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  • Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    Un plaidoyer de 11 associations pour une métropole de Lyon piétonne et cyclable

    À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.

    Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.

    Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.

    Vous pouvez retrouver le document du plaidoyer ici :

  • La vie à vélo : témoignage d’Adrien

    La vie à vélo : témoignage d’Adrien

    Adrien Charpennes – Part-dieu – Piscine de Venissieux, 2 fois/semaine, 7 kms, 30 mn.

    Originaire de Brest, dès qu’il a eu le permis, à 18 ans, Adrien ne s’est déplacé qu’en voiture, par habitude familiale.

    On avait plus de voitures que de permis chez nous.

    Privé de voiture suite à un accident, il a le choix entre les transports en commun et le vélo. Il choisit le vélo, moins cher et plus souple en termes d’horaires.

    « Ça me sert d’échauffement et j’en profite pour découvrir la ville en alternant les parcours« 

    Aujourd’hui, il utilise surtout le vélo pour se rendre au sport et pour ses loisirs.

    Ça me sert d’échauffement et j’en profite pour découvrir la ville en alternant les parcours. Par rapport au métro, surtout en hiver, ça me donne ma dose de lumière du jour.

    Autre avantage:

    la rapidité des trajets par rapport à tous les autres moyens de transports, y compris la voiture!

    Afin de rendre visite à ses parents, il effectue aussi régulièrement Charpennes-Caluire.

    Une fois en haut, j’ai le plaisir de l’effort accompli.

    « La descente par les petites rues vers Saint-Clair est grisante« 

    Il déplore cependant l’absence d’infrastructure cyclable Montée des soldats, “qui rend l’expérience moins plaisante” et  l’oblige à rouler sur le trottoir, quand il n’est pas déjà occupé par une voiture mal stationnée. En revanche “la descente par les petites rues vers Saint-Clair est grisante”.

    Aux nouveaux cyclistes, il conseille de prévoir de la marge lors des premiers trajets “pour avoir le temps de vous perdre sans angoisse d’être en retard”. Et de ne pas oublier de partir avec une batterie de téléphone pleine…

    Pour nous raconter, comme Adrien, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • Projet de BHNS Centre-Est

    Projet de BHNS Centre-Est

    Le SYTRAL a organisé une concertation du 11 octobre au 19 novembre 2021 sur le projet de ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) entre la Part-Dieu et le secteur des 7 Chemins (Chassieu/Bron/Vaulx-en-Velin/Décines-Charpieu).

    La Ville à Vélo souligne l’intérêt de ce projet pour faire baisser la circulation automobile, désengorger la voirie et faire baisser la pollution de l’air et le bruit dans ce secteur. Notre association recommande également que la réalisation de ce projet s’accompagne de la réalisation d’aménagements cyclables, le long de l’itinéraire et en rabattement, et souligne l’importance de la création de stationnements vélo sécurisés aux stations.

  • La Vie à Vélo : témoignage d’Etienne

    La Vie à Vélo : témoignage d’Etienne

    Etienne Gerland-Vaulx-en-Velin La Soie, 8km/25mn (direct) 14km/35mn (via quai et Feyssine),

    Depuis 2017, Etienne se rend quotidiennement (sauf télétravail) à son travail à Vaulx-en-Velin depuis le 7ème arrondissement (Gerland). Son trajet peut varier : soit en milieu urbain, le long du tram T3, soit un trajet plus long, mais plus tranquille, par le Parc de la Feyssine.

    « Le vélo permet de valoriser le temps de transport »

    Etienne circule a vélo depuis la naissance de son deuxième enfant pour deux raisons:

    Nous avions besoin de déposer notre ainé à une crèche dans le 3eme sans qu’aucune solution de transport en commun directe et simple permette ce trajet. (la voiture n’a jamais été considéré du fait d’un trajet exclusivement intra urbain).

    Je recherchais une solution pour garder une activité physique qui n’empiète pas sur le temps de famille. Le vélo permet de valoriser le temps de transport. Le vélo m’a permis également de sécuriser mon trajet retour en ayant systématiquement le même temps de trajet permettant de ne jamais être en retard à la crèche en transport en commun et à pied.

