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  • Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.

    Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.

    Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.

    Vous pouvez retrouver le document du plaidoyer ici :

  • Consultation sur le projet de CPER de la région Auvergne-Rhône-Alpes

    Consultation sur le projet de CPER de la région Auvergne-Rhône-Alpes

    La consultation publique sur les orientations stratégiques et l’impact environnemental du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) pour Auvergne-Rhône-Alpes 2021-2027 s’est déroulée du 6 décembre 2021 au 5 janvier 2022.

    La contribution de la Ville à Vélo s’appuie sur les arguments développés dans le plan vélo citoyen élaboré en amont des élections régionales 2021 en partenariat avec une trentaine d’autres associations cyclistes.

  • Consultation sur la restructuration de la Rive Droite du Rhône

    Consultation sur la restructuration de la Rive Droite du Rhône

    Le Grand Lyon a organisé entre 8 novembre et le 30 décembre 2021 une consultation sur la future rive droite du Rhône, invitant les citoyens à exprimer leurs envies sur ce secteur actuellement très hostile aux déplacements autres que motorisés et comportant jusque 11 voies dédiées au stationnement et/ou la circulation automobile. Nous avons répondu avec intérêt à cette concertation, d’autant plus que la Presqu’Île est actuellement très pauvre en itinéraires cyclables sécurisés.

    Dans notre avis, nous soulignons le lien avec les Voies Lyonnaises (VL), puisque la VL 6 doit emprunter ce quai, et qu’il sera traversé par les VL 8, et 11 au niveau de Perrache, 12 au niveau de Bellecour, 4, 5 et 10 au sein du tube Modes Doux du tunnel de la Croix Rousse.

    L’application de la zone à faibles émissions (ZFE) aux véhicules des particuliers devrait induire une baisse de la circulation automobile sur le cœur de la ville de Lyon, dont la rive droite : c’est le bon moment pour supprimer des voies de circulation et du stationnement automobile en surface, et de consacrer l’espace libéré aux déplacements en modes actifs, en transports en commun, et de recréer des espaces communs (jeux, végétalisation, espaces sportifs, expositions culturelles…)

    Le réaménagement de la Rive Droite doit également être réalisé en cohérence avec la piétonnisation ou l’apaisement de l’ensemble de la Presqu’Île : préserver quelques traversées cyclables est-ouest, réparties entre le tube Modes Doux et Perrache, inciter au report sur les quais du Rhône et de la Saône pour les déplacements nord-sud.

    Nous soulignons le besoin de renforcer le stationnement vélo sur l’ensemble du périmètre, et suggérons d’utiliser les actuelles trémies pour implanter des stationnements vélo sécurisés et un hub de cyclologistique.

    Concernant les quais eux-mêmes, il nous paraît pertinent d’étudier une mise à sens unique automobile (sud-nord), pour diminuer les flux et la pollution, ainsi que la surface dédiée à l’automobile. Cela permettrait de créer de quais bas confortables, avec des espaces réservés aux loisirs et à la culture, en conservant des déplacements efficaces en quai haut. Le flux issu du tunnel de la Croix Rousse serait amoindri, le nombre de bretelles y conduisant, ou en direction des trémies de Perrache, pourrait diminuer, facilitant les déplacements à pied et à vélo.

  • La Vie à Vélo : témoignage de Francis

    La Vie à Vélo : témoignage de Francis

    Francis, Meyzieu – Saint-Priest – 15km – 45mn

    Francis a 59 ans, et cela fait 5 ans qu’il se déplace régulièrement à vélo. Son trajet principal, de son domicile à Meyzieu jusqu’à son travail à Saint-Priest, fait 15km, qu’il parcourt en 45mn.

    Diagnostiqué diabétique type 2, Francis a eu besoin de retrouver une activité physique régulière, et c’est vers le vélo qu’il s’est tourné. Le vélo répondait en outre à un autre besoin : « le besoin de faire quelque chose pour la planète à mon niveau a aussi pesé positivement dans la balance ».

    « Pour tout trajet inférieur a 5 kilomètres, je prends mon vélo »

    Lui qui se déplaçait essentiellement en voiture, il constate aujourd’hui qu’il jouit d’une meilleure santé, que l’activité physique qu’il a grâce au vélo a un impact très positif sur son taux de sucre, et donc engendre une consommation de médicaments moins élevée.

    En parallèle, Francise note qu’il subit moins de stress au volant dans les embouteillages.

    Il s’est ainsi fixé une règle : « pour tout trajet inférieur a 5 kilomètres je prends mon vélo si je n’ai rien de lourd ou volumineux à transporter ».

