À l’approche des échéances électorales de 2026, La Ville à Vélo et une dizaine d’associations dévoilent un Plan citoyen pour une métropole lyonnaise tournée vers la marche et le vélo.
Nous fixons un objectif clair : à l’horizon 2032, la marche et le vélo doivent devenir les modes de déplacements du quotidien majoritaires dans la métropole de Lyon. Nous affirmons le droit fondamental de chacune et chacun à se déplacer en sécurité à pied et à vélo.
Nous appelons les futurs candidats à s’emparer de ces enjeux pour améliorer ces modes de déplacements et les rendre plus accessibles à toutes et tous.
Françoise Chevalier, coprésidente de la Maison du VéloPerrine Segura, coordinatrice de la CLAVetteMartin Vericel, coordinateur de La Poursuite et UnivoyageMélodie Cros-Ferréol, co-présidente de l’association la Ville à Vélo présente le poster du plan marche et véloDocument du plaidoyerMélodie Cros-Ferréol, co-présidente de l’association la Ville à Vélo
Le 28 mars à 14h, Lyon Climat, collectif d’associations lyonnaises dont fait partie La Ville à Vélo et qui avait organisé les différentes Marches pour le Climat de 2018 et 2019, organise à Lyon une marche pour une vraie loi climat.
La loi Climat-Résilience, issue des propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, doit être débattue à l’Assemblée Nationale à partir du 29 mars. Les premiers débats parlementaires sur ce projet de loi ne nous laissent pas très optimistes ! En effet, le mot vélo n’apparaissait pas dans le texte initial, sauf pour demander une durée minimale de disponibilité pour les pièces détachées des vélos vendus en France ! Rien sur le vélo en tant que mode de déplacement, rien pour faciliter et promouvoir son utilisation au quotidien.
Des amendements …
Suite à la publication du texte du projet de loi, les 150 conventionnel·les se sont réunis pour établir un bilan de leur travail et évaluer la façon dont le gouvernement a tenu compte de leurs propositions : le résultat est sans appel ! Le gouvernement obtient une note globale de 3.3/10 sur la prise en compte des propositions de la Convention, et une note de 2.5/10 sur l’efficacité estimée de la loi pour diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Concernant la thématique « Se Déplacer », la note globale est de 3.7/10 : pas de quoi décerner des lauriers !
Pour améliorer le texte, la FUB a initié une action de plaidoyer en vue de faire déposer des amendements par les députés dans l’objectif de :
Rendre le Forfait Mobilités Durables obligatoire et cumulable avec la participation de l’employeur à l’abonnement transport ;
Augmenter de façon conséquente le montant du fonds vélo destiné à créer de nouveaux aménagements cyclables ;
Modifier la prime à la conversion en une prime à la mobilité durable ;
Rendre effectif le déploiement du Savoir Rouler à Vélo ;
Donner aux maires la possibilité de limiter la circulation à certaines heures des poids lourds ne disposant pas de dispositifs de détection des angles morts ;
Favoriser l’apaisement des villes en modérant les vitesses (villes à 30 km/h)
Développer le stationnement vélo dans les parkings relais.
… Rejetés !
Nous avons participé à ce plaidoyer en rencontrant de nombreux et nombreuses député·es du Rhône. Mis à part ceux proposant de développer le stationnement vélo, tous les amendements déposés en lien avec ces thèmes ont été déclarés irrecevables, car considérés comme « sans rapport, même indirect, avec le texte » : ils n’ont donc pas été débattus en commission, et le seront encore moins en assemblée. M. Jean-René Cazeneuve, rapporteur général sur ce projet de loi, a même dit que « beaucoup a déjà été fait pour le vélo »…
Les député·es ont malgré tout encore la possibilité de déposer des amendements lors de l’examen de la loi en séance : cette manifestation du 28 mars est donc là pour leur faire entendre, haut et fort, que la loi, telle qu’elle est rédigée, ne permettra pas d’amplifier l’usage du vélo comme mode de déplacement, tout comme elle ne facilitera pas les déplacements en train, ni le fret ferroviaire, pas plus qu’elle n’empêchera pas l’implantation d’entrepôts de logistique (Amazon) ou luttera contre l’invasion de nos vi(ll)es par la publicité !
Manifestons !
Beaucoup de citoyens et citoyennes sont prêt·es à remettre en question leurs choix pour aller vers une vie plus sobre et moins consommatrice de ressources : la manifestation du 28 mars, organisée malgré le contexte sanitaire, nous permettra de l’exprimer collectivement.
