle puis juste derrière elle. Elle a 6 ans et demi et est maintenant à l’aise pour circuler en ville accompagnée. ».
Son avis sur le biclou : « Le vélo c’est cool et agréable. C’est agréable parce que ça fait du frais au visage, que ça pollue pas et que ça fait marcher mes muscles ! »
#LesPtitsHerosRoulentAVelo numéro 5
AUX ENFANTS DE LESLIE 7 & 9 ans pédaleurs sur Lyon 7
Le conseil des parents : « La famille a commencé à se déplacer à vélo à l’arrivée de la 2ᵉ. C’était beaucoup plus pratique et efficace ! Il a donc été naturel de mettre nos enfants sur leurs vélos dès que possible (3 ans pour l’aîné, 4 ans pour la 2ᵉ), pour nos déplacements. Nous avons pris le temps de leur apprendre à identifier les situations de danger, les conseils de la Maison du Vélo ont été précieux ! Ils font aussi du cyclisme en club, et nous partons en vacances à vélo tous les ans : ils ont tous les aspects du vélo ! «
Son avis sur les aménagements cyclables : « Si la situation s’est très nettement améliorée, il manque encore des aménagements continus qui nous permettraient d’aller vraiment partout avec eux. »
#LesPtitsHerosRoulentAVelo numéro 6
AUX ENFANTS DE PHILIPPE, 6 & 9 ans Pédaleurs de Caluire, ils se défient dans les montées jusqu’au plateau !
Le conseil de son parent : « Ce qui me marque, c’est que le vélo motive mes enfants. Ils adorent l’autonomie que cela leur donne. Quand on leur fait confiance et qu’on leur explique le danger, ils réagissent vraiment bien et cela les rend responsables. A 9 ans, je lui fais totalement confiance pour circuler dans un environnement urbain tel que nous l’avons autour de nous. A 6 ans, il gère lui-même les parcours connus ou les situations simples (feux, intersections a priorité claire). Par contre, je suis toujours très vigilant dès que les priorités sont moins explicites (priorité à droite, giratoire). »
Son warning : « Il n’y aucun aménagement cyclable autour de l’école et la circulation est très dense le matin, à moins de rouler sur le trottoir. Le projet des Voies Lyonnaises est essentiel pour les trajets de longue distance et aide sur certains trajets en proximité. Mais il est insuffisant pour le maillage de PROXIMITÉ. Et à cet âge, les aménagements cyclables séparés de la circulation sont indispensables ».
On peut être un lobby citoyen pro-vélo… ET s’engager À FOND dans la sensibilisation des vélos aux respects des #DroitsDuPiéton !
Clémence Chastan, bénévole active sur le sujet.
Dans la continuité de nos actions de sensibilisation des vélos aux droits des piétons avec Les Droits du Piéton & Maison du Vélo Lyon métropole, nous menons une campagne de marquage pochoirs des 50 passages piétons les plus chauds. Parce que la cohabitation cyclistes/piétons est un enjeu majeur de l’acceptation et de la réussite de la révolution des mobilités !
→ Déjà 28 passages piétons marqués à Lyon.
→ Des dossards-vélo #PrioritéPiétons, à accrocher à l’arrière de votre 2R préféré. Avec le soutien de Droits du Piéton Lyon et Maison du Vélo Lyon métropole. À récupérer à la Maison du Vélo rue Garibaldi – Dons libres.