À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.
Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.
Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.
Françoise Chevalier, coprésidente de la Maison du VéloPerrine Segura, coordinatrice de la CLAVetteMartin Vericel, coordinateur de La Poursuite et UnivoyageMélodie Cros-Ferréol, co-présidente de l’association la Ville à Vélo présente le poster du plan marche et véloDocument du plaidoyerMélodie Cros-Ferréol, co-présidente de l’association la Ville à Vélo
Adrien Martin souhaite faire une proposition d’un vélo bus électrique « Vélobus/Rosalie scolaire » ; cela existe pour 10 places max. Il faudrait 2 vélos idéalement. Les enfants sont attachés avec une ceinture ; et il y a un modèle où ils pédalent et l’autre non. Le projet est proposé pour une école dans le quartier du Tonkin (Louis Armand) ; contact est pris avec le nouveau Ponyo Café qui serait ok pour l’entretien du vélo.
Info sur les usages possibles : pour les sorties régulières, type piscine, l’enseignante est seule pour 24 enfants et ils y vont en car ; pour les sorties ponctuelles, il y a un autre encadrement possible. C’est 1 encadrant pour 8 (taille commune), moins commun pour 10.
Questions à traiter : utilisation du vélo ; stockage par abri vélo dans l’école est possible.
Les présents valident cette proposition.
Retour sur les concertations et visites de terrain :
Projets Zola T3 et PUP Faïs Liberté – réunion « confort d’usages et accessibilité » qui s’est déroulée le 3 mai sur les chantiers des deux projets : en présence des représentants de diverses associations d’usagers, ce qui était très intéressant (notamment, remontées diverses sur les soucis d’accessibilité observés) ; Marina a participé et a de nouveau exprimé nos demandes au sujet de la dangerosité actuelle du carrefour Zola-Baratin et de la nécessité d’une continuité cyclable sécurisée depuis et vers le Bd. Bonnevay (i.e., piste cyclable bi-directionnelle protégée par bordure émergente). Un courrier sera envoyé de nouveau à la Métropole et à la Ville.
Chantier rue de Pressensé : les travaux sont en cours ; Olivier fait un retour sur le Z de la piste cyclable (devant le stade des Iris) et qu’il faudrait corriger (nb. suite à la remontée de ce souci à la mairie, cette partie de la piste sera refaite).
Balade urbaine sur le tracé du tram T6 : Des hôpitaux jusqu’au croisement avec la route de Genas. Environ 60 personnes présentes (60-70 ans). Jean-François a participé. Le tram va nécessiter d’enlever beaucoup de stationnement voiture ; les participants étaient contre cela. Un livret a été distribué sur le trajet et les aménagements et des pages dédiées aux remarques à formuler. Nous échangeons sur les remarques proposées qui seront transmises par Jean-François. Notamment, plusieurs tronçons avec les vélos le long du mur et les piétons proches du tram. A voir si l’inverse ne serait pas mieux ?
Discussion en séance sur la suite de la planification des Voies Lyonnaises VL 1 (bd Eintein), VL4 et VL9 (Jonage à Croix Luizet).
Projets et actions LVV :
Comptage vélo (carrefour Anatole France – cours de la République) : données en cours d’analyse ; compte-rendu à suivre.
Aménagement axe Viabert – Anatole France : plan finalisé (par Anthony RLVV 6ème) ; il reste à faire le courrier, proposition à venir par Marina.
Stationnement gênant : une note a été proposée par Loïc, à mettre en ligne sur le site de La Ville à Vélo ; et courrier à faire à la mairie. (nb. note en ligne sur la page actus).
Sortie vélo + TER pour inauguration de l’estacade de Trévoux le 7 mai : encadré par Loïc, avec Nicolas et Marina ; départ Anse et retour Albigny-Neuville sur Saône ; super journée !
Agenda :
Réunion Projet Grandclément le 16 mai (Olivier et Marina participeront).
Convergence vélo 22 mai : Thomas se propose pour l’encadrement au départ de Villeurbanne.
Challenge Mobilité – jeudi 2 juin : voir le site dédié de la Maison du Vélo : https://www.maisonduvelolyon.org/challenge-mobilite/
Visite à vélo le long de l’itinéraire du tram T9 reportée au 3 juin à 14h (Nathalie participera).
Commission mobilité mairie le 8 juin portant sur « La mobilité et les aménagements aux abords des groupes scolaires » : Jean-François et Olivier participeront ; prévoir quels sujets possibles à proposer pour les prochaines réunions.