    Etienne et sa famille n’ont besoin que de se déplacer en ville, ils évitent donc autant que possible l’utilisation de la voiture: incertitude sur le temps de trajet, difficulté de stationnement

    « J’arrive chez moi plus détendu, en ayant évacué les frustrations de ma journée de travail pour profiter de ma famille« 

    L’usage du vélo a changé beaucoup de chose dans la vie d’Etienne.

    Je favorise le trajet via les quais, le parc de la Feyssine et le chemin de halage. Ce trajet offre l’avantage d’être à 95% en dehors de la circulation automobile et permet un vrai moment de détente entre le domicile et le travail.

    J’arrive chez moi plus détendu, en ayant évacué les frustrations de ma journée de travail pour profiter de ma famille. De plus n’ayant pas de carrefour, le temps de trajet n’est pas si différent de celui de l’itinéraire direct.

    Etienne n’a pas d’autres trajets réguliers, néanmoins depuis 5 ans maitenant tous ses trajets utilitaires en ville se font à vélo.

    La rapidité des trajets, la garantie du temps de transport, bref l’efficacité du mode de déplacement

    En terme de multi-modalité, Etienne ne s’interdit pas, quand l’opportunité se présente, de mettre les vélos dans le train pour s’organiser une escapade.

    Le vélotaf se fait facilement même sur des trajet de plus de 5km, équipez vous d’un VAE au besoin, en location pour essayer. N’hésitez pas à commencer par un ou deux jours par semaine histoire de vous rendre compte de l’intérêt, équipez-vous et ne regardez pas la météo, en réalité il pleut beaucoup moins que ce qui est annoncé.

    Pour nous raconter, comme Etienne, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • La Vie à Vélo : témoignage d’Elodie

    La Vie à Vélo : témoignage d’Elodie

    Elodie, du fin fond de Villeurbanne à… partout, tous les jours, environ 10km A/R

    Elodie circule à vélo depuis 3 ans. L’élément qui l’a poussée vers le vélo, c’est la naissance de ses deux enfants et leur déménagement hors de l’hypercentre. Le vélo a également permis à Elodie de retrouver de la liberté.

    « Le vélo a été une libération! »

    « J’ai un handicap cognitif qui fait que la foule, le bruit et le côté imprévisible des transports en commun n’est pas possible pour moi. Le vélo a été une libération, j’ai retrouvé le plaisir de me déplacer pour aller faire des activités ou des achats au delà de mon quartier ».

    Avant de se mettre au vélo, elle se déplaçait en scooter. Mais en scooter, impossible de transporter ses deux enfants, et une semaine courses pour toute la famille…après beaucoup de recherches, elle a trouvé le vélo qui lui convient et en est ravie ! Maintenant, Elodie et sa famille planifient aussi leurs vacances autour du vélo car « cette liberté est difficile à abandonner, aucune envie d’être dans les bouchons pour aller à la plage ! »

    « J’ai hâte (besoin!) de pouvoir rouler sur des pistes protégées! »

    Même en ayant eu l’habitude du deux-roues motorisé, Elodie est toujours surprise du temps qu’elle gagne, sans compter les économies. Elle appelle de ses vœux le développement et le respect des aménagements cyclables à Villeurbanne et dans la métropole de Lyon, ce qui sécuriserait ses déplacements.

    « En revanche, je suis extrêmement vigilante quand je roule car c’est très difficile pour moi de gérer les incivilités et infractions des conducteurs motorisés. J’ai hâte (besoin !) de pouvoir rouler sur des pistes protégées, surtout à Villeurbanne qui prend beaucoup de retard par rapport à Lyon !« 

    Son conseil : faites-vous accompagner !