Inscrivez-vous sur l’événement, complétez le formulaire pour vous proposer comme bénévole (encadrement de la manifestation, street-medic …), et surtout soyez présent·e le 28 mars à 14h (départ place des Terreaux) !
A l’occasion des prochaines élections régionales de juin 2021 en Auvergne Rhône-Alpes, 23 associations locales promouvant les mobilités actives (vélo et marche) et l’auto-réparation s’unissent au sein du « Collectif Vélo Auvergne Rhône-Alpes » pour faire du vélo une priorité pour les candidat·es
« Le développement récent du vélo comme mode de déplacement privilégié est une opportunité unique à saisir pour oxygéner les centres urbains et offrir une alternative au tout-voiture dans les périphéries et territoires peu denses de la région. » déclare Mathilde Garruchet, porte-parole du Collectif et représentante du collectif d’ateliers d’auto-réparation La CLAVette Lyonnaise.
« Suivez le Collectif Vélo Auvergne Rhône-Alpes sur les réseaux sociaux pour découvrir nos propositions aux candidates et candidats. L’objectif : pouvoir se déplacer à vélo de manière sûre et agréable dans toute la région ! » appelle Nicolas Frasie, également porte-parole du Collectif et co-président de l’association La Ville à Vélo.
La Région possède de nombreuses compétences qui peuvent se révéler un atout majeur pour le vélo. Par exemple :
Promouvoir l’activité physique et l’autonomie chez les lycéen·nes en équipant les lycées de stationnement sécurisé et d’ateliers d’auto-réparation (compétence Enseignement secondaire et supérieur) ;
Développer l’attractivité de notre région en planifiant et finançant des voies vertes et des véloroutes (compétences Aménagement du territoire et Tourisme)
Créer de l’emploi en organisant la formation professionnellepour les métiers du vélo (compétence Formation professionnelle) et en soutenant le développement de la filière (compétence Soutien économique)
Faciliter les déplacements régionaux en train en garantissant un nombre de places pour vélo sur l’ensemble des TER et cars régionaux (compétence Transport).
Mettre le vélo au coeur des prochaines élections régionales
Le Collectif va présenter dans les prochaines semaines un ensemble de mesures ambitieuses pour le vélo, relevant des compétences de la Région. Les mesures proposées auront pour objectif de faire du vélo un mode de déplacement à part entière pour les 8 millions d’habitant·es d’Auvergne Rhône-Alpes, en complément de l’action des collectivités locales.
Le Collectif invitera l’ensemble des candidat·es, quelle que soit leur sensibilité, à intégrer ces propositions dans leur programme et à s’engager sur une ambition, un calendrier et des moyens financiers.
Mercredi 10 mars, nous avons eu une réunion du groupe local de La ville à Vélo à Bron avec Marion Carrier, adjointe déléguée aux transports, aux mobilités, et au plan vélo de la Ville de Bron.
Nous avons pu aborder les différents points qui posent problème pour la circulation des vélos à Bron. Cette réunion avait aussi lieu suite à la présentation du réseau REV Réseau Express Vélo et du Plan d’actions pour les mobilités actives (PAMA) par la Métropole.
Réseau Express Vélo et PAMA
Pour le REV il y a 3 tracés à Bron (en rouge sur la carte) proposés par la Métropole : Rue Lionel Terray, Avenue Franklin Roosevelt et route de Genas. Cela correspond à des pistes cyclables larges, pistes bidirectionnelles de 3 à 4 mètres ou pistes bilatérales de 2 mètres minimums. Pour l’instant nous ne connaissons pas les dates de développement de ce projet à Bron. Il est également prévu un bus à Haut Niveau de Service en site propre route de Genas. Longue de 20 km, cette ligne reliera La Part-Dieu à Genas d’ici 2025 : http://www.sytral.fr/611-les-realisations.htm
Il y a également un tracé nord-sud avec deux options possibles (en rouge pointillé sur la carte), soit boulevard des droits de l’homme, soit boulevard de l’aviation. La partie la plus à l’ouest par le boulevard des droits de l’homme semble plus utile en s’assurant que cet itinéraire inclut un passage sécurisé, prioritaire et totalement séparé de la circulation sur le pont échangeur de l’A43.
Il apparaît qu’une piste importante à réaliser dans le PAMA doit être demandée pour relier le parc de Parilly, le quartier de Parilly, la Médiathèque, le collège Pablo Picasso, le centre nautique André Sousi, le stade Pierre Duboeuf, la MJC et le nouveau quartier de la Clairière (ancienne caserne Raby) tout en faisant la liaison entre deux parties du REV rue Lionel Terray et route de Genas.