Balade vélo le samedi 11 juin au grand parc de Miribel encadré par Jean-Claude : départ 10h30 devant l’hôtel de ville de Villeurbanne, visite de l’Iloz, prévoir pique-nique et maillot de bain ; retour vers 15h30.
Calendrier des prochaines réunions à la rentrée : 3ème mercredi du mois.
A voir si la nouvelle salle de la FUB serait disponible (nb. Loïc a participé à l’inauguration le 9 mai, très bon accueil de Thiphaine et Philippe, les 2 salariés FUB qui vont promouvoir le savoir rouler à vélo en AURA. Le lieu est très chouette, 61 cours de la République).
A noter, prochaine réunion décalée au mercredi 15 juin à 18h30 au parc de la Commune de Paris (apéro pique-nique convivial).
En 2022, Villeurbanne est encore une ville dont l’espace public est saturé de voitures plus ou moins bien garées. Cet article propose quelques clés d’explication et des demandes à la municipalité, au nom de l’association de cyclistes La Ville à Vélo (demandes qui font aussi l’objet d’un courrier adressé au maire de la ville de Villeurbanne). Nos demandes vont au-delà du simple confort des cyclistes ou de leur sécurité. Une voiture mal garée ou en stationnement abusif dégrade l’espace public de la ville.
Comment la ville de Villeurbanne présente le stationnement automobile à ses habitants ?
Le « stationnement résidentiel » désigne les zones de stationnement payant, mises en place depuis 2012. Ces zones couvrent environ 1/4 de la surface de la ville. Les résidents, à raison d’une voiture par ménage, peuvent stationner à l’année pour un coût forfaitaire de 150 €. Pour les usagers occasionnels, un tarif horaire est défini et la durée maximum autorisée est de 2h30. Gratuité après 19h, dimanche et mois d’août. Le forfait post-stationnement – c’est le nom sympa de l’amende – est de 32 €.
Le site ne mentionne aucune règle particulière pour stationner sur le reste du territoire de la ville, soit plus des 3/4 des rues. Aucune alerte n’est donnée concernant le « stationnement abusif » dont la durée au même endroit est de plus de 7 jours selon l’ Article R417-12 du code de la route. D’après la police municipale, à Villeurbanne, ce serait 24 h maximum, depuis un arrêté datant de 1960. Le site n’en parle pas. Pourtant à un autre endroit, le site de la ville permet de signaler des véhicules épaves, mais là encore aucune indication pratique n’est donnée pour qualifier une épave, par exemple regarder les dates des attestations d’assurance ou de contrôle technique.
Le site ne mentionne pas non plus les amendes :
en cas de stationnement non payé sur un parking payant ;
en cas d’arrêt ou de stationnement gênant ou très gênant par exemple sur une bande cyclable.
Il faut ouvrir un guide datant de 2018 pour avoir une brève à ce sujet.
Dans ce guide, datant de la précédente mandature, l’édito du maire de l’époque pourrait probablement être repris aujourd’hui ? Comment s’y opposer ?
« Mieux partager l’espace public pour une ville plus apaisée
Parce que la voiture a sa place mais pas toute la place, la politique de stationnement à Villeurbanne poursuit son évolution. Depuis plusieurs années, nous agissons pour que l’espace public soit mieux partagé. Notre volonté est d’apaiser la ville avec plus de pistes cyclables, plus de cheminements piétons et toujours plus de nature.
Tel était en 2012 l’un des objectifs de la mise en place du stationnement payant, de la création du tarif résident et du déploiement d’actions de lutte contre le stationnement sauvage. La redevance dont s’acquitteront désormais les automobilistes ne payant pas ou dépassant leur temps de stationnement permettra une meilleure rotation des véhicules.
En ce sens, elle est aussi une mesure incitative invitant chacun à trouver sa juste place dans l’espace public. L’amélioration du cadre de vie doit être l’affaire de tous. »
En 2022, à l’échelle d’une ville de la taille de Villeurbanne, 10 ans après l’introduction du stationnement payant résidentiel sur une partie de la ville, on ne peut que constater le déficit d’information et de pédagogie sur ce sujet pourtant très sensible pour la qualité de l’espace public.
Aucune donnée grand public ou de synthèse n’est disponible sur :
le nombre de places de parking payantes sur voirie à Villeurbanne (et son évolution) ;
le nombre de places de parking gratuites, avec emplacement désigné, sur voirie à Villeurbanne (et son évolution) ;
ce que le stationnement payant rapporte à la ville ;
ce que les amendes rapportent à l’État et à la ville ;
les moyens déployés par la police municipale sur ces questions de stationnement ;
le nombre d’épaves retirées par année et envoyées à la « fourrière » rue Geoffray, et son évolution depuis plusieurs années ; etc.