    Comme le savent bien les cyclistes, c’est la ponctualité qu’il apprécie le plus.

    Je mets toujours le même temps. Il n’y a jamais d’aléa de trafic. Je suis toujours surpris de voir des automobilistes s’énerver pour me dépasser, et de les retrouver 100 m plus loin au prochain feu rouge.

    « L’essayer c’est l’adopter« !

    Le message de Francis pour les personnes qui hésitent à se mettre au vélo :

    « L’essayer c’est l’adopter :-). Je ne connais personne qui, ayant essayé sérieusement le vélo, ne l’a pas effectivement adopté ».

    Pour nous raconter, comme Francis, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • La Vie à Vélo : témoignage d’Amandine

    La Vie à Vélo : témoignage d’Amandine

    Amandine, Villeurbanne – Vaise – 30mn

    Depuis son arrivée à Lyon il y a 8 ans, Amandine se déplace à vélo. D’abord utilisatrice de Vélov, elle a ensuite acheté un vélo d’occasion pour avoir le choix entre son vélo ou le Vélov selon les circonstances. Aujourd’hui, elle a un « beau vélo, agréable et confortable », qu’elle utilise entre 3 et 7 jours par semaine, pour se déplacer du Tonkin à Villeurbanne au quartier de l’Industrie à Vaise.

    C’est la fin du premier confinement qui l’a réellement mise en selle tous les jours « je n’avais plus envie de m’enfermer dans le métro en temps de pandémie »

    « Je suis déjà allée au bureau uniquement parce que j’avais envie de faire du vélo ! »

    Quand on lui demande quel est l’impact sur sa vie au quotidien, c’est tout simplement le bonheur d’être à vélo qui vient enjoliver sa vie !

    « Je suis contente de prendre mon vélo, de prendre l’air les jours où je suis en télétravail, le fait de ne pas faire mon trajet me manque : je suis déjà allée au bureau uniquement parce que j’avais envie de faire du vélo ! »

    Sa seule limite, pour le moment, les pentes : « du moment qu’il n’y a pas de colline à monter (Fourvière ou croix Rousse), je prends mon vélo »

    « Une fois sur le vélo, le sourire revient »

    « Ce qui me surprend toujours, c’est à quel point on peut être bien sur son vélo. Parfois c’est vrai, on a un peu la flemme de sortir ou de pédaler, mais une fois sur le vélo, le sourire revient »

    Son conseil coup de pouce, c’est d’essayer ! Se déplacer à vélo est possible et c’est un bonheur !

    « C’est possible 🙂 Je ne suis pas quelqu’un de sportif, ni de casse-cou. La première fois que j’ai fait mon trajet domicile-travail à vélo, j’ai mis 45 minutes : je me suis perdue, je connaissais mal le trajet et je n’étais pas très assurée. J’en ai déduit que ce n’était pas avantageux par rapport à mon temps de parcours en transport en commun, qui est de 45-50 minutes. Depuis la fin du 1er confinement, je fais mon trajet plusieurs fois par semaine : aujourd’hui je mets 30 minutes porte à porte : je gagne 15 à 20 minutes de temps de trajet, et je ne peste plus contre le métro bondé ou en retard ».

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  • La Vie à Vélo : témoignage de Renaud

    La Vie à Vélo : témoignage de Renaud

    Renaud, Oullins – Lyon Confluence 3,7 km, quotidien

    Depuis 2013, Renaud se déplace quotidiennement à vélo. Il a pu orienter ses choix de vie pour pouvoir se déplacer à vélo, et ne pas dépendre de la voiture ou des transports en commun.

    J’ai déménagé à Oullins pour me rapprocher de mon lieu de travail à Confluence, venir à vélo et ne plus dépendre de la voiture ou des bus. J’ai choisi ce lieu de résidence avec ses avantages et ses inconvénients, en priorisant la localisation à moins de 15 minutes de vélo. Je garde la nostalgie de la ville très cyclable Strasbourg où j’ai fait mes études.

    Il a fait ce choix notamment parce qu’il aime « la liberté de se déplacer en ville à vélo, la régularité de temps de trajet et l’exercice physique paisible. J’ai la chance de bénéficier d’un garage vélo sécurisé sur mon lieu de travail. J’arrive en forme sans effort particulier tous les matins ».

    La surprise que lui apporte le vélo, c’est que le plaisir de circuler à vélo augmente au fil des années, aucune lassitude. J’ai même l’impression que mon trajet est trop court pour en profiter !