Piste PAMA (en vert foncé) pour relier Le parc de Parilly, le quartier de Parilly, la médiathèque, le collège Pablo Picasso, le centre nautique André Sousi, le stade Pierre Duboeuf, la MJC et le nouveau quartier de la Clairière (ancienne caserne Raby) tout en faisant la liaison entre deux parties du REV rue Lionel Terray et route de Genas.
Aujourd’hui, la Mairie n’a pas beaucoup plus d’informations sur le plan de réalisation du REV à Bron, que ce soient les délais ou la gestion du stationnement, des sorties d’immeuble et des places de livraison.
Le REV devant passer avenue Franklin Roosevelt, celle-ci passer à sens unique dans le centre de Bron, ce qui s’accompagnera d’un passage 30 km/h du centre-ville de Bron avec un système de circulation modifié dans le triangle Franklin Roosevelt, Delattre de Tassigny et Camille Rousset. La Ville de Bron est déjà à l’étude de ce passage à 30 km/h du centre-ville.
Points noirs et améliorations
–Au niveau de la Boutasse, la Mairie n’a aucune information sur l’évolution de ce carrefour, pas plus que sur les travaux prévus pour la refonte des accès au périphérique, suppression de la sortie Bron centre, nouvelle bretelle. Est-ce annulé, suspendu ? Depuis des années la Métropole devait engager d’importants travaux pour transformer cette entrée de Bron et les travaux d’amélioration de la piste cyclable sont suspendus en attente de réalisation ou de non-réalisation de ces travaux.
La Mairie a bien noté la demande de pictogrammes vélo et de continuation de la piste cyclable sur passage piéton entre les deux pistes au niveau du passage rue Armanet, passage qui est très dangereux situé entre deux pistes cyclables obligatoires mais sans aucune protection pour les cyclistes, avec des automobilistes qui ont tendance à accélérer pour rejoindre le périphérique. A savoir qu’un cycliste doit descendre de son vélo pour emprunter un passage piéton, sauf si une bande verte est dessinée au sol. Ce qui pose un réel problème de responsabilité en cas d’accident.
Il a été décidé de faire un courrier conjoint avec la Mairie pour alerter la Métropole sur la dangerosité du carrefour de la Boutasse. Malgré tout, une piste du REV devant passer à cet endroit alors on est en mesure de penser que des travaux importants devront être fait pour la réalisation du REV.
–Carrefour Route de Genas périphérique là aussi une piste cyclable du REV doit être réalisée ainsi qu’un bus à haut niveau de service sur la route de Genas. Bien que le tracé de ce bus ne soit fixé, soit passer sous le périphérique soit sur une nouvelle passerelle au-dessus du périphérique entre la Clairière et l’hôpital mères enfants.
–Route de Genas où un REV est prévu on peut voir au niveau du 266 un début de travaux pour séparer une piste cyclable de la voie, pour lesquels nous n’avons pas d’informations. La Mairie souligne qu’il est important de ne pas pénaliser la livraison des commerces, mais faire en sorte d’éviter le stationnement sauvage sur trottoir.
266 route de Genas, un début de piste cyclable protégée
– Concernant la visite de Fabien Bagnon à Bron il n’y a eu aucun retour de la Métropole, on espère que les attentes des cyclistes de Bron seront étudiées avec bienveillance.
– Les demandes de sas vélo et d’ajouts ou de modifications de panneau M12 ont été faite auprès de la Métropole.
– Le développement de doubles sens cyclable sur certaines rues à sens unique de Bron est à l’étude.
– La Mairie a bien noté le problème que posent les barrières passage Yvette Brabant et le manque de sécurité de la fin de piste en arrivant avenue du 8 mai 1945.
– La demande d’un miroir boulevard Pinel, au niveau du carrefour du Vinatier sur la piste cyclable afin d’améliorer la visibilité sur ce virage, a été noté.
Miroir demandé sur le poteau pour la piste cyclable le long du T6 au niveau du Vinatier
– Un comité des mobilités actives va être créé avec la mise en place des nouveaux conseils de quartier et il intégrera des associations et permettra entre autres de travailler sur l’ensemble des problèmes de mobilité à Bron, et également en liaison avec les communes voisines
En conclusion, la Mairie est tout à fait d’accord pour développer les mobilités actives à Bron et pour travailler sur une circulation apaisée, notamment par le passage du centre-ville à 30 km/h. Ces projets sont à développer avec laMmétropole qui a la gestion de l’ensemble des voiries.