Dans un article consacré à l’action de la police municipale, le magazine Viva d’avril 2021 nous apprenait que 14 000 verbalisations de stationnement gênant ou très gênant avaient été dressées en 2020, soit 38 par jour. Comment ce chiffre évolue-t-il ? Comment se compare-t-il à d’autres villes ? Quels sont les secteurs les plus régulièrement suivis ?
Constats de La Ville à Vélo
Nous, cyclistes, constatons ces derniers mois d’innombrables infractions d’arrêt et stationnement très gênant, en particulier sur les bandes cyclables, ou à cheval entre le trottoir et la voirie. Le véhicule mal garé gêne la visibilité des autres usagers, y compris des piétons qui traversent, ce qui accroît le risque d’une collision. Des accidents graves, dont certains mortels, sont à déplorer dans cette configuration. Le Tribunal de Strasbourg a estimé qu’un automobiliste mal garé était tout aussi responsable du décès d’une cycliste tuée en le contournant que le chauffeur de poids-lourd qui l’a percutée, et l’a condamné à la même peine.
A Villeurbanne, l’un des cas les plus flagrants se passe rue Colin, où l’on compte jusque plus de 10 voitures garées sur les 2 bandes cyclables de chaque côté de la rue. Des voitures se garent plusieurs heures voire plusieurs jours à l’angle de carrefours de rues secondaires, de façon récurrente (ex : angle rue Yvonne et Alexis Perroncel) et sans aucun signe visible de verbalisation.
Villeurbanne a obtenu la note G, la plus basse, dans la catégorie « Effort de la ville » concernant la fréquence des stationnements sur les itinéraires cyclables au dernier Baromètre des villes cyclables (2021) de la Fédération française des Usagers de la Bicyclette (FUB). Cette mauvaise évaluation fait baisser la note globale obtenue par la ville.
De façon plus anecdotique, c’est la vidéo d’un véhicule mal garé à Villeurbanne qui a remporté le concours du GCUM d’Or organisé par La Ville à Vélo sur les réseaux sociaux.
Les attentes de l’association
La Ville à Vélo Villeurbanne demande :
un état des lieux complet du nombre de places de stationnement sur voirie, en zone résidentielle payante d’une part, et dans le reste de la ville d’autre part ;
une campagne d’information incluant la refonte des pages actuelles « Mon stationnement » du site internet de la ville et plus largement de communiquer sur la dangerosité du stationnement illégal sur les infrastructures cyclables et de mettre en avant les bonnes pratiques ;
d’ouvrir publiquement l’accès aux données de verbalisations et vidéo-verbalisations ;
une fiche pratique « épaves » pour aider l’habitant à les détecter et les signaler ;
l’étude de la verbalisation par lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI).
L’association La Ville à Vélo a écrit par voie d’avocat à la Métropole de Lyon et à la commune de Marcy-L’Etoile pour les mettre en garde sur l’illégalité du projet d’aménagement de l’avenue Marcel Mérieux. En effet, aucun aménagement cyclable n’est prévu, en violation de la loi LAURE. La Ville à Vélo entend ainsi rappeler aux élus et aux services de voirie leur obligation de prévoir des aménagements cyclables à l’occasion de toute rénovation de voirie. L’association appelle les citoyens à l’informer de travaux de proximité qui ne comprendraient aucun aménagement cyclable via son site internet lavilleavelo.org.
Mise en garde par voie d’avocat
Après plusieurs interpellations des élus laissées sans suite, l’association La Ville à Vélo a écrit par voie d’avocat à la Métropole de Lyon et à la commune de Marcy-l’Étoile pour les mettre en garde sur l’illégalité du projet d’aménagement de l’avenue Marcel Mérieux. En effet, aucun aménagement cyclable n’est prévu, en violation de l’article L. 228-2 du code de l’environnement issu de la loi LAURE du 30 décembre 1996, qui stipule :
« à l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements prenant la forme de pistes, de bandes cyclables, de voies vertes, de zones de rencontre ou, pour les chaussées à sens unique à une seule file, de marquages au sol, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. (…) »
Si La Ville à Vélo partage pleinement l’objectif d’apaisement de cette voirie et de sécurisation des piétons, elle dénonce l’absence d’aménagement cyclable. Plusieurs interventions auprès de la Métropole de Lyon et de la commune de Marcy-l’Étoile n’ont pas permis de trouver une solution pour cet itinéraire desservant un quartier dense et plusieurs équipements publics situés à l’ouest de la commune et permettant de préfigurer une future liaison cycliste Nord/Sud, La Tour de Salvagny/Saint-Genis-les-Ollières. Il semble que le choix de préserver des stationnements de véhicules privés sur la voie publique ait été une nouvelle fois privilégié sans anticiper le besoin d’aménagements sécurisés intra et inter communales.