    Son conseil pour sauter le pas, c’est l’accompagnement, comme ce qui est proposé par la Maison du Vélo, avec la plateforme Covélo, mais aussi avec les formations « Code vu du guidon », qui peuvent apprendre – même aux cyclistes expérimenté.es ! à mieux se déplacer, et bien sûr la formation « savoir rouler avec ses enfants », qui lui a permis d’identifier quelques points essentiels pour sécuriser les déplacements de toute la famille. Elle voit d’un bon œil l’arrivée potentielle d’une vélo-école familiale à Villeurbanne !

    Pour nous raconter, comme Elodie, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • Des fréquentations vélo records cet hiver

    Des fréquentations vélo records cet hiver

    La Ville à Vélo est une association de promotion de la pratique du vélo par des infrastructures adaptées. L’association fonctionne sans subventions, forte de 1400 adhérents en métropole de Lyon.

    Après le récent rapport analysant les annonces du plan vélo phase 2 présenté en Conseil municipal de Caluire, ce 7 décembre 11 bénévoles de La Ville à Vélo ont effectué des comptages de cyclistes matinaux aux points de passage clefs à Caluire et Rillieux.

    Nous effectuons ces comptages deux fois par an, un avant l’été et un au cœur de l’hiver. Ils nous permettent de quantifier l’usage pendulaire du vélo et d’en chiffrer l’accroissement. Ces données sont essentielles pour alerter les pouvoirs publics du besoin d’accompagner cette tendance lourde afin de protéger nos concitoyens.

    Des fréquentations hivernales records

    Les comptages ont eu lieu en 5 points : Pont Poincaré/Carrefour Saint Clair, Passerelle de la paix, Montée de la boucle, Maison de la Voie Verte à Caluire et Piscine du Loup Pendu à Rillieux.

    963 usagers du vélo ont été répertoriés en 1h30. Les usagers sont donc plus nombreux encore que lors de notre comptage estival du 1er Juillet où 833 usagers du vélo avaient été dénombrés.

    Cet accroissement s’inscrit dans la tendance observée depuis le début de nos comptages. Cette tendance est semblable à celle rapportée à l’échelle de la métropole lyonnaise. Nous estimons cette croissance à +24% par rapport à décembre 2019 pour les 3 sites où la comparaison est possible.

    Les comptages bisannuels documentent une tendance croissante, d’avantage impactée par les confinements et le télétravail que par la météo.

    Nous notons que la fréquentation de la passerelle de la Paix stagne au profit du Pont Poincaré qui a bénéficié d’un aménagement légitimant la place du vélo et des bus. Globalement, tous les secteurs ayant bénéficié récemment d’une amélioration d’infrastructure, enregistrent des fréquentations en augmentation. Vérifiant l’adage « faites des pistes cyclables et les cyclistes viendront »

    L’assistance électrique gomme les inconvénients de la topographie et de l’âge

    Lors de notre dernier comptage, nous avions documenté le genre des usager.es. Les femmes représentaient 42% mais avec de grosses disparités selon le degré de sécurité offert par la chaussée ou la piste cyclable séparée.

    Nous avons cette fois-ci documenté le matériel utilisé. En moyenne, les usagers sont équipés à environ 40% de vélo à assistance électrique sur la Voie Verte et la Passerelle de la Paix. Ce pourcentage monte à environ 50% dans la montée de la boucle et au Carrefour Saint Clair.

    Et après ?

    Ces chiffres montrent que des aménagements cyclables sécurisés incitent un plus grand nombre d’usagers à pratiquer le vélo au quotidien. Ils montrent également que le développement continu des aménagements cyclables est nécessaire pour garantir la mobilité active pour tou.tes.s et à tous les âges. Nous appelons la Ville de Caluire à être plus ambitieuse dans son plan vélo, à accueillir les Voies Lyonnaises plutôt que de les repousser (https://www.leprogres.fr/politique/2021/03/15/plateau-nord-des-amenagements-cyclables-freines-par-le-jeu-politique), à proposer un échéancier de mise en œuvre pour transformer ce plan vélo en un véritable levier pour le développement des mobilités actives et en faveur de l’environnement, sur la commune.

    Nous nous tenons à disposition des communes du Plateau nord pour apporter notre expertise d’usage sur le secteur.