La mise en place du REV va apporter de nouvelles pistes à grand gabarit sécurisées et sans discontinuité à Bron, et le PAMA doit permettre de développer un réseau secondaire tout aussi important pour la circulation des cyclistes à Bron en sécurité.
Les choses devraient bouger dans les années à venir. La mise en place du REV va se réaliser sur plusieurs années, mais les engagements sont pris au niveau métropolitain.
A 16 ans, mes parents m’ont acheté d’occasion mon premier vélo adulte, pour parcourir La Rochelle-Vannes. Ensuite, j’ai eu l’idée de l’utiliser ponctuellement pour des trajets du quotidien, vers le lycée. On était au milieu des années 90 et rien n’était fait pour le vélo en ville. J’avais vu mes correspondants allemands aller en vélo au lycée. Ils avaient de belles pistes cyclables et d’immenses parkings à vélo devant le lycée ! Ici on n’avait rien et j’ai mesuré notre retard.
Dans les années 2000, je travaillais à Bourg-en-Bresse et me rendais à la gare de la Part-Dieu en vélo avant de prendre le train. Du vélotaf, en quelque sorte, mais personne ne l’appelait comme ça. J’avais toujours le même vélo, pas tout jeune (je pense qu’il datait des années 70). Il était léger, maniable, rapide et n’attirait pas les voleurs avec son look vintage.
En 2010, je suis tombée gravement malade et n’ai plus pu faire de vélo à cause de gros problèmes d’équilibre et de douleurs chroniques. S’en sont suivies 10 années sans vélo et avec une marche difficile. Inutile de dire que mes possibilités de déplacement se sont beaucoup réduites. Je prenais les transports en commun à condition que le lieu où je me rendais soit bien desservi, avec peu de correspondances, et c’était loin d’être toujours le cas. J’ai renoncé à de nombreux déplacements, qui représentaient trop de fatigue.
Quand j’ai appris l’existence de tricycles PMR, j’ai commencé à me renseigner. Difficile de trouver un revendeur sur Lyon où je puisse essayer un tricycle. Les seuls disponibles à l’essai étaient des tricycles médicaux très spartiates (pas de vitesses, pas de roue libre, etc) dans des magasins de matériel médical. J’ai seulement pu tester un triporteur électrique au parc Blandan lors d’une manifestation de promotion des vélos cargos.
J’ai fini par trouver une jeune marque française qui disposait d’un commercial à Lyon avec qui j’ai pu tester un tricycle électrique au parc de la Tête d’or. Un dernier obstacle: le prix ! Ces tricycles valent plusieurs milliers d’euros. J’ai donc fait une demande de financement auprès de la MDPH (Maison Des Personnes Handicapées), qui m’a été accordée. L’aide proposée représentait les ⅔ de la somme totale. J’ai pris définitivement la décision d’acquérir un tricycle pendant le premier confinement.
Bien m’en a pris. Je n’utilise presque plus les transports en commun et ai retrouvé une liberté de déplacement perdue depuis longtemps. Je suis beaucoup moins fatigable en vélo et arrive à rouler 1h sans problème.
Heureusement que j’avais fait beaucoup de vélo en ville avant, car circuler en tricycle est loin d’être simple. Passée la période d’adaptation à la conduite – les sensations sont différentes de celles qu’on a sur un vélo 2 roues (on ne se penche pas dans les virages, par exemple) – on se trouve confronté aux infrastructures cyclables existantes, souvent mal adaptées: bandes cyclables inclinées donc impraticables, peu de places de stationnement assez larges (il me faut un arceau totalement libre) et sécurisées, difficile pour les taxis et bus de doubler un vélo large sur les coronapistes (je me fais souvent klaxonner)…C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai adhéré à La ville à vélo. Il y a encore beaucoup à faire pour favoriser la pratique du tricycle PMR à Lyon.
Objectif : former un petit groupe de travail dédié sur ce sujet afin de le suivre sur le long terme, apporter des contributions et participer aux réunions publiques pour faire connaître la volonté de LVV et mettre en avant la nécessité d’avoir des aménagements cyclables.
Il est également envisagé de proposer au Sytral un retour d’expérience des aménagements cyclables qui ont été finalisés récemment pour le T6SUD sous la forme d’un tour à vélo sur le site.
Bien entendu, ce groupe pourra être épaulé par le reste de l’antenne villeurbannaise de LVV.