La loi LAURE
La loi LAURE, qui fêtait ses 25 ans l’année dernière, est fréquemment négligée par les aménageurs. Le respect systématique de la loi LAURE aurait pourtant permis une évolution progressive de l’espace public en le pourvoyant d’aménagements continus sur l’ensemble de la voirie.
A Lyon, l’Avenue Berthelot est l’exemple le plus manifeste de cette négligence : aucun aménagement cyclable n’a été prévu lors de la construction des voies de tram, à l’exception d’une portion sur le trottoir, ce qui en fait aujourd’hui le premier point noir de la ville selon le Baromètre des Villes Cyclables 2021. A Oullins, la rue Claude-Michel a été rénovée en 2020 sans qu’aucun aménagement cyclable ne soit prévu malgré la présence de l’école primaire Jules-Ferry. A Champagne-au-Mont-d’Or, la première phase de requalification de l’avenue Lanessan en 2019 ne comporte pas non plus d’aménagement cyclable. A Limosnet, la création du parc d’entreprise du Puy-d’or entre 2012 et 2020 (zone Techlid,) a totalement ignoré cette obligation. A Saint-Fons, la rue Mathieu Dussurgey bénéficie de travaux d’élargissement depuis 2018, sans qu’aucun aménagement cyclable n’ait encore été créé.
Appel aux citoyen·nes
Les bénévoles de La Ville à Vélo agissent dans l’ensemble des communes de la Métropole de Lyon pour obtenir des aménagements de qualité. Pour soutenir son action, les citoyen·nes sont invité·es à l’informer sur son site lavilleavelo.org de tous projets de rénovation de voirie à venir ou en cours ne prévoyant aucun aménagement cyclable.
D’après les compteurs de fréquentation des pistes cyclables de la Métropole (https://data.eco-counter.com/ParcPublic/?id=3902), la semaine dernière, du 9 au 15 mai 2022, a été celle de tous les records. Le nombre de passages observés durant cette semaine a en effet battu le record absolu pour 31 des 72 compteurs installés.
Si la grande star reste la piste du quai du Rhône rive gauche, avec 98 892 passages en une seule semaine, l’envolée de la fréquentation est visible sur toute la métropole. Le pont de la Mulatière voit par exemple passer 21 593 cyclistes, soit 50% de plus que le maximum observé l’année dernière sur la même période. Sur le pont de Cusset à Villeurbanne, le record s’établit maintenant à 5 710 passages par semaine, très loin devant le record de 2021 à 4 414 passages. Les comptages sur l’avenue Franklin Roosevelt à Bron sont en forte progression, et établissent un nouveau record à 10 363 la semaine dernière.
Économique, efficace, prenant peu de place, le vélo est bon pour la santé de toutes et tous. L’augmentation du traffic vélo dans la métropole donne à ce moyen de transport une visibilité croissante, et les aménagements en cours ou en projet promettent une meilleure sécurité à celles et ceux qui se mettent au vélo pour des trajets de plus en plus nombreux. Quand les conditions de sécurité sont rassemblées, circuler à vélo devient de plus un réel plaisir — c’est dans cette optique que la Convergence vélo ce dimanche 22 mai va rassembler cette année encore des cyclistes de tous âges et de tous horizons, avec 30 départs dans la métropole, et dans une ambiance très festive.
La Convergence Vélo est de retour le dimanche 22 mai 2022 !
Comme le souligne Frédérique Bienvenüe, coprésidente de La Ville à Vélo : « Le trafic cycliste augmente de 30% tous les ans depuis 2019 : si la tendance se prolonge, il aura doublé l’année prochaine ! ». L’association La Ville à Vélo se réjouit de cet engouement durable pour la solution vélo, et invite les élues et élus à accompagner la transformation de nos villes en rééquilibrant l’espace public en direction des piétons et des cyclistes.
Le 6 mai, pour la journée européenne des rues scolaires, les parents, les enfants et les enseignants de près de 400 écoles européennes se sont mobilisés pour demander des aménagements de voirie et la piétonisation de la rue devant leur école. Les objectifs sont multiples : lutte contre la pollution de l’air, le bruit et la sédentarité des enfants (et de leurs parents), diminution de l’accidentologie… Les rues scolaires sont au final des rues qui remettent de la vie au sein des quartiers !