    Il regrette que les infrastructures n’évoluent pas plus vite pour rendre plus sécurisé l’usage du vélo aux côtés des voitures et bus. Il est surpris que, « encore aujourd’hui alors que le nombre de cyclistes augmente, les cyclistes soient souvent perçu.es comme une gêne par les automobilistes au milieu de « leur » route. Il apprécie « d’autant plus la bienveillance et courtoisie des conducteurs dans les zones délicates« .

    Renaud utilise souvent le TER en vacances pour se déplacer pour ses cyclorandos le long des voies cyclables. En ville à Lyon, il lui arrive souvent de cumuler vélo’v en plus du bus, les jours où il ne prend pas son vélo personnel sur les trajets mixtes.

    Son conseil pour celles et ceux qui s’interrogent encore : « plus on en fait, plus on aime ! On apprend vite à s’adapter au froid, la pluie, la chaleur, par des vêtements bien adaptés et l’adaptation de son rythme. Et comme on apprend à conduire en ville, on apprend à rouler en sécurité (anticipation, vêtements visibles, choisir des axes adaptés) »

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  • La Vie à Vélo : témoignage de Marion

    La Vie à Vélo : témoignage de Marion

    Marion, Lyon 8 Lyon 1 – 5km – 30mn

    Depuis 7 ans, Marion se déplace à vélo au quotidien. Son trajet actuel entre son domicile dans le 8ème arrondissement de Lyon et son travail dans le 1er, elle le parcourt en 30mn, pour 5km. Pour un emploi précédent, elle se déplaçait en voiture, notamment pour des déplacements hors zone TCL.

    Elle a choisi de se déplacer à vélo parce que pour elle c’est « un gain de temps, une plus grande liberté, un coût très inférieur aux autres modes de transport », et que cela lui permet « d’allier sport et les nécessités de déplacement ».

    Je gagne du temps pour aller aux réunions professionnelles dans Lyon et en périphérie

    L’impact sur la vie de Marion est multiple :

    Je gagne du temps pour aller aux réunions professionnelles dans Lyon et en périphérie. J’adapte mes vêtements, je ne peux plus tout porter (certaines jupes et robes c’est compliqué), les courses en super marché sont aussi à planifier en dehors du trajet domicile travail, sur ce point c’est un petit bémol pour l’organisation de ma semaine. J’ai investi dans 2 grosses sacoches!

    Le vélo lui permet en outre d’allier sport et transport et ainsi de « faire rentrer une activité physique régulière dans ma semaine, essentielle pour mon équilibre psychologique ».

    Les gens sont étonnés quand je leur dit que c’est tous les jours même quand il pleut et quand il fait froid

    La surprise pour Marion, c’est surtout celle des autres ! « Les gens sont étonnés quand je leur dit que c’est tous les jours même quand il pleut et quand il fait froid! » Et comme beaucoup, c’est aussi la beauté de la ville de Lyon, la présence de la nature, qui lui donne le sourire.

    Et aussi les jolies lumières changeantes au fil des saisons de la ville. L’arrivée depuis les quais du Rhône sur la vie de la croix rousse est magique, on peut avoir la chance de voir un héron, des aigrettes, des rapaces voler au dessus du fleuve, de quoi se donner une charge de bonne humeur pour la journée.

    Marion utilise peu les transports en commun, qu’elle trouve trop chronophages notamment sur les correspondances. Parfois elle « embarque le vélo dans la ficelle (vers Saint Just) pour descendre après avec ».

    Son conseil : osez partir à l’aventure !

    Il faut oser partir à l’aventure et être très vigilant.e en ville et être préparé.e aux incivilités et mise en danger des autres (autres cyclistes, piétons, voiture, taxis, livreur scooter, motos, camions, livreur en double file en camion…) et acheter un antivol. Une fois ces freins passés, ça se passe bien!

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  • La Vie à Vélo : témoignage de Catherine

    La Vie à Vélo : témoignage de Catherine

    Catherine, 14 km entre Charpennes et Chassieu, 40mn

    Catherine circule à vélo depuis 3 ans pour ses trajets quotidiens « vélotaf ». Elle va de Charpennes à Chassieu en 40mn pour 14km, et a la chance de rouler sur « quasi que de la super piste cyclable » 4 à 5 fois par semaine.

    C’est le vol de sa voiture qui l’a poussé vers le vélo !

    « L’air de rien j’ai réalisé qu’aller au bureau à vélo était faisable, belle découverte « !

    Un matin… plus de voiture… volée… m**** alors ! Je prends mon vélo pour aller au commissariat, j’en ressort encore bien énervée et me dis qu’aller bosser à vélo m’aidera à me calmer ! Direction Chassieu, météo idéale, de bonnes pistes cyclables, longer le golf … de quoi mettre une touche agréable et sereine à ma journée mal commencée, et l’air de rien j’ai réalisé qu’aller au bureau à vélo était faisable, belle découverte !