    A propos de La Ville à Vélo : 

    • Association de promotion de l’usage du vélo au quotidien dans la métropole de Lyon
    • Objectif : Une métropole 100% cyclable
    • Représentativité : 1 400 adhérents, et plus de 30 représentants dans les 9 arrondissements de Lyon et dans 30 communes de la métropole

    Contacts :           lvvplateaunord@lavilleavelo.org

    Sébastien Joannin, RLVV Rillieux, 06 24 31 36 59 / Sarah Tayebi, RLVV Caluire / Jean Schreiber, RLVV Lyon 4 / Noémie Vitorio RLVV Fontaines-sur-Saone

  • La Vie à Vélo : témoignage d’Emmanuel

    La Vie à Vélo : témoignage d’Emmanuel

    Emmanuel Lyon 5 point du jour – Rillieux la pape, 3 jours / semaine – 45 à 50 mn.

    Depuis 3 ans Emmanuel se déplace à vélo. Il était commercial dans l’automobile, et se déplaçait quasi exclusivement en voiture. Il s’est petit à petit mis au vélo avec les Vélov. Intéressé, il a loué un My Vélov électrique pendant un an, ce qui l’a vraiment mis en selle.

    « Finies les difficultés liées à la grimpette dans le haut du 5eme. J’avais fait des tests en vélo musculaire mais c’était trop de logistique (se changer au bureau, prendre fringue vélo + fringue normale, etc) J’ai mon vélo à assitance électrique personnel depuis février 2020 ».

    « Le vélo (électrique) m’a rapproché de la ville ! »

    L’impact sur sa vie est indiscutable : il est plus détendu le soir en rentrant, il peut également beaucoup plus facilement se rendre à des évènements en centre ville le soir, sans contrainte : « le vélo (électrique) m’a rapproché de la ville ! » Il a réduit son utilisation de la voiture aux week-ends, sa tolérance aux embouteillages étant désormais très faible quand il doit prendre sa voiture.

    Le fait de devenir cycliste a modifié sa façon de conduire : « Je roule beaucoup plus prudemment en voiture également ».

    Et il a choisi un nouveau métier « relativement loin mais qui permet de faire le trajet en vélo (je peux stationner mon vélo de façon sécurisée) ».

    Dorénavant, ce sont même ses vacances qu’il fait à vélo ! « Voie verte en Bourgogne en 2020 puis canal de la Marne en 2021 avec 3 générations parents, grands-parents et enfants ».

    « Je suis surpris de l’efficacité et de la régularité du vélo en toute situation »

    Comme beaucoup, c’est l’efficacité et la régularité de ses temps de transports, en toute situation, qui le surprend et le séduit, ainsi que l’activité physique

    « ça me permet de faire un peu de sport (ou plutôt d’entretien après une journée en face d’un écran), ça aère bien la tête, ça met de bonne humeur (alors que je ne suis vraiment pas drôle le matin) ».

    Les questions et les excuses des automobilistes qui sont toujours les mêmes le font sourire : « pas trop chaud/froid, pas trop mouillé ? oui mais j’ai mon ordi, oui mais si j’ai un rdv, oui mais si je dois aller faire une course, oui mais les bus sont pleins, oui mais …. »

    « Choisissez un trajet plus long si ça permet d’avoir un trajet plus cool »

    Son conseil pour les cyclistes en herbe : « choisissez un trajet plus long si ça permet d’avoir un trajet plus cool, plus sécurisé. Au final, c’est peut être une minute de plus mais ça en vaut largement la peine ».

    Il recommande également d’investir un minimum pour rouler détendu : sacoche, vêtement pluie, éclairage. Et de compter sur l’entraide des autres cyclistes ! « Demandez aux cyclistes croisé.es sur le chemin quotidien s’iels ont des passages secrets à partager! »

    Pour nous raconter, comme Emmanuel, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • Arrêt ou stationnement de car de tourisme sur voie de bus ouverte aux cyclistes

    Arrêt ou stationnement de car de tourisme sur voie de bus ouverte aux cyclistes

    Plusieurs adhérent·es de notre association nous ont signalé l’arrêt ou le stationnement de car de tourisme sur des voies de bus ouvertes aux cyclistes, notamment sur la voie de bus située sur le quai Perrache à la hauteur du Musée des Confluences.