Dans le Grand Lyon, des vélo-bus ont été organisés à l’école Ferdinand Buisson de Lyon 5, les parents de l’école Berthelot (Lyon 7) ont dénoncé le taux de NO2 à proximité de l’école (4 fois la norme OMS !), et à Meyzieu, deux semaines de la mobilité sensibilisent enfants et parents des écoles Marcel Pagnol et du Carreau aux déplacements en mode actif.
Ces actions sont coordonnées par La Rue Est À Nous, avec le soutien d’adhérents de la Ville à Vélo et les associations de parents d’élèves des écoles concernées, sous l’égide de la Clean Cities Campaign.
Ce samedi 7 mai 2022, chez AJD Cycle* avait lieu l’inauguration du graveur Bicycode qui permet d’attribuer un numéro unique par vélo. Ce fichier national permet de retrouver le propriétaire d’un vélo volé. Le gravage est maintenant obligatoire sur les vélos neufs et d’occasion.
Mme la Député Anissa Khedher, Député de la 7eme circonscription (incluant Rillieux) a initié une demande de la Fondation AJD Cycle au Fond pour la vie associative de l’Assemblée Nationale. Ce fut lors d’une découverte à vélo de la cyclabilité de Rillieux avec les membres de LaVilleàVélo Rillieux en janvier 2021.
Du beau monde pour développer une mobilité économe en énergie fossile.
La fondation AJD a souhaité organiser cette inauguration pour mettre en lumière son travail de formation et ce nouveau service qui est ainsi offert aux Rilliards.
* AJD Cycles trouve au 95 route de Strasbourg, Caluire (en limite de Rillieux). Cet atelier d’insertion professionnel forme de nombreux jeunes Rillards et répare aussi de nombreux vélos de Rilliards, puisque c’est l’atelier le plus proche de notre commune.
La Ville à Vélo vient d’organiser un concours en mars dernier sur Twitter: les GCUM d’or 🏅 (GCUM est un mot-clé viral sur les réseaux sociaux qui signifie “Garé Comme Une Merde”).
Il s’agit de la première édition de ce concours, pour lequel les internautes élisent leur photo ou vidéo préférée de véhicules garés sur une infrastructure cyclable de la métropole de Lyon.
Ce concours a rencontré un véritable succès – plus de 100 photos collectées en quelques jours– , sur internet et dans les médias, avec plusieurs articles dans Le Progrès (ici et ici), France 3, Lyon Capitale (ici et ici), Ouest France, L’Humanité, Lyon Mag (ici et ici) ou BFM TV (ici et ici), ce qui souligne qu’il s’agit d’une préoccupation majeure des cyclistes de la métropole de Lyon.
Derrière une apparence ludique, l’objectif était de sensibiliser public et élus à la dangerosité des stationnements sur les aménagements cyclables, très fréquents et pourtant passibles d’une amende de 135 euros (stationnement très gênant – contravention de 4ème classe).
Peu de chiffres de verbalisations de ces infractions par les polices nationales et municipales sont communiqués. Ils sont en tout état de cause trop faibles pour juguler le phénomène.
Parmi les autres communes du Grand Lyon, aucune n’a obtenu une note au-dessus de la moyenne. Il s’agit bien d’un problème généralisé sur toute la métropole de Lyon.
Les cyclistes du Grand Lyon rencontrent régulièrement de nombreux véhicules stationnés illégalement sur les infrastructures cyclables, ce qui les oblige à se déporter sur la voie générale. Ils se retrouvent alors au milieu de la circulation motorisée, exposés au risque qu’un conducteur les percute. Le véhicule mal garé gêne la visibilité des autres usagers, y compris des piétons qui traversent, ce qui accroît le risque d’une collision.
Des accidents graves, dont certains mortels, sont à déplorer dans cette configuration. Le Tribunal de Strasbourg a estimé qu’un automobiliste mal garé était tout aussi responsable du décès d’une cycliste tuée en le contournant que le chauffeur de poids-lourd qui l’a percutée, et l’a condamné à la même peine.
Lutter contre les véhicules stationnés illégalement sur les aménagements cyclables est un enjeu de sécurité et d’accessibilité.
La Ville à Vélo salue les efforts menés par la Métropole pour construire de nouveaux aménagements cyclables. Il reste à les faire respecter.