Sont intéressés : Denis et Olivier – si d’autres personnes souhaitent participer, nous contacter à l’adresse suivante pour être mis en relation : villeurbanne@lavilleavelo.org
La nouvelle équipe métropolitaine a repris le sujet du REV (réseau express vélo) fin 2020-début 2021 et a adressé à LVV des plans contenant les propositions de tracés, avec une programmation sur 2 mandats. Le projet de REV a fait l’objet d’une présentation par la Métropole (Vice-Président Fabien Bagnon) le 24 février 2021.
Ces tracés contiennent des engagements sur les 2 mandats, ainsi que des tracés bonus et/ou alternatifs.
Evidemment, les futurs tracés des tramways auront un impact sur ce qui est possible en matière de REV.
Les participants ont échangé sur les différents tracés, tout en prenant en compte les différences entre REV et PAMA (plan d’action pour les mobilités actives).
La proposition actuelle la plus au Nord pour un tracé Est-Ouest passe sur Laurent Bonnevay. Tous les participants s’accordent à dire que ce passage est trop au Nord et ne sera pas aussi pertinent qu’un passage sur Einstein / 11 Novembre ou même Pressensé.
Nous insistons aussi sur l’importance de relier Vaulx-en-Velin à Villeurbanne, car il y a beaucoup de trajets quotidiens entre ces deux villes mais qui ne bénéficient pas actuellement d’aménagements satisfaisants.
Il existe un document partagé entre les différentes antennes de LVV afin de faire un retour commun. Il est convenu d’un retour de l’ensemble des remarques à la Métropole pour fin mars 2021.
Sont intéressés pour faire un groupe de travail sur ce sujet pour Villeurbanne : Nicolas, Luc et Adrien.
Il est encore temps de compléter le questionnaire pour ajouter des commerces ayant besoin de s’équiper en matière de stationnement pour les vélos. LVV envisage ensuite d’envoyer un courrier à tous les commerçants concernés pour les encourager à mettre en place plus de stationnement.
Site Toodego
Marina a réalisé une mise à jour du mode opératoire car il existe une nouvelle possibilité de signalement sur le site Toodego.
Ce mode opératoire contient des informations relatives à :
Toodego (Métropole)
J’alerte ma mairie (Villeurbanne)
Les coordonnées de la police municipale de Villeurbanne
Vélobs
Ce mode opératoire est diffusé sur le fil Telegram de LVV Villeurbanne. Afin de le consulter, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : villeurbanne@lavilleavelo.org
Projet « protège ton école »
Marina a déjà contacté deux écoles (Château Gaillard et Lazare Goujon) pour organiser une opération « protège mon école » et elle a eu des retours positifs (parents d’élève actifs sur les questions de mobilité).
Elle continue donc de travailler sur ce sujet et propose à toute personne intéressée de l’accompagner dans ce travail.
Il serait envisagé de mettre en place l’opération pour début mai 2021.
Concertation de la Mairie sur Grandclément
La Mairie a fait un retour le 9 mars sur les aménagements temporaires qui ont été mis en place ces derniers mois. Plusieurs adhérents de LVV Villeurbanne ont participé (visio).
En matière d’aménagements cyclables, nous avons fait passer les messages suivants, auxquels la Mairie était très réceptive :
La nécessité de faire des aménagements cyclables avec les travaux du T6
La nécessité de mettre en place des aménagements permettant la continuité cyclable entre Grandclément et les axes y menant.
Rappel – Date des prochaines réunions
de 18h30 à 20h :
Mardi 6 avril – Jeudi 6 mai – Mardi 8 juin – Jeudi 8 juillet
Nouvelle infrastructure en cours de création entre les communes de Champagne et Saint Didier au mont d’or.
Ambitions de la nouvelle municipalité
Déploiement des liaisons intercommunales
Les habitués du chemin de Creuse découvrent depuis quelques jours un nouvel aménagement destiné à rendre cette courte et raide montée plus agréable pour les cyclistes et les piétons.
Ce chemin, bien qu’interdit (sauf desserte locale et services publics), est très emprunté par les habitants de Saint Didier qui souhaitent rejoindre Lyon ou Ecully sans patienter au feu du siège du Crédit Agricole.
La municipalité de Champagne nouvellement élue avait fait campagne sur l’apaisement de la circulation et le partage de l’espace public.
Pour qui connait un peu le secteur l’objectif est très ambitieux. Les Monts d’Or sont historiquement le terrain des grosses berlines allemandes plus que des cyclistes du quotidien. C’est aussi le paradis des cyclo sportifs, mais l’arrivée du VAE est en train de redistribuer les cartes.
Les choses changent aussi pour les infrastructures : les corona-pistes déployées avenue du 25ième Régiment des Tirailleurs Sénégalais (montée de Champagne) et à la sortie de Champagne sur toute la longueur de l’ancienne Nationale 6 ont marqué le début d’un partage plus équilibré de l’espace public.