    Deux cars de tourisme arrêtés sur la voie de bus du quai Perrache

    L’arrêt ou stationnement d’un car de tourisme sur une voie de bus peut être dangereux car il force les cyclistes à se reporter sur la voie de circulation générale où les automobilistes ne les attendent pas. Le différentiel de vitesse peut être particulièrement important ; par exemple, l’endroit sur la photo se trouve être à quelques dizaines de mètres de la sortie de la M6/M7 où les automobilistes roulent parfois très vite.

    Selon nos informations, la réglementation n’est pas claire sur le droit des cars de tourisme à circuler sur les voies de bus réservées aux lignes de bus régulières. Quoiqu’il en soit, au titre de l’article R417-9 du Code de la Route, « tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à ne pas constituer un danger pour les usagers. »

    Aussi, lorsque vous constatez une telle situation, et que le conducteur ou conductrice est absent·e ou refuse de déplacer son véhicule, vous pouvez signaler le véhicule à la Police Municipale (voir au-dessous) qui vous demandera l’adresse exacte et la plaque d’immatriculation du véhicule. Si la Police Municipale ne se déplace pas systématiquement, elle prend note de l’objet des appels qui permettent de mesurer l’ampleur du phénomène et le besoin d’adapter la politique publique appropriée.

    Vous pouvez également sensibiliser la compagnie du car de tourisme concernée en appelant au numéro figurant sur les véhicules, ou en lui écrivant (pensez à noter l’heure, l’adresse et la plaque d’immatriculation) :


    Voici les numéros des services de police municipale ou tranquillité publique pour ce type de signalement :

    • Caluire : 0478988147
    • Chassieu : 0478905626
    • Lyon : 0472103900
    • Meyzieu : 0472451827
    • Oullins : 0437201200
    • St Fons : 0472092627 en journée uniquement
    • St Priest : 0478200095
    • Vénissieux : 0472500272
    • Villeurbanne : 0478036868

    Pour information, voici les liens pour formuler une réclamation qui nous sont régulièrement demandés :

  • La Vie à Vélo : témoignage d’Edith

    La Vie à Vélo : témoignage d’Edith

    Edith – Pierre-Bénite – centre d’Oullins : 1,5 km, 5 mn, tous les 2 à 3 jours, ou domicile sud de Pierre-Bénite : 2 km 1 fois par semaine, 8 mn

    Edith circule à vélo depuis l’âge de 6 ans et elle en a… 80 ! A 6 ans, elle allait se baigner dans le Rhône en famille (ça se faisait à l’époque !) et à 8 ans elle allait à son cours de gymnastique à Caluire à vélo.

    Pas d’élément déclencheur pour le fait de se déplacer à vélo pour Edith : c’était une « habitude familiale dans les années 50 ! on apprenait à faire du vélo à 5 ans ! ». Edith circule à vélo pour l’agrément, la facilité de déplacement, et de stationnement, et constate qu’elle transporte davantage de courses pour le même temps qu’en voiture.

    « Je me sens moins solitaire »

    Autre argument solide : la fiabilité de la durée de ses déplacements : pas de stress concernant un retard possible (sauf crevaison). Avec les déplacements à vélo, Edith profite également du « plaisir de faire de l’exercice, moins fatigant, à mon âge, qu’à pied, et où je me sens moins solitaire ».

    « Pendant le confinement, c’était un élément de liberté formidable, je pouvais faire plusieurs fois un km autour de mon domicile sans me lasser, en jouissant de la voirie toute à moi ! »

    « Quand je rencontrais 3 cyclistes sur mon parcours, j’étais contente! »

    Quand elle travaillait, elle allait au travail en voiture, car son lieu de travail était trop loin de son domicile (Pierre-Bénite-Bron), et dans les années 70, il n’y avait pas d’aménagements cyclables – et une circulation automobile plus dense que dans son enfance. Ensuite, dès les années 80 Edith est devenue une pionnière des déplacements à vélo et de l’intermodalité !