La Ville à Vélo demande donc :
que chaque mairie de la métropole ainsi que le Grand Lyon communiquent sur la dangerosité du stationnement sur infrastructures cyclables et mettent en avant les bonnes pratiques
des campagnes de verbalisations régulières
l’accès aux données de verbalisations et vidéo-verbalisations : chiffres par jour, par ville et par arrondissement
La limitation de vitesse à Lyon est passée à 30 km/h le 30 mars 2022. Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a affirmé son objectif de zéro mort de la circulation dans la ville. Pour aider à atteindre cet objectif, tout en améliorant la sécurité des cyclistes et piétons, la Ville à Vélo souhaite que la métropole atteigne l’objectif de zéro GCUM.
Suite à ce concours, nous avons adressé des courriers au préfet délégué à la sécurité, au maire de Lyon et de chacun des arrondissements de Lyon, au Vice-Président de la Métropole de Lyon en charge des mobilités actives, ainsi qu’aux maires de plusieurs communes.
Nous attendons une réponse rapide et efficace. Il y a urgence!
CC BY-SA 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=737472
Partage d’information sur les réunions de concertation en cours
– Place Granclément : le projet est présenté en réunion publique (MJC Daminot). La salle est assez bien remplie. Participation de plusieurs adhérents de LVV Villeurbanne. Le projet est de qualité et privilégie les piétons et la végétalisation. Le projet montre la suppression de la plupart des stationnements sur la place mais pas d’opposition de la part des participants. Les itinéraires vélos sont bien présents même si le plan n’est pas détaillé. Nous aurons des informations plus précises lors d’une réunion à venir avec la mairie.
– rue Bonneterre : le projet est présenté en réunion publique (MJC Daminot), peu de participants. C’est un projet qui a été construit en concertation avec les habitants. Il est bien perçu par les présents. La rue sera apaisée et le jardin de poche côté Cours Tolstoï, squatté par des voitures en stationnement depuis 2 ans, sera transformé en jardin partagé.
– A venir : balade à vélo le long du Tram T6N prévue le 8 avril, François participera (à noter : info post-réunion, cet évènement a été décalé à une date ultérieure).
– Voie Lyonnaise 1 : le trajet au sud du Parc de la Tête d’or est préféré. Nous ferons une contribution dans ce sens.
Poursuite de l’analyse des résultats du Baromètre de la FUB
Marina a envoyé un courrier à la mairie de Villeurbanne sur les stationnements vélo, suite au bilan proposé par Loïc (besoins identifiés sur H. Barbusse, et aux abords des principales stations de métro sur le cours E. Zola, c’est-à-dire Charpennes, République et GratteCiel). Pas de réponse des services de la mairie. Marina va se renseigner pour avoir des infos sur la suite des projets d’implantation d’arceaux dans la ville + arceaux sécurisés près des parc relais.
Suite rencontre avec le Maire de Villeurbanne
Le Maire nous a envoyé un courrier suite à notre rencontre en février dernier. Il nous propose un rdv annuel avec La Ville à Vélo. Nous en prenons bonne note !
Aménagement Axe Viabert – Anatole France / Comptage qualitatif sur le cours de la République :
Anthony (RLVV Lyon 6ème) présente une carte des aménagements cyclables existants sur cet axe (voir ci-dessous). On constate une discontinuité cyclable sur cet axe important qui relie Lyon et Villeurbanne. Il manque un morceau de rue, pas du tout aménagé, ce qui empêche les cyclistes de l’emprunter dans le sens Lyon –> Villeurbanne ; et qui en fait un axe peu sécurisé dans le sens Villeurbanne -> Lyon. La largeur de la voirie est suffisante pour créer un DSC en l’état côté Villeurbanne. Ensuite, vers Lyon, le bus C16 empêcherait un aménagement cyclable.
Une opération de comptage des cyclistes a été organisée par Jean-François de LVV Villeurbanne à l’intersection du cours de la République et de la rue Anatole France, à côté de l’école de musique (ENM). Nous étions 5 par créneau d’une heure environ, mardi 5 avril matin et mercredi 6 avril en fin d’après-midi. Deux adhérents LVV de Lyon 6 nous ont rejoint. Les participants ont tous apprécié ce moment d’observation.
La circulation automobile est intense le mardi matin, et nettement plus calme le mercredi. L’axe Anatole France -> Viabert est clairement un axe de circulation intense des voitures qui traversent la ville de Villeurbanne depuis le périphérique et vont à Lyon. Alors que la partie autour du quartier GratteCiel devrait être apaisée (à vérifier pour quelle date cela est-il prévue ?).
Le cours de la République est très fréquenté par les cyclistes, dans les deux sens. L’axe perpendiculaire, Anatole France –> Viabert le semble nettement moins. Or, il y a de nombreux établissements scolaires tout au long de cet itinéraire (cf. carte ; écoles sur Lyon 6, collèges et ENM sur Villeurbanne).