    Par la suite, la possibilité de louer un vélo électrique grâce au MyVélov a pérennisé sa mise en selle.

    Un trajet fiable, de 40min, sans souci de trafic routier ni de stationnement, à peine plus qu’en voiture (les jours de chance), cela m’a convaincue.

    Elle s’est ensuite suis rapidement équipée, vélo électrique fiable, équipements de visibilité, antivols, sacoches et elle, qui se déplaçait exclusivement en voiture, se déplace dorénavant à vélo 4 à 5 jours par semaine depuis 3 ans.

    « La météo toujours pessimiste dans les prévisions et finalement plus clémente dans la réalité « 

    Catherine trouve le trajet à vélo un peu plus long que la voiture (+5 à 10min) mais largement plus fiable. Et si le VAE n’est pas, pour certain.es, du « vrai sport », elle l’envisage comme « de l’activité douce, à raison de 5h par semaine ça évite la salle de sport ou de se mettre au footing ».

    Comme beaucoup, elle roule à vélo pour la fiabilité, et elle apprécie au passage « les odeurs des plantes, des restaurants le long de mon trajet, le nombre de voitures doublées et surtout la météo toujours pessimiste dans les prévisions et finalement plus clémente dans la réalité « !

    Pour celles et ceux qui ne sont que partiellement convaincu.es, Catherine conseille d’essayer ne serait-ce qu’une fois par quinzaine (c’est toujours -10% de trafic routier) et les jours de forte circulation (événements à Eurexpo, stade, travaux, jours de ruée vers les centres commerciaux…).

    La récompense est assurée, et vous y prendrez probablement goût.

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  • La vie à vélo : témoignage de Nicolas

    La vie à vélo : témoignage de Nicolas

    Nicolas, Lyon Part-Dieu Miribel, 11 kms, une ou 2 fois par semaine

    Nicolas circule à vélo depuis le siècle dernier (1999). Son trajet principal le fait partir du quartier de la Part-Dieu pour rejoindre le club équestre de Miribel Jonage, soit un trajet de 11 kilomètres 1 à 2 fois par semaine en passant par l’avenue Salengro et la rue du canal à Villeurbanne.

    Lorsque mon épouse a changé de lieu de travail, l’alternative était une seconde voiture ou le vélo. Ma décision a été arrêtée lorsque ma fille a effectué sans problème pendant un mois mon trajet domicile travail (6km) à l’occasion d’un stage dans l’entreprise qui m’employait.

    Avant, Nicolas co-voiturait avec son épouse et un ou deux collègues.

    « J’ai pu constater tous les bénéfices des déplacements à vélo »

    J’ai pu constater tous les bénéfices des déplacements à vélo, physiques, mentaux, financiers. Mon trajet domicile travail, en voiture qui oscillait entre 12 et 45 minutes, durait dorénavant 15 minutes exactement.

    Suite à une mutation, Nicolas continue le vélo.

    Après 6 ans à rallier l’entrée de Décines depuis la Part-Dieu, j’ai été muté à Saint-Fons Belle Etoile, un trajet de 11 kilomètres réalisés en 32 minutes à vélo.

    « L’effet immédiat d’apaisement, de disparition du stress, d’euphorie parfois« 

    Comme nous tous, Nicolas continue à être surpris par l’efficacité de la solution vélo:

    L’effet immédiat d’apaisement, de disparition du stress, d’euphorie parfois. Et l’impact perceptible de pneus convenablement gonflés.

    Et quand il ne va pas travailler, Nicolas utilise aussi la force de la multi-modalité:

    Je mets mon vélo dans le TER lorsque je veux sortir de Lyon pour une boucle cyclotouristique.

    Il est impossible de se figurer tous les bénéfices retirés du choix de se déplacer à vélo tant que l’on a pas franchi le pas. Les obstacles que l’on se représente n’en sont pas, ils sont surmontés tous les jours par des millions de cyclistes.

    Pour nous raconter, comme Nicolas, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • La vie à vélo : témoignage de Suzon

    La vie à vélo : témoignage de Suzon

    Suzon, Villeurbanne Tonkin-Perrache, 6 kms

    De 2014 à 2019, Suzon combinait trottinette non électrique et transports en commun pour se rendre à l’aéroport St-Exupéry, où elle travaillait. Au printemps 2019, son entreprise à déménagé au Sud de la Part-Dieu, à 3 kms.