De nombreux arceaux ont également été déployés à proximité des équipements fréquentés : commerces, poste, médiathèque, …
Cela continue maintenant avec cet aménagement qui permet de séparer physiquement les vélos/piétons des voitures. Ils peuvent descendre et remonter le chemin de Creuse sur une voie distincte des voitures. Le carrefour bas (avec le Chemin des Rivières dans le Vallon de Rochecardon) a lui aussi été redessiné pour briser la vitesse des voitures qui s’engagent maintenant sans effet “toboggan” dans une zone 30km/h.
Le croisement redessiné chemin des Rivières et chemin de Creuse pour éviter l’effet toboggan en entrant dans la zone 30
La Ville à Vélo a eu la chance d’être directement contactée par Guillaume Guerin, l’adjoint en charge des mobilités de la nouvelle municipalité, dés sa prise de fonction. Nous avons proposé un vaste programme d’aménagements. Il s’est parfaitement inscrit dans les orientations qui ont permis à cette nouvelle équipe d’être élue.
L’adjoint a devant lui une belle “to do list” :
généralisation des M12 à tous les feux ;
généralisation des contre sens cyclables ;
traçage des bandes cyclables ;
ralentissement du trafic sur les 3 voies traversant Champagne (avenue de Montlouis et boulevard de la République, avenue de Lanessan) ;
et enfin refonte complète de l’avenue de Lanessan pour garantir la continuité cyclable entre Vaise en Limonest/Dardilly/Saint Didier avec une vraie piste cyclable séparée des flux de voitures.
Champagne est un point de passage obligé du futur REV. La zone de Techlid est un énorme pôle d’activité tertiaire très compliqué à atteindre en transports en commun alors qu’il n’est qu’à 15 minutes de Vaise en VAE. Les salariés du secteurs sont de plus en plus nombreux à souhaiter accéder à leur bureau en vélo.
Nous sommes impatients de voir se concrétiser les souhaits de toutes les parties prenantes, on part de loin mais on avance vite !
On croise maintenant et depuis peu plusieurs cargos, au moins un long tail qui descend à Lyon tous les jours. Nous avons réalisé un comptage à l’automne avec l’aide d’Aline Brevier (RLVV de Saint Didier), presque 100 cyclistes sont passés devant nous entre 7h45 et 9h.
À bientôt
En photo de mise en avant : le chemin de Creuse dans le sens de la descente, un chaussidou sur 50m
Nous, usagers du vélo, résidents, actifs ou étudiants sur le Plateau Nord, adressons cette lettre ouverte à nos élu•e•s.
Les collectifs Caluire Vélo, Rillieux Vélo et Sathonay, antennes locales de La Ville à Vélo, représentons les usagers du vélo qui circulent sur le Plateau Nord. Nous unissons nos efforts car la pratique du vélo utilitaire ne se limite pas à une commune isolée des autres mais à toute l’agglomération. Avec respectivement une note de 2,40 et 2,61 sur 5 au « Baromètre des Villes Cyclables 2019 », les communes de Caluire-et-Cuire et Rillieux-la-Pape ne sont pas accessibles à vélo à toutes et tous et en particuliers les plus vulnérables : seniors, collégiens, …
Comme tout le monde, les usagers du vélo pratiquent toutes les mobilités, y compris la voiture individuelle. Nous pensons que la population souhaite bénéficier de solutions de transport alternatives au « tout voiture », plus efficaces, meilleures pour la santé et moins onéreuses. C’est pourquoi nous demandons des aménagements cyclables sécurisés*, séparés des automobilistes et des piétons, continus jusqu’aux écoles sur le Plateau Nord et jusqu’aux bassins d’emploi de Lyon / Villeurbanne et Vaise. La population ne peut pas attendre 15 ans qu’une nouvelle ligne de métro irrigue enfin le Plateau Nord. C’est tout de suite qu’il faut proposer une alternative.