Il reste à dépouiller ces résultats pour avoir des informations plus précises ! Nous pourrons présenter l’ensemble de ces observations et nos propositions lors d’un prochain rdv avec la mairie.
Carte de l’axe Vauban-Viabert-Anatole France : une discontinuité majeure à résorber pour développer cet axe cyclable important entre Lyon et Villeurbanne.
Prochaine réunion : mercredi 11 mai à 18h30 à la Maison Berty Albrecht
Vous travaillez dans une entreprise de plus de 50 salariés et votre employeur n’a pas encore mis en place le Plan Mobilité Employeur ? Il ne respecte donc pas la réglementation. Depuis la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) de décembre 2019, les entreprises privées de plus de 50 salariés doivent aborder le sujet de la mobilité dans le volet QVT de leur Négociation Annuelle Obligatoire (NAO). Présentez-lui les enjeux et les modalités réglementaires et pratiques de ce plan, ainsi qu’à vos organisations syndicales et à vos représentants du personnel, pour mettre le sujet à l’ordre du jour des NAO.
PDE, PDU, PDME : Kezaco ?
Depuis le 1er janvier 2018, le Plan de Déplacement d’Entreprise (PDE) a été renommé plan de mobilité Employeur (PDME) et est obligatoire pour tous les établissements regroupant plus de 100 salariés sur un même site et situés dans un Plan de Déplacement Urbains (PDU). En juin 2019, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) abaisse le seuil pour inclure tous les établissements de plus de 50 salariés. A cette occasion, le PDU est renommé Plan de Mobilité. NOTA : Conformément au VI de l’article 82 de la loi n° 2019-1428 du 24 décembre 2019, ces dispositions sont entrées en vigueur le 1er janvier 2020. Le Plan de Mobilité Employeur (PDME) est un ensemble de mesures qui vise à optimiser et augmenter l’efficacité des déplacements des salariés d’une entreprise, pour diminuer les émissions polluantes et réduire le trafic routier. La loi ne définit pas précisément les mesures à mettre en place afin de développer un plan de mobilité efficace. Il s’agit en réalité de mettre en pratique une multitude d’actions diverses. Ainsi, ajoutées l’une à l’autre, elles vont pouvoir influencer l’impact environnemental vis-à-vis des transports de l’entreprise.
Exemples de mesures pouvant entrer dans un PDME
La promotion du vélo : mise en place d’un stationnement sécurisé, diffusion d’un « kit vélo », mise à disposition d’un local vélo proposant quelques outils et services, ainsi que des douches pour les cyclistes, mise en place de du forfait mobilité durable, achat d’une flotte de vélos à assistance électrique…
L’amélioration de l’accès des bâtiments par les piétons : aménagement de cheminements piétons, mise en place d’entrées plus directes…
L’encouragement à l’utilisation des transports publics : adaptation – en partenariat avec les opérateurs de transport – de l’offre existante en termes de dessertes et de fréquences, participation financière aux abonnements (en plus de la prise en charge obligatoire), création d’une navette d’entreprise pour quelques destinations très fréquentées, achat de tickets de transports en commun, information de l’offre de transports publics pour accéder au site…
L’aménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise, mise en place du télétravail…
Quels sont les objectifs d’un plan de mobilité
Le plan de mobilité est aussi à l’origine d’une réelle amélioration des conditions de vie et de travail des salariés. En effet l’utilisation de modes de transports alternatifs influe sur les conditions physiques et mentales des employés, tout en étant porteur d’effets plus socio-économiques :
Amélioration du bien-être, de la motivation et de la santé grâce au développement des modes de déplacement actifs (vélo et marche).
Augmentation du pouvoir d’achat via une baisse du budget des transports et à l’instauration du Forfait Mobilité Durable.
Gain de « temps utile » pendant les trajets pour lire, téléphoner (si vous ne prenez pas le vélo) et se reposer.
Si le manque d’aménagements sécurisés sur la voie publique et/ou d’infrastructures et de services mis à disposition par votre employeur sont des freins à une pratique plus régulière du vélo, des investissements peuvent être prévus au travers du plan mobilité et un rapprochement avec la mairie/commune de rattachement de votre lieu de travail peut aussi être un levier pour les aménagements de voirie.