    Trop loin pour ma trottinette, un peu long en transports par rapport à la distance, j’ai récupéré un vieux vélo et depuis je ne le quitte plus!”

    Cela fait 6 mois qu’elle travaille à Perrache et n’a pas abandonné le vélo, “alors que le métro A serait une bonne alternative”.

    “En 2015, les gens qui faisaient Lyon > le parc de Miribel en vélo me paraissaient être complètement surhumains. Sans m’en rendre compte, j’en fais désormais partie…”

    Aux beaux jours, il lui arrive justement d’aller au parc de Miribel avec des amis après le travail (30 kms aller-retour en voies aménagées) pour un pique-nique en admirant le coucher de soleil.

    C’est magique et ça fait une vraie coupure dans la semaine”

    « Le vélo me permet d’admirer mon environnement »

    Mais Suzon ne s’arrête pas là. Elle s’est remise au VTT, et a commencé le vélo de route fin 2019, “avec quelques sorties de 80 kms et des mini-voyages à vélo à la clé !”

    Le vélo permet à Suzon d’”admirer son environnement”.

    “Depuis que je me déplace à vélo, je trouve que je connais et m’intéresse beaucoup plus à nos villes. Je me repère bien plus facilement.”

    « C’est génial, les temps de trajets ne sont pas des contraintes, au contraire »

    Même sur des trajets connus, elle s’étonne de découvrir des éléments d’architecture et de profiter d’une “lumière particulière pour voir les choses sous un autre angle.” Certes, “il y a parfois quelques désagréments avec des automobilistes imprudents voire agressifs”, mais Suzon préfère ne garder que le positif.

    C’est génial”, s’enthousiasme-t-elle. “Les temps de trajets ne sont pas des contraintes, au contraire”. Parfois, elle fait un détour au dernier moment, pour des courses par exemple, alimentaires ou non.

    « Ça simplifie beaucoup ma vie, et j’y gagne en plus du temps”.

    Elle constate avec plaisir qu’elle croise de plus en plus d’enfants:

    Souvent très drôles dans leurs remarques et leurs mimiques, qu’ils soient transportés par leurs parents ou sur leurs propres vélos”.

    « C’est la première fois qui est la plus difficile, après ça vient tout seul« 

    Suzon a plusieurs conseils à ceux qui hésiteraient à se mettre au vélo.

    C’est la première fois qui est la plus difficile, après ça vient tout seul”. Ne pas hésiter à s’inscrire à Covélo de la maison du vélo à Lyon, qui met en relation les cyclistes expérimentés et les nouveaux qui font le même trajet. “Ça sécurise”.

    Elle recommande aussi les cours de remise en selle de la même association, pour ceux qui en ressentent le besoin. 

    Quant aux intempéries, il suffit de bien s’équiper, avec “gants”, “veste chaude” et “cape de pluie”. “Et puis finalement, c’est assez rare qu’il pleuve pile sur le créneau où on doit prendre notre vélo”. 

    Pour elle, il est important d’avoir un “vélo adapté à ses besoins”.

    “Par exemple, si vous avez souvent des affaires à trimballer, un panier et un porte-bagages seront un vrai plus, et pour l’hiver, avec la nuit, bien penser à avoir des éclairages suffisants”.

    Pour nous raconter, comme Suzon, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • Avis sur les projets de métros

    Avis sur les projets de métros

    Le Sytral a organisé à l’automne 2021 une consultation pour permettre aux habitants et personnes se déplaçant dans l’agglomération lyonnaise de s’exprimer sur quatre projets de métros : prolongement de la ligne A vers Meyzieu, de la ligne B vers Rillieux, de la ligne D vers La Sauvegarde et la création de la ligne E (reliant le secteur d’Alaï à Bellecour ou Part-Dieu).

    Les quatre projets permettront aux habitants et salariés de ces secteurs de se déplacer de façon plus efficace et moins polluante et nous semblent intéressants. Notre association ne prend pas parti pour une ligne plutôt qu’une autre, mais souhaite que l’accent soit donné sur la complémentarité des transports en commun et du vélo : des parcs-relais vélos de dimension ambitieuses à proximité des stations des modes lourds, des itinéraires cyclables de rabattement vers ces stations.

    Par ailleurs, les coûts des différents projets ne laissent pas espérer la réalisation de plus d’un itinéraire en mode lourd, avec une mise en service après 2033. Pour permettre au plus vite aux habitants de chacun de ces secteurs de se déplacer efficacement et sans polluer, nous demandons également la création et la promotion d’un réseau cyclable structurant sur chacun des itinéraires étudiés.