    « Il y a encore 20-30 ans, dans les années 1985 – 2000, j’embarquais mon vélo – pliant – dans ma voiture, que je déposais aux portes de Lyon, et je faisais mes courses à vélo à Lyon : quand je rencontrais 3 cyclistes sur mon parcours, j’étais contente ! Sans aménagement cyclable, je ne me sentais pas d’aller de Pierre-Bénite à l’entrée de Lyon à vélo. Je me déplaçais également en transports en commun, et lors de l’arrivée du métro à Oullins, j’ai abandonné ma voiture pour le métro, mais je faisais « vélo + métro + éventuellement vélo ».

    L’impact du vélo sur sa vie est d’abord contemplatif : c’est le bonheur de profiter de temps en temps, quand elle doit aller à Lyon, des berges du Rhône avec les cygnes et de beaux nuages ensoleillés. « Comme aujourd’hui le 13 décembre, le plaisir de faire de l’exercice, le plaisir de me sentir libre, le bonheur de ne pas polluer la planète ».

    Pour son travail, elle parcourait à vélo les villes qui lui demandaient de faire un Schéma Directeur Vélo, et surtout elle demandait aux élu.es et aux technicien.nes de prendre leur vélo pour sillonner leur ville avec elle, et expérimenter ce qu’il fallait faire comme aménagements cyclables.

    « Le bonheur, quand une connaissance ou un membre de ma famille me disait : j’ai emprunté tel aménagement cyclable, c’était un vrai plaisir, cela m’a fait penser à toi ».

    « Je n’aurais pas pu faire cette découverte si je n’avais pas utilisé mon vélo ! »

    Ce qui continue de surprendre Edith, c’est le fait de découvrir des lieux qu’elle n’aurait jamais pu découvrir autrement. Elle nous partage une de ses plus belles découvertes :

    « Le jour où, à Paris, je circulais sur les berges de la Seine par un beau matin de printemps très ensoleillé, pour me rendre à une réunion. J’étais en avance et je découvre, médusée, l’exposition qui venait de s’ouvrir, sur le Pont des Arts, de la statuaire de Yousmane Saw : ses personnages, plus grands que nature, en terre ocre, éclairés par le soleil levant, sur fond de ciel bleu et d’eau, c’était d’une beauté et d’une force saisissantes… Je n’aurais pas pu faire cette découverte si je n’avais pas utilisé mon vélo ! »

    « Je fais tout à vélo, c’est moins contraignant »

    Elle en fait de même pour la fête des Lumières : elle se déplace à vélo, pour aller jusqu’à Lyon, ce qui est beaucoup moins fatigant qu’à pied, et lui permet de découvrir davantage de lieux d’animation.

    Il lui arrive d’utiliser vélo + train + vélo et elle continue à utiliser régulièrement l’ensemble voiture + vélo pliant. Il y a quelques années, il lui est arrivé d’utiliser le métro (Oullins – Lyon) + vélo pliant, « mais avec les aménagements cyclables, ce n’est plus la peine : je fais tout à vélo, c’est moins contraignant ».

    N’hésitez pas trop longtemps : on vieillit vite ! Je redoute le moment où, en vieillissant, je perdrai la liberté que me procure mon vélo ! »

    « Expérimentez la liberté que vous donne l’usage du vélo, le bonheur de découvrir des lieux que vous ne découvririez pas autrement, la satisfaction de raccourcir vos temps de parcours et d’éprouver la fiabilité de ces temps de parcours, le soulagement de ne pas stresser dans les embouteillages ou à rechercher une place de stationnement, calculez les économies que cela vous permet de réaliser par rapport à la voiture, testez la satisfaction de faire de l’exercice tout en assurant vos obligations de déplacement,.. N’hésitez pas trop longtemps : on vieillit vite ! Pour moi, je redoute le moment où, en vieillissant, je perdrai la liberté que me procure l’utilisation de mon vélo ! »