Si votre employeur reste récalcitrant à la promotion du vélo dans le PDME, un argument supplémentaire peut le faire changer d’avis : les bénéfices sanitaires de l’activité physique sont 20 fois plus élevés que les risques (accidents, exposition à la pollution)…
L’avenue des Frères Lumière, la rue du Premier-Film et la place Ambroise Courtois dans le 8ème arrondissement de Lyon comportent de nombreux points forts, qui contribuent à leur attractivité : commerces, écoles, terrasses de café, mais aussi l’Institut Lumière et son festival annuel. Mais cette vie de quartier peut être améliorée. C’est pourquoi la Métropole de Lyon, en partenariat avec la Ville de Lyon, va prochainement réaménager ce secteur. Les objectifs de ce projet ?
Réduire les effets négatifs de la circulation dans l’avenue des Frères Lumière : bruit, stationnements gênants, déplacement difficile pour les piétons et les vélos.
Continuer la piétonnisation de la rue du Premier Film et créer un parvis devant le lycée professionnel.
Verdir l’avenue des Frères Lumière et replanter les arbres de la place Ambroise Courtois (abattus suite à une infection)
Mais avant cela, la Métropole de Lyon organise une concertation réglementaire, afin de recueillir les avis et les idées.
Des adhérent·es de LVV 8ème se sont mobilisé·es pour écrire un manifeste pour une avenue cyclable dans le cadre de cette concertation. Vous en trouverez un extrait ci dessous.
Pour vous rendre directement sur la contribution et donner votre “vote” jusqu’au 14 mai, c’est par ici !
Manifeste pour une avenue des Frères Lumière cyclable
Nous, adhérent·es de La Ville à Vélo de Lyon 8, habitant ou circulant dans le quartier de Monplaisir, souhaitons une avenue permettant à chacun·e de se déplacer facilement et sereinement à vélo, partagée avec les piétons, sécurisée pour les familles avec des enfants qui apprennent le vélo et offrant une accessibilité idéale aux commerces.
L’avenue des Frères Lumière est à ce jour un axe particulièrement difficile pour les usagers à vélo, et ce à plusieurs titres:
Les stationnements récurrents de véhicules particuliers sur les bandes cyclables.
Les stationnements de véhicules de livraison sur les bandes cyclables.
Une bande cyclable aménagée entre la voie de circulation et les places de stationnements rendant la cohabitation vélo/ voiture dangereuse.
Les stationnements des 2 roues motorisés sur les arceaux vélos, et plus particulièrement ceux destinés aux vélos cargo.
Une configuration présentant un léger dévers sur le contresens cyclable qui demande des efforts difficiles en tricycle et en vélo cargo sans assistance électrique.
Des risques de collision avec les piétons surpris par le contresens cyclable.
La requalification de l’avenue doit être l’occasion d’en faire un axe cyclable familial et apaisé. Elle doit permettre un accès optimal des commerces aux vélos et être complémentaire de la future Voie Lyonnaise n°12 du cours Albert Thomas, beaucoup plus roulante et rapide pour les cyclistes en transit. Elle doit être pensée en prenant en compte l’essor des mobilités douces dans les prochaines décennies.
Les aménagements cyclables doivent être :
séparés physiquement de la voie voiture pour garantir la sécurité de toutes et tous, y compris des enfants;
séparés et différenciés des trottoirs, notamment au niveau des passages piétons, pour la sérénité des piétons;
suffisamment larges pour être empruntés confortablement par les vélos livreurs, vélos cargos et vélos PMR;
largement équipés d’arceaux dédiés aux vélos-cargos et tricycles en nombre adapté, en complément des arceaux classiques;
compatibles avec la végétalisation;
sans dévers.
Exemple d’un scénario d’aménagement possible issu du Cerema
Aménagement des intersections en trottoir-piste traversant ou plateau traversant
Ce scénario permettrait d’assurer une continuité du trottoir et de la piste cyclable au niveau des intersections.
La matérialisation devient plus visible pour l’ensemble des usagers pour trouver sa place.
Quelques conflits d’usage actuels
Stationnement gênant avec un parent et son enfant circulant à vélo. Crédits : La Ville à Vélo Lyon 8Stationnement gênant et dangerosité de positionnement du cycliste entre les places de stationnements et la voie de circulation. Crédits : La Ville à Vélo Lyon 8Arceaux vélos et vélo cargos utilisés par 3 motos et 1 scooter. Crédits : La Ville à Vélo Lyon 8Stationnement gênant pour véhicule de secours, moto stationnée sur le trottoir. Crédits : La Ville à Vélo Lyon 8Contresens cyclable non protégé. Un automobiliste double par la gauche sur le double-sens cyclable avec un cycliste en face. Une autre voiture quitte son stationnement au même moment. Crédits : La Ville à Vélo Lyon 8