Les associations La Ville à Vélo et Les Droits du Piéton s’inquiètent de l’annonce de la réouverture de la rue Grenette à la circulation automobile dès septembre, ainsi que de la modification des horaires de la ZTL.
Un projet qui nuit à l’attractivité de la Presqu’Île
À contre-courant des choix des autres grandes métropoles européennes, Mme Sarselli a choisi de rouvrir, presque sans contrainte, la Presqu’Île lyonnaise à la circulation automobile.
Nos associations regrettent l’augmentation du bruit et de la pollution de l’air qui vont découler de cette décision, annoncée lors d’un été caniculaire rarement vu à Lyon. Les piétons et les cyclistes se voient ainsi pénalisés par l’omniprésence de la voiture, et, pour les commerçants et les riverains, il va redevenir impossible d’aérer sans subir les nuisances de la circulation.
Une dégradation des déplacements à pied, à vélo et en transports en commun
La disparition de la ZTL sur une majeure partie de la journée va renvoyer les piétons sur les trottoirs trop étroits de la Presqu’île, les cyclistes seront de nouveau mélangés sans aucune sécurité sur la majeure partie des itinéraires. Et que dire des usagers des lignes fortes des bus, pour qui les temps de trajet vont augmenter et perdre en fiabilité ?
Un gain court-termiste pour les automobilistes
Les seuls “gagnants” immédiats seront les automobilistes, qui chercheront à se faufiler dans les rues de la Presqu’île. Mais le gain ne sera, malheureusement, que de court terme, puisqu’ils vont rapidement retrouver les bouchons, et devront faire face au coût volatile des carburants.
Seul un plan de développement structuré des alternatives à la voiture individuelle est à même de répondre aux enjeux des déplacements métropolitains.