    Pour nous raconter, comme Edith, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • La Vie à Vélo : témoignage de Noredine

    La Vie à Vélo : témoignage de Noredine

    Noredine – vélo train vélo – Gleizé – Villeurbanne -10 km

    Depuis le début de la pandémie, Noredine a choisi le vélo pour se déplacer et se rendre au travail. Il fait 2 km de son domicile à Gleizé à la gare, prend le train avec son vélo, puis parcourt encore 8km de la gare jusqu’à son lieu de travail.

    « C’est imbattable »

    Avant, il se déplaçait en trottinette non électrique, et il a fini par trouver ça « trop casse gueule, fatiguant, usant (tendinite) ». Le vélo s’est imposé, parce qu’il met « 7 min pour faire Gare Part-Dieu -Villeurbanne Gratte-Ciel, c’est imbattable ».

    « C’est plus rapide, plus sur, même si dans le train c’est plus encombrant et donc un peu plus difficile »

    C’est aussi plus confortable, surtout pour aller au travail, car pour lui c’est « moins de douleur, moins de transpiration ».

    En tant que cycliste au regard neuf, il est impressionné par « les aménagements faits pour les vélos, le cours Lafayette taillé pour les vélos par exemple ».

    « C’est dingue de voir tous ces gens circuler à vélo! »

    Comme beaucoup de cyclistes, il est surpris et se réjouit de voir le nombre grandissant de cyclistes « c’est dingue de voir tous ces gens circuler à vélo ! » , et s’étonne du nombre d’automobilistes qui persistent à faire le même trajet que lui au vu de la faible efficacité de la voiture en ville.

    Son conseil aux cyclistes de demain ?

    « Essayez juste une fois, pas besoin d’un super vélo, juste quelque chose de sécurisé, pas besoin d’aller super vite, et respectez le code de la route pour vous et les autres ».

    Pour nous raconter, comme Noredine, votre expérience à vélo, c’est par ici

  • La vie à vélo : témoignage d’Anaïs

    La vie à vélo : témoignage d’Anaïs

    Anaïs 1er – 3ème arrondissement de Lyon

    Depuis 2009, Anaïs circule à vélo. Alors étudiante, elle opte pour le vélo pour plusieurs raisons : c’est « plus rapide qu’à pied, moins cher qu’en TCL » et cela lui donne « un sentiment de sécurité face au harcèlement« .

    C’est d’ailleurs l’élément déclencheur pour elle, qui aujourd’hui se déplace tous les jours à vélo, en heures de pointe, pour se rendre au travail.

    « Un gain de temps, un gain d’argent, moins de prise de tête sur comment, quand, avec qui rentrer d’une soirée à 2h du matin« .

    Le vélo pour Anaïs, c’est la liberté.

    « La liberté face au harcèlement de rue, la liberté de découvrir la ville autrement, aller dans des endroits où je ne serais jamais allée sans mon vélo« .

    Elle continue à être surprise de l’efficacité du vélo : « A quel point c’est simple et rapide. Je peux garer mon vélo à moins de 20 mètres de l’endroit où je me rends, je double tout le monde : auto, 2RM, trottinettes même électriques, TCL« .

    « Le vélo, c’est l’outil qui m’a permis de garder une grande mobilité, jusqu’à 8 mois de grossesse passés »

    En devenant mère, elle a découvert aussi le vélo multifacette, l’outil ultime : « la capacité d’emport d’un vélo classique : mon enfant, mes courses pour la semaine, des skis, une poussette, mes colis Vinted« .

    « Le vélo, c’est l’outil qui m’a permis de garder une grande mobilité jusqu’à 8 mois de grossesse passés« .

    Son conseil pour celle et ceux qui hésitent à se mettre en selle :

    « On ne regrette jamais ».

    Pour nous raconter, comme Anaïs, votre expérience à vélo, c’est par ici