Une stratégie vélo dans le Plan de Territoire pour l’ensemble du Plateau Nord
Les élu•e•s de Caluire-et-Cuire, Rillieux-la-Pape et Sathonay-Camp, qui ont uni leurs voix lors de la présentation du Projet de territoire du 9 janvier 2021, ont affiché leur volonté de développer les modes actifs (vélo, marche) et fait une série de propositions par commune à la Métropole de Lyon. Si nous saluons cette initiative commune, favorable au développement d’un réseau cyclable cohérent, nous demandons à ce que les élu•e•s acceptent la création d’un comité vélo commun pour définir une stratégie vélo dans le Plan de Territoire pour l’ensemble du Plateau Nord prévoyant :
des aménagements cyclables sécurisés et continus, connectant le Plateau Nord avec Lyon / Villeurbanne et Vaise ;
le déploiement de stationnement vélo sécurisé proche des écoles et des stations des TCL pour favoriser l’intermodalité ;
le développement d’un tissu économique vélo autour d’ateliers ;
l’organisation du savoir rouler à l’école ;
la protection des usagers et des infrastructures par les polices municipales.
Cartographie des propositions
A gauche, la carte du réseau cyclable existant (en bleu) et des aménagements cyclables retenus par la Conférence Territoriale des Maires du Plateau Nord (en mauve, rendue publique le 09/01/2021).
A droite, la même carte identifiant les axes structurants (en rouge), intermédiaires (en violet) et de desserte fine des commerces, quartiers, écoles (en noir) pour connecter les communes entre elles et avec Lyon/Villeurbanne et Vaise. @OpenStreetMap
Les représentant·es de la Ville à Vélo du 5ème arrondissement ont mené une enquête de mobilité concernant deux groupes scolaires de l’arrondissement. Menée dans le but d’améliorer les conditions des trajets domicile-école des familles, cette initiative a été conduite en lien avec la mairie d’arrondissement, les directrices des écoles et les associations de parents d’élèves.
Comment se rend-on à l’école Ferdinand Buisson ?
Ainsi, les parents d’élèves des écoles des Gémeaux et Ferdinand Buisson ont été invités au mois de décembre 2020 à répondre à une enquête (en ligne ou format papier) comprenant une vingtaine de questions, portant notamment sur le mode de déplacement utilisé, la distance, la sécurité…
Pour les deux écoles, environ 50% des familles ont répondu, ce qui montre un très grand intérêt – voire une grande préoccupation – pour cette thématique.
Au vu des réponses reçues, nous pouvons retenir, pour les 2 écoles, les grandes idées suivantes :
La sécurité des piétons est à privilégier aux abords de l’école. Elle ressort très largement en tête. Il est ainsi nécessaire d’apaiser les alentours des écoles et de corriger les « points noirs » qui ont été signalés par les familles (trottoirs trop étroits, vitesses élevées…).
Une partie des répondant·es a une préférence pour un autre mode de déplacement que le leur ; environ 20 % des familles aimeraient notamment utiliser le vélo dans leurs trajets vers l’école. Pour envisager un report modal, des aménagements cyclables sont à réaliser.
D’autres thématiques telles que la végétalisation et l’amélioration de la propreté aux abords de l’école, des besoins en aménagements vélos et voiture, la mutualisation des conduites à pied… pourront améliorer la mobilité et l’environnement de l’ensemble du secteur.
Suite à ces résultats, des rencontres ont eu lieu avec la mairie d’arrondissement dans le but de dégager des solutions d’aménagement permettant l’amélioration des conditions d’accès dans ces établissements scolaires.
De plus, les propositions émises ont permis de nourrir les réflexions du groupe local de la Ville à Vélo concernant notamment les modifications de plan de circulation et d’aménagement au profit des vélos, piéton·nes et des bus sur l’ensemble de l’arrondissement.
Une consultation « Comment améliorer les conditions de vie dans nos territoires » est en cours sur la plateforme Make.org, à l’initiative de la Banque des Territoires, Système U, Univers Retail, Mediatransports, EY, et de médias nationaux et locaux (TF1, LCI, Groupe Ebra, Sud Ouest, Nice Matin, Le Télégramme).
Pour que le développement de l’usage du vélo en tant que mode de transport au quotidien ressortent dans les thématiques, La Ville à Vélo a déposé un certain nombre de propositions. N’hésitez pas à voter pour elles pour montrer que le vélo, et plus généralement notre choix de mode de déplacement, ont un impact sur la qualité de vie de toutes et tous ! L’enquête se termine le 28 mars et vous pouvez y participer plusieurs fois : la plateforme vous soumet des propositions très diverses, profitez-en pour vous exprimer !
Envie d’en faire plus ?
Aidez-nous à compléter les propositions de la Ville à Vélo en en ajoutant en bas de ce framapad ! Pour pouvoir être publiées, vos propositions doivent faire au plus 140 caractères et commencer par « Il faut … » Si vous préférez les publier vous-mêmes, et qu’elles concernent le vélo ou les mobilités actives au sens large, demandez-nous de les relayer !
Le projet de loi « Climat et Résilience », précédemment loi « Convention Citoyenne pour le Climat », a été rendu public le 10 février et est maintenant examiné par le Parlement. Qu’est ce que c’est ? Pourquoi se mobiliser ?
Crédits : CC-BY David Grandmougin
Le projet de loi « Climat et Résilience » a pour objectif de traduire dans la loi les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat, articulées autour de 5 thématiques dont Se déplacer. Pourtant le mot vélo n’y apparait pas une seule fois !
Les déplacements en voiture représentent 16% du total des émissions en gaz à effet de serre en France. Les 150 écrivent : « Il est crucial d’agir pour changer individuellement et collectivement nos comportements (…) les technologies et sur l’organisation des territoires. » Ils donnent pour objectif que « d’ici 2030, la voiture individuelle ne soit plus le mode de transport privilégié pour les trajets domicile-travail ».
Les 150 ont formulé moûltes propositions en lien avec le vélo utilitaire, notamment :
SD A1.1 : Généraliser et améliorer le forfait mobilité durable
SD-A1.3 : Créer un système de prêt de vélo dès le plus jeune âge
SD-A2.3 : Augmenter les montants du Fonds Vélo de 50 à 200 millions d’euros par an pour financer des pistes cyclables
SD-D1.3 : Favoriser les plans interentreprises et intra-entreprise dans le cadre des plans de mobilité
En 2020, le trafic vélo a augmenté de +32% sur la métropole de Lyon. En France, 1,5 million de personnes ont profité du Coup de Pouce Vélo. Avec la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), La Ville à Vélo appelle les parlementaires à se saisir de l’opportunité offerte par la loi climat pour rendre le vélo vraiment accessible à toutes et tous.
Tou•te•s les député•e•s ont jusqu’au 3 mars pour déposer un amendement. Les membres de la commission (comme Jean_Luc FUGIT) pourront les voter à partir du 8 mars. Avec la FUB, La Ville à Vélo va contactervos député•e•s pour les convaincre de déposer et voter des amendements en faveur du vélo.
Amendement 1 : Exclure le montant annuel de la participation de l’employeur à l’abonnement de transports en commun du calcul de l’avantage fiscal du Forfait Mobilite Durable fixé à 500€. Pour toutes celles et ceux qui payent 715€/an de forfait annuel des TCL et les rejoignent à vélo.
Amendement 2 : Rendre le forfait mobilité durable obligatoire pour les entreprises et l’administration. À ce jour, seul•e•s 237000 salarié•e•s bénéficieraient de l’Indemnité Kilométrique Vélo (IKV) soit 0,9% de la population en emploi alors que 100% bénéficient du système du baromètre kilométrique pour la voiture sur l’impôt sur le revenu.
Amendement 3 : Développer les investissements dans les infrastructures cyclables au travers de l’augmentation du fonds vélo. Avec un budget moyen de 8€ par an et par habitant (dont 0,75cts€/an/habitant•e issus du plan vélo), l’Ademe montre que la part modale du vélo n’atteindra que 3,5% en 2030. L’effort d’investissement doit donc être renforcé selon les recommandations de l’Ademe pour atteindre 30€/hab/an et porter le montant du fonds vélo à 500M€ par an (7,5€/an/habitant).
Amendement 4 : Modifier la prime à la conversion en une prime à « la mobilité durable ». Aujourd’hui, les Français•e•s sont encouragé•e•s à racheter une voiture plutôt que de préférer les transports collectifs, l’autopartage ou le vélo. À Bruxelles, 1200 personnes ont renoncé à leur voiture en 2020 grâce à la prime Bruxell’Air.
Amendement 5 : Donner la possibilité aux maires de restreindre la circulation des poids-lourds dépourvus de radar aux angles morts. À Paris, un accident mortel de cycliste sur deux est lié à un poids lourd. Les autocollants ne protègent pas les cyclistes !
Amendement 6 : Abaisser la vitesse à 30 km/h sur au moins 80% de la voirie en ville. À 30 km/h la distance d’arrêt d’un véhicule est deux fois moindre (13m contre 26m à 50 km/h). Le risque de mortalité passe de 90 % pour un piéton percuté à 50 km/h à 50 % lorsque le véhicule roule à 30 km/h. Rendre la métropole 100% cyclable passera par la Ville 30.
Amendement 7 : Rendre effectif le déploiement du dispositif “savoir rouler à vélo”. Le savoir-rouler doit être un apprentissage gratuit et universel, réalisé dans le cadre scolaire, afin d’être effectivement accessible à toutes et tous.
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